La documentation juridique

Dernier ajout : 19 mars.

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Documentalistes juridiques free lance et autres indépendants du secteur de l’information juridique

Une liste de professionnels

Mardi 8 septembre 2020

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Vous avez besoin d’un spécialiste de la recherche de documents juridiques ? Vous voulez négocier votre facture annuelle avec un gros éditeur juridique ? Vous avez beaucoup d’ouvrages papier et ebooks mais vous ne savez ni où ils sont dans le cabinet ni quels titres exactement vous avez ? Le site web de votre cabinet aurait besoin d’un coup de jeune ? Votre organisation possède un thésaurus juridique et doit le mettre à jour ou moderniser son format ? Vous avez des tonnes de documents juridiques à scanner, OCRiser et indexer ?

A la faveur des évolutions du secteur juridique ou par choix, les documentalistes juridiques free lance sont de plus en plus nombreux et de plus en plus qualifiés.

Ils ne sont pas seuls : d’autres indépendants, souvent experts dans leur domaine, exercent depuis longtemps dans les secteurs du Web sémantique, des thésaurus et plans de classement, de la numérisation, des intranets, de l’informatique/édition juridique, de la communication et du conseil en management.

NB : cette liste ne prétend pas à l’exhaustivité. Notamment, elle se focalise sur les indépendants, elle exclue donc les sociétés dirigées et possédées par plus de 3 personnes ou par des personnes n’y travaillant pas ou encore par des personnes morales. Elle vise aussi à sélectionner des personnes ayant une réelle expérience dans le secteur juridique et sur lesquelles j’ai eu des retours. Vous pouvez la compléter par celle de ma collègue Carole Guelfucci, qui vise l’exhaustivité : Prestataires dans le domaine de la gestion documentaire.

La liste :

- Documentalistes juridiques veilleurs [1] :

- Secrétaires classeurs :

  • Jean-Jacques Gallaire et Arnaud Grauber (Logiclass)
  • Emmanuel Mallemouche (Arion Services). Fait également scan et saisie de données.

- Web sémantique et langages documentaires juridiques :

  • Sylvie Dalbin (Assistance et Techniques Documentaires, ATD) : la spécialiste française du thésaurus. A travaillé pour des éditeurs juridiques français
  • Jean Delahousse : le spécialiste français du web sémantique juridique. Il est notamment intervenu pour les Communautés européennes
  • Thomas Francart (Sparna), spécialiste du langage/format de vocabulaire/thésaurus Skos. Il est notamment intervenu pour l’ONU.

- Infographistes juridiques et legal designers :

- Webmestres, community managers :

- Communicants juridiques et conseils en management de cabinet d’avocats : voir la liste tenue à jour par ma collègue Carole Guelfucci sur son blog Sérendipidoc : Les conseils des conseils.

J’ai oublié quelqu’un ? Les commentaires sont ouverts infra.

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, veilleur, formateur


Faire sa thèse : ouvrages et sites utiles

Méthodes, tutoriels, guides, manuels

Jeudi 30 juillet 2020

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[ Ce billet fait partie d’une série sur les thèses de droit [2]. ]

Il est destiné à aider les doctorants à trouver les ressources les plus fiables et les plus utiles pour écrire leur thèse, toutes matières confondues.

Pour les ressources spécialisées sur les thèses en droit, voir notre autre billet Faire sa thèse de droit : méthodologie et conseils.

1. Toutes matières (ou presque)

1.1. Ouvrages [3]

1.2. Tutoriels, guides

1.3. Sur la bibliographie

1.4. Blogs (sérieux)

  • EnthèSe
    Informations sur la thèse et ressources utiles au (jeune) chercheur.
  • Les Aspects concrets de la thèse
    Contient une excellente bibliographie pour un/e chercheur/se en sciences sociales
  • Réussir sa thèse, par Emilie Doré
    Sur le plan psychologique, ce site peut aider les thésards. Il a été rédigé par une sociologue, Emilie Doré, qui a soutenu, avec succès, sa thèse en 2009. Elle est formatrice indépendante en méthodologie de la recherche. Ce n’est pas une méthode, mais un ensemble de conseils et évidemment une forme de pub pour les services de son auteur. On peut sur le site s’inscrire à une communauté, avec des tutoriels gratuits à la clé.

2. Ressources spécialisées

2.1. Thèses de droit

Voir notre billet Faire sa thèse de droit : méthodologie et conseils.

2.2. Thèses en sciences humaines et sociales (SHS)

Ouvrages

2.3. Thèses de gestion

Ouvrages

2.4. Thèses de sociologie

Ouvrages

2.5. Thèses de médecine

Ouvrages

  • Guide pratique du thésard, par Hervé Maisonneuve, 7e éd., Sanofi, Ed. Scientifiques L&C, 2012, 84 p. (PDF) (ebook gratuit)
    L’auteur est professeur de médecine et relecteur d’articles scientifiques.

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste


Les avantages des outils de veille payants

Un vieux débat

Samedi 4 avril 2020

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Un vieux débat où je rame à contre-courant :-) De par mon expérience, on n’a rien sans rien, et les outils de veille payants améliorent grandement la veille.
Le vrai débat derrière, évidemment, est celui sur le choix très français de faible investissement dans la gestion de l’information et du savoir. Mais comme ce problème n’est pas de notre ressort, voyons le débat sur le plan technique.

Parmi les outils utilisés pour la veille, le gratuit domine toujours

En 2011, le veilleur et formateur Christophe Deschamps publiait un billet où il défendait les outils de veille gratuits ou peu cher, en pensant à son expérience de débutant et en termes de realpolitik, la plupart des entreprises affectant un budget de quelques centaines d’euros au maximum aux outils de veille [5].

Comme l’illustre le guide pratique sur la veille publié par Archimag en avril 2020, les choses n’ont pas changé en France. Christophe Deschamps en souligne deux extraits [6] :
« En matière d’outils, sans surprise, la grande majorité des veilleurs utilisent des outils gratuits, à 71 %. Toutefois, un sur deux utilise également des outils payants. Il existe donc un réel mix entre outils gratuits et payants. Il s’agit cependant le plus souvent des versions premium ou pro d’outils d’abord gratuits comme Inoreader et Feedly. »
Concernant la veille sur les médias sociaux : « Les professionnels de l’information sont plus réticents que les autres face aux réseaux sociaux. Beaucoup ont peur d’être noyés sous un flot ininterrompu d’informations, d’autres craignent leur manque de fiabilité et finalement n’intègrent pas les réseaux sociaux dans leur veille. Seule la moitié des sondés le font pleinement. La situation ne devrait pas beaucoup évoluer au cours des années qui viennent, puisque seuls 40 % des sondés envisagent de l’intégrer davantage. »

Sans nier la réalité du manque de moyens de nombreux collègues, je n’ai pas tout à fait le même ressenti que Christophe sur le sujet. En tout cas en 2020 et après des années dans la bibliothèque, la documentation puis aussi la veille. C’est plutôt l’inverse, à vrai dire : je trouve les outils gratuits surévalués [7].

Aussi, je voudrais avancer cinq arguments en faveur des outils payants, pour redorer leur blason.

Cinq arguments en faveur des outils payants

J’utilise massivement — bien obligé, vu mon secteur (cabinets d’avocats d’affaires) — des outils payants (mais pas seulement). Franchement, vu le volume et le niveau de qualité de ce qui nous est demandé en veille juridique et presse, heureusement qu’on a ces outils. J’ai aussi fait ma veille presse sans outils payants, toujours en cabinet d’avocats d’affaires, donc je peux comparer.

1. Vu que la presse en ligne, comme Frédéric Martinet le rappellait, se ferme lentement mais sûrement au gratuit depuis 2014, et qu’elle offre des commentaires plus intéressants que les dépêches des agences de presse (pas toutes gratuites, mais très souvent reproduites ailleurs), sans compter leurs enquêtes et leurs scoops, passer par des agrégateurs de presse (payants donc) est très utile. Dans le juridique, c’est pareil, la qualité du commentaire se paye.

2. Les outils gratuits n’incluent pas de contenu (sous licence, je veux dire). Or les outils payants, non seulement vous offrent un accès à du contenu mais payent les droits d’auteur à votre place, vous permettant d’être en règle avec la loi (un sujet que Frédéric Martinet aime bien :-).

3. Le manque de pérennité des outils gratuits est un autre (très) gros problème.

4. Les opérateurs de recherche de nombreux outils gratuits sont lacunaires. De manière plus générale, tant qu’on se contente de sa version gratuite, un outil de veille manque le plus souvent de fonctionnalités avancées. Voire de fonctionnalités tout court. L’évolution de la pratique tarifaire d’Inoreader illustre bien ce fait : l’agrégateur de flux RSS a progressivement réduit ses fonctionnalités gratuites à pas grand chose. Aujourd’hui, un veilleur professionnel ne peut plus utiliser Ia version gratuite.

5. Dernière chose, au moins aussi importante que les autres, voire plus : les outils gratuits manquent souvent de systèmes de formatage et d’envoi par mail automatiques. Le mail reste dominant en milieu pro. Formater à la main est hors de question pour un veilleur professionnel. Chaque fois qu’on doit le faire, on part dans du chronophage.

Les limites des réseaux sociaux en matière de veille

Je fais partie de ceux qui estiment que les réseaux sociaux sont certes une excellente source d’information et plus encore de veille (Twitter est certainement en presse et juridique l’endroit où trouver du "très, très frais" si on maîtrise ses sources). Mais à condition :

  • d’avoir pas mal de temps (beaucoup de veilleurs le sont à temps partiel — i.e. ce sont d’abord des documentalistes —, le reste du temps, ils ont des produits documentaires à sortir en temps limité et des tâches de gestion documentaire)
  • et que nos clients/utilisateurs voient les réseaux sociaux d’un bon oeil.

Au final, dans mon industrie (le juridique), une source presse sera toujours :

  • plus rapide à sortir (merci les agrégateurs payants)
  • plus facile à vérifier (texte intégral)
  • mieux appréciée par les lecteurs.

Seule exception à cette règle : les comptes Twitter de ... journalistes ;-) et de juristes professionnels. Selon la bonne veille règle de la veille qui veut que c’est la source (sa compétence, sa fiabilité) qui compte.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, veilleur


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