La documentation juridique

Dernier ajout : 19 mars.

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Matinée d’étude "Le droit sans complexe" (ADBS)

Informer et communiquer : 10 règles pour être en règle

Lundi 26 novembre 2018

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J’étais intervenu en clôture de la matinée d’étude ADBS "Le droit sans complexe" organisée à la DILA le 26 février 2015. Nous sommes en 2018, mais les règles que je décris n’ont pas changé.

Voici le "pitch" : comment respecter facilement et sans prise de tête le droit d’auteur quand on est documentaliste, bibliothécaire, gestionnaire de contrats d’accès à des bases de données ou simple collaborateur dans un bureau.

Informer et communiquer : 10 règles pour être en règle (PDF)

Cette matinée fait suite au numéro spécial de la revue Documentaliste Sciences de l’information (Doc-SI) sur le même thème : Le droit sans complexe : décryptage et repères [1].

Merci à Michèle Battisti et Stéphane Cottin, organisateurs de cet événement, qui m’ont invité et à celles et ceux qui sont intervenus avant moi et avec qui j’ai pu échanger : Sandrine Esclangon, documentaliste juridique (Taj), Héléna Alves (DILA), Gilles Vercken, avocat et Fabien Lafay, docteur en droit (Université Lyon 3).

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, veilleur, formateur


Valuable information wants to be for-a-fee and not easy-to-find

Comfort is no synonym to a good search

Mercredi 17 octobre 2018

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Sorry : good, reliable results when you search come at a price and not without efforts

I recently had a discussion with the owners of the Twitter account of the blog Not just Google Scholar’s Digest. A Spanish guys’ blog (they’re based in Granada) [2]. Those guys seem well versed in bibliometrics.

According to an article [3] they cite, « Google Scholar and Scopus are the most used bibliometric tools by 27 librarians [4] and 10 research managers or administrators (mainly UK & USA) » and « users would clearly prefer some kind of ’open Google Scholar’ ».

More precisely, « they [users] want :

  • greater coverage (preferably for free !), but if we can’t have that, please be honest about coverage limits
  • better quality data (or at least be honest about its limitations)
  • enable us to export, use and repurpose data. »

Here is what I answered/added :

[a little bit exaggerating but not so much] they (the users, mainly the young students and professionals) also want :

  • a no brainer, effortless search
  • everything free, regardless of the efforts of writing and/or selecting/editing etc..

They don’t want :

  • to learn how to search
  • to *think*, i.e. use their own mind instead of copy-paste [end of rant]

To which my Spanish colleagues’ answer was :
« Strongly agree : COMFORT, first of all. Everything at your fingertips. That is our world ... of every day ... Those tools will arrive. »

Well, no, sorry. Not exactly. That’s the GAFAM song. In fact, there is no guarantee these tools will arrive — and, if they arrive, that the majority will be able to get their hands on them. The opinion that everything will be at our fingertips is both true (and only in the long run) and wrong.

True because search engines (Google but also Algolia etc.), servers and web technologies (REST etc.) get better every year. True because content keeps moving to digital format. But ...

But as most databases get bigger and bigger, low quality content also enters them, is not updated, and lots of users can’t detect it and don’t know how to get rid of it. More and more scientific articles have to be retracted. Plagiarism is a plague. Low quality open access journals flourish. Much high quality content remain unread and unused.

For-a-fee content is not free from influence — it depends on ads and newspaper bosses are sensitive to political agendas. But free content is also prone to influence — it relies on ads and/or subsidies/taxes — and probably more prone.

Each time more knowledge is made available (be it free or not), the best content moves to another frontier. Free content can be made payable and each year Wikipedia is eagerly looking for money and voluntary, unpaid contributors.

There is *no scientific rule* saying that free content will forever grow. Cost is a major factor — and isn’t always solved with ads.

The conclusion is obvious but often ignored :

  • relevant, high value, up to date, reliable information is not *that* easy to find
  • if you don’t train in searching, you won’t get anywhere fast
  • it takes money and information specialists’ hard work to gather, maintain and make available that information.

In other words : "Information wants to be free" does *not* mean information is meant to be nor will be available without paying. Free here means "without ties", it means "true believers in the power of information do not want to keep important facts secret". Pay close attention to the exact words of the author of this phrase, Stewart Brand. The full citation goes : « Information Wants To Be Free. Information also wants to be expensive. ...That tension will not go away. » I would have added : « Information wants to be easy to find. Information also wants to be hard to search for. That tension will not go away either. »

Emmanuel Barthe
librarian researcher
teacher, Ecole de Bibliothécaires Documentalistes, Paris


"I-dont-wanna-do-a-real-search" people : lemmings in migration


FRBR/RDA : logique mais manque de sens ...

... sauf pour le Web sémantique

Mardi 3 juillet 2018

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Le Centre international de l’ISSN annonce sur son compte Twitter : « On fait évoluer le vocabulaire du catalogage sous l’influence de RDA (Resource description & access) [5] : on ne parle plus de vedette et forme rejetée, mais de points d’accès et de variantes de points d’accès. »

« Novlangue ou réelles diiférences de sens ? », leur demandé-je.

Le Centre répond qu’il y a « deux avantages (au minimum) :
- c’est plus clair (en tout cas que le terme "vedette")
- variante de point d"accès = c’est aussi un point d’accès légitime, alors que "forme rejetée" a une orientation plus négative. »

OK. Il y a là une logique.

Mais le milieu des bibliothécaires documentalistes est plutôt conservateur en matière de techniques documentaires. Et nous avions appris ces termes à la dure [6]. Donc en changer va être ... dur. Parce qu’en réalité, les mots changent mais pas ce qu’ils désignent. Et puis, pour le grand public, un "point d’accès", ce n’est pas vraiment ça [7] ...

Très honnêtement, pour avoir travaillé un an en BU à la banque d’accueil et de prêt et au catalogage, et pour avoir reçu une formation catalogueur Sudoc [8], le RDA me semble toujours aussi logique et ... toujours aussi artificiel.

Les relations FRBR
Le schéma des relations FRBR

A mon humble avis, la notion d’oeuvre selon FRBR/RDA (par delà les supports et les traductions, donc) et les relations que cette nouvelle norme permet de décrire ne sont pas aussi cruciales pour la recherche documentaire que les classifications, les index, les URL pérennes/URI, la structuration des documents par XML et les algorithmes des moteurs de recherche.

J’avais d’ailleurs, très tôt après l’apparition du Web [9], commencé à participer au "catalogage" du Web juridique français par le biais de la mise en ligne de mon annuaire/répertoire de liens juridiques sélectionnés, commentés et classés. J’ai continué avec mon blog, parce que chaque post permet aux moteurs de repérer les nouveaux sites juridiques et de les indexer avec les bons mots-clés. Je suis même descendu récemment à la granularité maximale en listant (titre, auteur, université, année, directeur) et classant par domaine du droit plus de 200 thèses de droit récentes en accès libre et gratuit [10].

Bien sûr, mon métier de documentaliste recherchiste et veilleur influence ce jugement.

Mais il me semble aussi qu’il faut garder en tête pour qui nous travaillons in fine. Pour moi, les priorités viennent de là. Pour notre public et nos utilisateurs, les relations de sens entre les documents sont plus importants que la notion d’oeuvre.

Toutefois, FRBR/RDA apporte quelque chose de très utile à mon sens : les métadonnées des catalogues deviennent récupérables par les moteurs de recherche de tout poil et facilitent grandement le passage au Web sémantique et au Web de données. Qui eux-mêmes à leur tour faciliteront la recherche et l’accès aux œuvres. Et là, bingo et bien joué le RDA.

Pour autant, même avec d’excellentes métadonnées, la focalisation des moteurs de recherche sur le texte intégral et les rubriques matière (classement thématique) reste primordiale. La preuve selon moi : mon expérience avec le portail et métamoteur en SHS Isidore [11].

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, veilleur, formateur

Extrait de la slide Evolution des catalogues et formats de catalogage 4 : RDA
Slide tirée de la présentation Evolution des catalogues et formats de catalogage 4 : RDA, par Emilie Liard, SCD de l’Université de Poitiers, 24 avril 2014


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