Wolters-Kluwer Europe mène une enquête, notamment sur les "services" en ligne, un terme abusif pour désigner de simples bases de données

Jeudi 11 octobre 2007

Wolters-Kluwer Europe mène une enquête, notamment sur les "services" en ligne : des questions intéressantes pour les documentalistes, d’autres ne concernant que les avocats.

"Services en ligne" : où ai je déjà entendu cette expression ? Ah oui ! chez LexisNexis, pour désigner leur plateforme en ligne. Et dans la bouche d’un responsable de NextRadioTV, propriétaire du du site de presse informatique 01net.com, décrit son site compagnon Télécharger.com comme un "service". Les "services" en ligne sont clairement présentés par les éditeurs comme la nouvelle martingale de l’édition.

On tente, par la publicité et le langage marketing, de faire croire qu’une base de données serait plus qu’une base de données. On aboutirait ainsi à faire prendre une chose pour une autre et incidemment à pervertir le sens du mot "service". Un très beau mot, si on ne l’utilise pas à tort et à travers.

Faut il rappeler que s’il n’y a pas un humain à l’autre bout du fil, il n’y a pas à proprement parler de service, mais une simple base de données, autrement dit un automate ? Que si le secteur tertiaire est celui "des services" et non "de l’industrie", c’est bien parce que sa production n’est pas assurée par des machines ? Que le secteur des services est celui, notamment, du conseil et des consultants ? Que les termes "marketing" ne font pas — pas encore ? — autorité au comité de rédaction du Trésor de la langue française (TLF) ou à l’Académie française ?

Les véritables "services" sont rendus par des êtres humains, pas par des ordinateurs. S’il s’agit de choses, il s’agit alors de quelque chose comme un service à café :-)

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