Robins des rues

Jeudi 1er janvier 2009

C’est le 1er janvier. Mes filles sont avec leur mère à Strasbourg. Je rentre de quelques courses, je passe sur une place du 18e arrondissement, je poste une lettre pour mon frère en Palestine.

Puis je réalise qu’il y près de moi trois personnes en gilets marqués "Robins des rues". Elles parlent avec deux personnes qui vivent visiblement dans la rue. Des SDF, comme on dit — mais le signe ne véhicule pas que ce sont des humains comme vous et moi.

Je n’ose pas les déranger, mais j’aurais bien voulu les remercier de savoir faire ce que je n’ose ni ne sais faire. Ce sont des gens formés à cela, et ils suivent une démarche qui leur évite de faire n’importe quoi.

Alors, je cherche leur site web, je sors ma CB, je fais un don.

C’est peu, mais les associations en 2009 auront plus que jamais besoin de donateurs. Les dons sont en chute libre, alors que les besoins augmentent. Pas besoin de vous faire un dessin.

Aller à la rencontre des sans abri, ça s’appelle la "maraude". Une activité qui vaut mieux que ce terme un peu péjoratif.

Robins des rues travaille sur le Nord de Paris, en lien étroit avec leur principal partenaire Les Restos du coeur. SI vous avez un peu de temps libre, vous pouvez devenir bénévole (pas de nombre minimal de maraudes).

Les Robins des rues ne sont pas les seuls spécialistes de la maraude : on compte dans ces rangs Les Restos du coeur, donc, le Samu social, un des inventeurs de la maraude, la Croix Rouge, Médecins du Monde, Emmaüs, les Amis de Paola à Fréjus et Saint-Raphaël (et oui, il y a des sans-abris aussi dans le Sud), même des gens votant extrême droite en font (comme l’Action Sociale Populaire du pasteur Blanchard), et j’en oublie.

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