Réseaux d’aide aux élèves en difficulté : coupes sombres prévues au projet de loi de finances 2009

Mercredi 12 novembre 2008

Le projet de loi de finances pour 2009 comporte des aspects — comment dire — surprenants : la suppression pure et simple de 3000 postes de professionnels des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). Ces postes seraient convertis en postes classiques d’instituteurs — ce qui en pratique correspond bel et bien à une suppression.

Les Rased, concrètement, ce sont des maîtres qui sont aussi éducateurs ou encore des psychologues scolaires. Ils apportent une expérience et un appui précieux aux maîtres, à côté et en plus d’eux. Ils "sauvent" la scolarité de nombreux enfants. J’ai pu les voir en action dans l’école où je suis représentant de parents d’élèves.

Cette mesure va priver des dizaines de milliers d’élèves de l’aide de professionnels spécialisées, qui ne couvriraient plus tout le territoire, et risque fort de conduire à terme à la suppression des Rased.

Selon le ministère, les deux heures hebdomadaires d’aide individualisée aux élèves en difficulté, instaurées grâce à la suppression des cours du samedi matin et dispensées par les maîtres, rendraient inutile l’intervention des Rased. Mais :

  1. les maîtres normaux, avec leur déjà lourde charge, ne peuvent pas tout gérer. Alors, sans les Rased ...
  2. et où va t’on caser ces deux heures ? Car elles sont *en plus* ... Le soir après la classe ? Pendant la pause déjeûner ? Les Rased enseignent, eux, *pendant* le temps de la classe et en petits groupes.

Cette décision paraît en contradiction avec une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire une « priorité » [1]. La mise en place des deux heures d’« aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

Une pétition en ligne a été ouverte :
Sauvons les Rased
http://www.sauvonslesrased.org

Elle compte déjà, à ce jour 22h40, 128 952 signatures. A 23h23, elle en compte 129 067. Signez, faîtes signer.

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