Des propositions pour favoriser le lobbying et le rendre plus transparent, au lieu de le craindre : le rapport Charié

Jeudi 24 janvier 2008

Se basant sur les arguments de la modernité et du rapprochement des élus du terrain, le rapport d’information Charié sur le lobbying publié par l’Assemblée nationale le 16 janvier, risque d’être vu comme une provocation par certains.

Si à première vue, il peut sembler manquer de recul et être d’abord et avant tout une entreprise de promotion avouée du lobbying, il ne manque pas de réalisme. Le lobbying est en effet une réalité en France, mais une réalité qu’on veut ignorer, pour des raisons de morale publique. On ne l’ignore pourtant pas à Bruxelles [1], alors que l’Union européenne fait pas loin de 70% des lois françaises.

Côté transparence, la principale mesure que préconise le rapport existe déjà à Bruxelles : un registre des lobbyistes.

Côté documentation juridique, rappelons que le lobbyling est pour moitié un échange d’informations et qu’il inclue et se nourrit de veille ...

Notes de bas de page

[1Le lobbying y a déjà son terme anglais "soft" : on parle de "public affairs".

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