Les nouveaux CIRA : plus chers ... parce que plus efficaces

Samedi 2 décembre 2006

Dans son rapport spécial "Publications officielles et information administrative" (Annexe n° 12 au rapport général) sur le projet de loi de finances pour 2007, le député Jean-Pierre Brard [1] s’inquiète de l’externalisation et du coût des centres interministériels de renseignements administratifs (CIRA) nouvelle version.

Les CIRA correspondent en effet maintenant à un unique centre d’appels, le 39 39, numéro d’appel unique pour les renseignements administratifs, intitulé "Allô Service Public". Comme le décrit le rapport spécial, « les 80 téléopérateurs de la société prestataire répondent aux questions sur la base de fiches rédigées spécialement par les informateurs des CIRA et orientent les usagers vers les services compétents. Ils transmettent systématiquement les questions de fiscalité vers les centres "Impôts Service". »

Le rapporteur « s’inquiète cependant d’un risque de privatisation du service de renseignements administratifs, et de baisse de la qualité du service rendu aux usagers. La compétence des agents des CIRA est un gage de l’excellence de ce service, qui ne doit pas se perdre ».

Il constate également que « le coût du prestataire privé est plus de deux fois supérieur à celui des centres publics de renseignements administratifs par téléphone. Ainsi, si la logique de la LOLF est respectée, le Gouvernement [...] doit [...] réintégrer ce service au sein du service public. »

On peut heureusement rassurer l’honorable parlementaire : les CIRA, depuis qu’ils sont ainsi épaulés, sont beaucoup plus efficaces. Et il est normal que cette efficacité aie un coût, car c’est celui de personnels salariés (et non de stagiaires) compétents (car permanents) et travaillant dans des conditions normales (et non avec des moyens extrêmement réduits).

Notes de bas de page

[1Jean-Pierre Brard est membre du Groupe Communiste et Républicain.

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