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Ce qu’il faudrait que tout le monde sache sur les aérosols

La protection ne se résume pas au masque

Dimanche 11 avril 2021

Article reproduit à l’identique, avec l’autorisation de l’auteur, à partir de l’article du même titre publié sur le site Atoute.org du Docteur Dominique Dupagne.

Il existe un consensus scientifique fort sur la responsabilité majeure des aérosols contaminants dans la transmission du SARS-CoV2. Ces aérosols sont constitués de fines particules en suspension dans l’air, porteuses de virus, qui peuvent persister longtemps dans un espace clos après avoir été émises par un sujet infecté, même s’il ne tousse pas.

En bleu, les postillons. En gris, les particules constituant l’aérosol

Tout le monde ou presque a entendu parler de ces aérosols, mais les données qui suivent ne semblent pas avoir été correctement assimilées :

  • Les aérosols émis en espace clos par les sujets infectés peuvent y persister très longtemps après leur départ, jusqu’à plusieurs heures.
  • Le port d’un masque chirurgical n’est pas une sécurité suffisante si l’on "baigne" dans un volume d’air riche en aérosols infectants.
  • Respirer longtemps un air faiblement contaminé expose au même risque que respirer brièvement un air fortement contaminé.
  • Si l’on porte son masque 90% du temps dans une pièce contaminée, on n’est pas protégé à 90%, mais à 0%.
  • Un sujet infecté qui parle ou qui chante émet beaucoup plus d’aérosols qu’un sujet infecté qui reste calme et muet.
  • Le renouvellement de l’air est un élément majeur de la protection contre les aérosols contaminants.
  • Les activités extérieures sont très peu contaminantes, même sans masque et en présence de sujets infectés, et elles doivent toujours être privilégiées.
  • Ouvrir une fenêtre dans une pièce est souvent insuffisant pour renouveler l’air correctement.

Reprenons ces éléments en détail :

Les aérosols contaminants persistent longtemps dans un espace clos

Les particules les plus fines émises par les sujets infectés sont très légères et flottent dans l’air. De plus, elles ont la capacité de pénétrer profondément dans les poumons des sujets sains qui les inhalent. Elles sont donc particulièrement dangereuses. Une pièce totalement fermée peut rester contaminante très longtemps, y compris après le départ du sujet contaminant.

Une expérience simple permet de s’en convaincre : versez une cuillère à café de sable de mer fin dans un verre. Quelques minutes après, l’eau est redevenue limpide et le sable est au fond du verre. Le sable, même fin, est constitué de grosses particules. Refaites l’expérience avec une cuillère à café d’eau boueuse. Si vous attendez plusieurs jours, la boue va se déposer au fond du verre et l’eau redeviendra claire ; mais une heure après, l’eau est toujours chargée de fines particules en suspension qui la rendent opaque. La suspension de particules fines dans l’eau est un phénomène physiquement comparable à un aérosol.

Les grains de sable correspondent aux postillons émis par la toux ou un éternuement. Ils retombent rapidement au sol. Les particules d’argile de la boue correspondent aux fines particules invisibles émises par la parole ou même la simple respiration ; ce sont ces particules fines qui constituent les aérosols persistants et contaminants.

Les masques standards ne protègent pas à 100% et encore moins si on les enlève...

On insiste à juste titre sur la protection apportée par le masque chirurgical, mais cette protection est modeste et n’apporte donc pas une sécurité totale. Tout d’abord, ces masques sont rarement appliqués correctement et des fuites latérales ou au niveau du nez sont fréquentes. Cela ne prête pas trop à conséquence en cas d’exposition brève, dans un magasin par exemple. Mais lors d’une réunion de famille ou entre amis dans une pièce fermée, l’inhalation d’un aérosol contaminant pendant plusieurs heures par ces fuites est suffisante pour provoquer une infection.

Le pire risque de contamination est lié à une croyance aussi absurde que répandue "si je porte mon masque 90% du temps dans une soirée, je suis protégé à 90%" ! Non, ça ne marche pas ! Si vous enlevez régulièrement votre masque pour manger, boire ou fumer en espace clos non ventilé, c’est quasiment comme si vous n’aviez pas porté de masque du tout ! La solidité d’une chaîne est limitée à son maillon faible.

Il n’y a pas que les gens qui toussent qui sont contaminants

La parole, les cris, le chant, émettent une quantité considérable de particules. Plusieurs cas de contaminations massives de chorales ont été rapportés, y compris dans des églises où le volume d’air est important. La hauteur de plafond peut donner l’illusion d’une sécurité liée à la dilution des aérosols dans une grande masse d’air. En fait, les particules des aérosols sont souvent concentrées à hauteur d’homme et ont tendance à redescendre lentement si elles sont initialement été emportées en haut des grandes pièces.

Le renouvellement de l’air est un facteur majeur d’élimination des aérosols

C’est primordial ! Il en est des aérosols comme de la fumée de cigarette (qui est un aérosol présentant la particularité d’être visible) : il faut aérer pour les éliminer. Mais aérer, cela signifie créer un mouvement d’air sortant et entrant. Ouvrir une fenêtre est souvent insuffisant. Il faut un courant d’air traversant la pièce, c’est à dire au moins deux fenêtres ouvertes, sur des façades différentes de la maison ou de l’immeuble pour que le vent assure un véritable brassage de l’air. Un bon marqueur du renouvellement de l’air d’une pièce est un doseur de CO2 (émis par notre respiration). Un seuil acceptable est de 800 ppm ("partie par million"), mais 600 ppm c’est encore mieux. Dès que le seuil est dépassé, il faut augmenter l’aération de la pièce. Des appareils de qualité correcte sont disponibles pour moins de 100 euros2]. Si vous pouvez vous le permettre, l’investissement est très utile.

Attention à ne pas confondre avec un détecteur de CO (monoxyde de carbone toxique), moins cher, mais qui n’a rien à voir.

Les activités extérieures sont peu ou pas contaminantes

Du fait du brassage de l’air qui empêche les aérosols de stagner, les activités extérieures ne sont pas contaminantes dans l’immense majorité des cas. Seules des foules compactes ou des rapprochement immobiles dans des zones fortement contaminées (queue devant un hôpital ou un laboratoire) pourraient exposer à un risque significatif. À l’extérieur, Il suffit de ne pas être les uns sur les autres et de parler à plus de 50 cm de son voisin pour se protéger. Le masque n’est pas nécessaire.

Si vous décidez de vous réunir en nombre et sans masque malgré l’interdiction, faites-le dehors et ne vous serrez pas trop ! Cela change tout !

Voila, c’est tout simple mais absolument primordial. Je suis persuadé que si tout le monde avait compris ces notions de base et en tenait compte chaque fois que possible, l’épidémie pourrait être enrayée.

J’espère que les beaux jours qui vont bien finir par arriver changeront la donne et que l’on arrêtera de de troubler les esprits avec des mesures incohérentes comme l’imposition du port du masque sur les plages. Il faut garder son autorité pour les choses importantes !

Pour en savoir plus

- l’importance des aérosols revu à la hausse. Sylvie Logean. Le Temps. 2020
- Covid-19 : la diffusion par aérosol, une menace plus grande que l’OMS ne le supposait. Byron Erath, Andrea Ferro, Goodarz Ahmadi. The Conversation. 2020
- Mécanisme de transmission aérienne des agents infectieux. Elisabeth Bouvet. 50e journée Claude Bernard. 2007
- Comment choisir son détecteur de CO2. Du côté de la science. 2021

Diffusez cet article, copiez-le, faites-en des vidéos ! Tout ce qui permettra de diffuser ces informations capitales participera à la lutte contre l’épidémie


Garde ou droit de visite après divorce

Notion de semaine paire ou impaire

Samedi 10 avril 2021

De très nombreux parents séparés cherchent et posent des questions sur Internet concernant les dates de garde de leurs enfants. Une des questions fréquentes est celle des semaines paires et impaires. Quelles sont-elles ? Comment les connaître ? Comment les calculer ?

Le problème le plus casse-pieds mais aussi le plus important de la définition des semaines paires et impaires consiste à déterminer quelle est la semaine n° 1 de l’année. En effet, tout découle de là : si on sait quelle est la semaine n° 1, placer le reste des semaines impaires ainsi que les semaines paires devient un jeu ... d’enfant.

Parents, ne cherchez plus. Vous êtes au bon endroit. Je vous explique ci-dessous comment savoir exactement quelles semaines sont paires et lesquelles sont impaires.

La définition judiciaire [1] des semaines paires et impaires est la suivante :

  • rappel : une semaine compte 7 jours et va du lundi au dimanche — et pas autrement. Ca paraît évident mais il faut le rappeler. Parce que c’est ce qui explique ce qui suit, et notamment pourquoi le petit bout de semaine qui souvent commence l’année ne peut PAS être considéré comme la première semaine de l’année. Ce petit bout, en effet, ne compte pas 7 jours et ne va pas du lundi au dimanche
  • début janvier, la semaine n° 1 (impaire) est donc la première semaine se déroulant complètement dans la nouvelle année
  • la semaine n° 2 (paire) est la suivante.


Source : calendrier-365.fr (je recommande)

Exemple pour le début 2021 :

  • du 1er au 3 janvier 2021, on est sur du vendredi-dimanche, donc une semaine incomplète, donc elle ne compte pas : ce n’est pas la première semaine de 2021
  • du 4 au 11 janvier 2021, c’est la première semaine complète de 2021, c’est donc la semaine n° 1, la première semaine impaire de 2021
  • du 12 au 19 janvier 2021, c’est la 2e semaine de l’année, donc la première semaine paire
  • et ainsi de suite.

Ce système des semaines paires et impaires implique deux inconvénients :

  • 365 n’étant pas divisible par 7, chaque début d’année voit un "reset", une remise à zéro s’effectuer
  • le petit bout de semaine qui commence l’année début janvier peut ainsi être la fin de la semaine n° 53, et la semaine suivante, la première complète de l’année suivante, sera encore une fois une semaine impaire. Cela pourrait très exceptionnellement avantager un des deux parents (uniquement dans le cas où ils ne prennent pas de vacances à Noël), mais l’avantage serait renversé l’année suivante. Et puis, c’est comme ça : en matière de garde et de droit de visite, sauf à s’arranger entre parents, il faut absolument suivre le jugement sur la garde. C’est lui la référence et rien d’autre.

Attention à certains calendriers [2], à certains sites web et plus encore aux forums de discussion : on y trouve beaucoup d’erreurs. Et quand ce ne sont pas des erreurs, c’est très confus.

Pour appliquer cela à votre système de garde, lisez votre jugement.

Attention : le système des semaines paires et impaires ne s’applique pas aux périodes de vacances scolaires [3]. Celles-ci bousculent généralement la normale — surtout en cas de droit de visite. L’alternance normale reprend une fois les congés terminés, comme si ceux-ci n’avaient pas eu lieu.

Ce n’est toujours pas clair pour vous ? Vous avez des questions ? Pensez alors à contacter un avocat.

Emmanuel Barthe
juriste documentaliste


Le Web est vide

L’internet gratuit manque à la fois d’exhaustivité, de fond et de sens critique

Samedi 10 avril 2021

Presque chaque fois que je cherche du contenu de qualité sur le Web gratuit je bute sur une limite : celle qui sépare le payant du gratuit, l’exhaustivité/qualité/argumentation détaillée du bavardage et du marketing.

Le café du commerce et les communicants ont gagné. Le Web — qui est devenu l’essentiel de l’Internet — est devenu leur domaine.

Tant de documents, tant de données ... Et si peu d’expertise [4], si peu de sens. Notamment de sens critique. Même chez Wikipedia ... [5]

Le Web répète jusqu’à plus soif les mêmes informations, qui recopient le plus souvent elles-mêmes les mêmes dépêches [6] et les mêmes communiqués de presse.

Et par certains côtés, tant mieux. Parce que la qualité, ça demande tellement de travail, que ce n’est que justice que ça se paye. Et puis, seules de très grosses organisations (gouvernements, fondations) ont les moyens — et parfois l’obligation — de publier du contenu de qualité gratuit (open data, diffusion de leur information : rapports officiels, communiqués, dossiers de presse sur les réformes ...).

Vous pensez que j’exagère ?

Prenez une question simple et ras-de-terre : en matière de garde des enfants après un divorce, que signifie exactement "semaine paire" (ou impaire) ? La difficulté est la suivante : la première semaine de l’année (autrement dit la semaine de référence, celle à partir de laquelle on compte les autres comme paires ou impaires) est-elle celle comprenant le 1er janvier (même si cette semaine est incomplète) ou bien la première semaine complète appartenant entièrement à la nouvelle année ?

C’est une question vitale pour des millions de personnes en France mais elle n’a aucune réponse gratuite sur Internet. Vérifiez [7]. Vous trouverez des réponses. Mais fausses, non fiables, ou insuffisamment claires. Les forums de discussion sont ainsi très bien indexés par Google et pourtant ... Même les sites d’avocats, sans écrire des erreurs, ne définissent pas clairement les semaines paires et impaires.

Une question basique et intéressant des millions de personnes reste sans réponse valable sur le Web gratuit. Alors, si vous espérez y trouver des articles fiables sur des questions d’actualité comme le réchauffement climatique ou la croissance économique, accrochez-vous !

Ils peuvent exister. Parfois. Mais enfouis trop profondément dans les résultats des moteurs de recherche pour qu’ils aient la moindre chance d’informer le débat. Le débat sera essentiellement informé par deux dizaines de pseudo-articles de presse en ligne [8], des tweets retweetés 500 fois et plus, des milliers de posts sur Facebook et des vidéos virales postées sur Youtube. Voilà.

Bienvenue dans l’"infotainment" en ligne. La nouvelle version du « temps de cerveau disponible ». Le « temps de cerveau humain disponible » est une expression utilisée en 2004 par l’ancien dirigeant de TF1 Patrick Lelay pour parler du métier de base de la télévision : vendre de la publicité [9].

C’est à ça que sert tout ce contenu répétitif et de qualité générale très moyenne : à afficher de la pub et à dresser notre profil détaillé de consommateur [10].


Dernières brèves

Ce qu’il faudrait que tout le monde sache sur les aérosols

La protection ne se résume pas au masque

Dimanche 11 avril 2021

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Article reproduit à l’identique, avec l’autorisation de l’auteur, à partir de l’article du même titre publié sur le site Atoute.org du Docteur Dominique Dupagne.

Il existe un consensus scientifique fort sur la responsabilité majeure des aérosols contaminants dans la transmission du SARS-CoV2. Ces aérosols sont constitués de fines particules en suspension dans l’air, porteuses de virus, qui peuvent persister longtemps dans un espace clos après avoir été émises par un sujet infecté, même s’il ne tousse pas.

En bleu, les postillons. En gris, les particules constituant l’aérosol

Tout le monde ou presque a entendu parler de ces aérosols, mais les données qui suivent ne semblent pas avoir été correctement assimilées :

  • Les aérosols émis en espace clos par les sujets infectés peuvent y persister très longtemps après leur départ, jusqu’à plusieurs heures.
  • Le port d’un masque chirurgical n’est pas une sécurité suffisante si l’on "baigne" dans un volume d’air riche en aérosols infectants.
  • Respirer longtemps un air faiblement contaminé expose au même risque que respirer brièvement un air fortement contaminé.
  • Si l’on porte son masque 90% du temps dans une pièce contaminée, on n’est pas protégé à 90%, mais à 0%.
  • Un sujet infecté qui parle ou qui chante émet beaucoup plus d’aérosols qu’un sujet infecté qui reste calme et muet.
  • Le renouvellement de l’air est un élément majeur de la protection contre les aérosols contaminants.
  • Les activités extérieures sont très peu contaminantes, même sans masque et en présence de sujets infectés, et elles doivent toujours être privilégiées.
  • Ouvrir une fenêtre dans une pièce est souvent insuffisant pour renouveler l’air correctement.

Reprenons ces éléments en détail :

Les aérosols contaminants persistent longtemps dans un espace clos

Les particules les plus fines émises par les sujets infectés sont très légères et flottent dans l’air. De plus, elles ont la capacité de pénétrer profondément dans les poumons des sujets sains qui les inhalent. Elles sont donc particulièrement dangereuses. Une pièce totalement fermée peut rester contaminante très longtemps, y compris après le départ du sujet contaminant.

Une expérience simple permet de s’en convaincre : versez une cuillère à café de sable de mer fin dans un verre. Quelques minutes après, l’eau est redevenue limpide et le sable est au fond du verre. Le sable, même fin, est constitué de grosses particules. Refaites l’expérience avec une cuillère à café d’eau boueuse. Si vous attendez plusieurs jours, la boue va se déposer au fond du verre et l’eau redeviendra claire ; mais une heure après, l’eau est toujours chargée de fines particules en suspension qui la rendent opaque. La suspension de particules fines dans l’eau est un phénomène physiquement comparable à un aérosol.

Les grains de sable correspondent aux postillons émis par la toux ou un éternuement. Ils retombent rapidement au sol. Les particules d’argile de la boue correspondent aux fines particules invisibles émises par la parole ou même la simple respiration ; ce sont ces particules fines qui constituent les aérosols persistants et contaminants.

Les masques standards ne protègent pas à 100% et encore moins si on les enlève...

On insiste à juste titre sur la protection apportée par le masque chirurgical, mais cette protection est modeste et n’apporte donc pas une sécurité totale. Tout d’abord, ces masques sont rarement appliqués correctement et des fuites latérales ou au niveau du nez sont fréquentes. Cela ne prête pas trop à conséquence en cas d’exposition brève, dans un magasin par exemple. Mais lors d’une réunion de famille ou entre amis dans une pièce fermée, l’inhalation d’un aérosol contaminant pendant plusieurs heures par ces fuites est suffisante pour provoquer une infection.

Le pire risque de contamination est lié à une croyance aussi absurde que répandue "si je porte mon masque 90% du temps dans une soirée, je suis protégé à 90%" ! Non, ça ne marche pas ! Si vous enlevez régulièrement votre masque pour manger, boire ou fumer en espace clos non ventilé, c’est quasiment comme si vous n’aviez pas porté de masque du tout ! La solidité d’une chaîne est limitée à son maillon faible.

Il n’y a pas que les gens qui toussent qui sont contaminants

La parole, les cris, le chant, émettent une quantité considérable de particules. Plusieurs cas de contaminations massives de chorales ont été rapportés, y compris dans des églises où le volume d’air est important. La hauteur de plafond peut donner l’illusion d’une sécurité liée à la dilution des aérosols dans une grande masse d’air. En fait, les particules des aérosols sont souvent concentrées à hauteur d’homme et ont tendance à redescendre lentement si elles sont initialement été emportées en haut des grandes pièces.

Le renouvellement de l’air est un facteur majeur d’élimination des aérosols

C’est primordial ! Il en est des aérosols comme de la fumée de cigarette (qui est un aérosol présentant la particularité d’être visible) : il faut aérer pour les éliminer. Mais aérer, cela signifie créer un mouvement d’air sortant et entrant. Ouvrir une fenêtre est souvent insuffisant. Il faut un courant d’air traversant la pièce, c’est à dire au moins deux fenêtres ouvertes, sur des façades différentes de la maison ou de l’immeuble pour que le vent assure un véritable brassage de l’air. Un bon marqueur du renouvellement de l’air d’une pièce est un doseur de CO2 (émis par notre respiration). Un seuil acceptable est de 800 ppm ("partie par million"), mais 600 ppm c’est encore mieux. Dès que le seuil est dépassé, il faut augmenter l’aération de la pièce. Des appareils de qualité correcte sont disponibles pour moins de 100 euros2]. Si vous pouvez vous le permettre, l’investissement est très utile.

Attention à ne pas confondre avec un détecteur de CO (monoxyde de carbone toxique), moins cher, mais qui n’a rien à voir.

Les activités extérieures sont peu ou pas contaminantes

Du fait du brassage de l’air qui empêche les aérosols de stagner, les activités extérieures ne sont pas contaminantes dans l’immense majorité des cas. Seules des foules compactes ou des rapprochement immobiles dans des zones fortement contaminées (queue devant un hôpital ou un laboratoire) pourraient exposer à un risque significatif. À l’extérieur, Il suffit de ne pas être les uns sur les autres et de parler à plus de 50 cm de son voisin pour se protéger. Le masque n’est pas nécessaire.

Si vous décidez de vous réunir en nombre et sans masque malgré l’interdiction, faites-le dehors et ne vous serrez pas trop ! Cela change tout !

Voila, c’est tout simple mais absolument primordial. Je suis persuadé que si tout le monde avait compris ces notions de base et en tenait compte chaque fois que possible, l’épidémie pourrait être enrayée.

J’espère que les beaux jours qui vont bien finir par arriver changeront la donne et que l’on arrêtera de de troubler les esprits avec des mesures incohérentes comme l’imposition du port du masque sur les plages. Il faut garder son autorité pour les choses importantes !

Pour en savoir plus

- l’importance des aérosols revu à la hausse. Sylvie Logean. Le Temps. 2020
- Covid-19 : la diffusion par aérosol, une menace plus grande que l’OMS ne le supposait. Byron Erath, Andrea Ferro, Goodarz Ahmadi. The Conversation. 2020
- Mécanisme de transmission aérienne des agents infectieux. Elisabeth Bouvet. 50e journée Claude Bernard. 2007
- Comment choisir son détecteur de CO2. Du côté de la science. 2021

Diffusez cet article, copiez-le, faites-en des vidéos ! Tout ce qui permettra de diffuser ces informations capitales participera à la lutte contre l’épidémie


Garde ou droit de visite après divorce

Notion de semaine paire ou impaire

Samedi 10 avril 2021

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De très nombreux parents séparés cherchent et posent des questions sur Internet concernant les dates de garde de leurs enfants. Une des questions fréquentes est celle des semaines paires et impaires. Quelles sont-elles ? Comment les connaître ? Comment les calculer ?

Le problème le plus casse-pieds mais aussi le plus important de la définition des semaines paires et impaires consiste à déterminer quelle est la semaine n° 1 de l’année. En effet, tout découle de là : si on sait quelle est la semaine n° 1, placer le reste des semaines impaires ainsi que les semaines paires devient un jeu ... d’enfant.

Parents, ne cherchez plus. Vous êtes au bon endroit. Je vous explique ci-dessous comment savoir exactement quelles semaines sont paires et lesquelles sont impaires.

La définition judiciaire [1] des semaines paires et impaires est la suivante :

  • rappel : une semaine compte 7 jours et va du lundi au dimanche — et pas autrement. Ca paraît évident mais il faut le rappeler. Parce que c’est ce qui explique ce qui suit, et notamment pourquoi le petit bout de semaine qui souvent commence l’année ne peut PAS être considéré comme la première semaine de l’année. Ce petit bout, en effet, ne compte pas 7 jours et ne va pas du lundi au dimanche
  • début janvier, la semaine n° 1 (impaire) est donc la première semaine se déroulant complètement dans la nouvelle année
  • la semaine n° 2 (paire) est la suivante.


Source : calendrier-365.fr (je recommande)

Exemple pour le début 2021 :

  • du 1er au 3 janvier 2021, on est sur du vendredi-dimanche, donc une semaine incomplète, donc elle ne compte pas : ce n’est pas la première semaine de 2021
  • du 4 au 11 janvier 2021, c’est la première semaine complète de 2021, c’est donc la semaine n° 1, la première semaine impaire de 2021
  • du 12 au 19 janvier 2021, c’est la 2e semaine de l’année, donc la première semaine paire
  • et ainsi de suite.

Ce système des semaines paires et impaires implique deux inconvénients :

  • 365 n’étant pas divisible par 7, chaque début d’année voit un "reset", une remise à zéro s’effectuer
  • le petit bout de semaine qui commence l’année début janvier peut ainsi être la fin de la semaine n° 53, et la semaine suivante, la première complète de l’année suivante, sera encore une fois une semaine impaire. Cela pourrait très exceptionnellement avantager un des deux parents (uniquement dans le cas où ils ne prennent pas de vacances à Noël), mais l’avantage serait renversé l’année suivante. Et puis, c’est comme ça : en matière de garde et de droit de visite, sauf à s’arranger entre parents, il faut absolument suivre le jugement sur la garde. C’est lui la référence et rien d’autre.

Attention à certains calendriers [2], à certains sites web et plus encore aux forums de discussion : on y trouve beaucoup d’erreurs. Et quand ce ne sont pas des erreurs, c’est très confus.

Pour appliquer cela à votre système de garde, lisez votre jugement.

Attention : le système des semaines paires et impaires ne s’applique pas aux périodes de vacances scolaires [3]. Celles-ci bousculent généralement la normale — surtout en cas de droit de visite. L’alternance normale reprend une fois les congés terminés, comme si ceux-ci n’avaient pas eu lieu.

Ce n’est toujours pas clair pour vous ? Vous avez des questions ? Pensez alors à contacter un avocat.

Emmanuel Barthe
juriste documentaliste


Le Web est vide

L’internet gratuit manque à la fois d’exhaustivité, de fond et de sens critique

Samedi 10 avril 2021

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Presque chaque fois que je cherche du contenu de qualité sur le Web gratuit je bute sur une limite : celle qui sépare le payant du gratuit, l’exhaustivité/qualité/argumentation détaillée du bavardage et du marketing.

Le café du commerce et les communicants ont gagné. Le Web — qui est devenu l’essentiel de l’Internet — est devenu leur domaine.

Tant de documents, tant de données ... Et si peu d’expertise [4], si peu de sens. Notamment de sens critique. Même chez Wikipedia ... [5]

Le Web répète jusqu’à plus soif les mêmes informations, qui recopient le plus souvent elles-mêmes les mêmes dépêches [6] et les mêmes communiqués de presse.

Et par certains côtés, tant mieux. Parce que la qualité, ça demande tellement de travail, que ce n’est que justice que ça se paye. Et puis, seules de très grosses organisations (gouvernements, fondations) ont les moyens — et parfois l’obligation — de publier du contenu de qualité gratuit (open data, diffusion de leur information : rapports officiels, communiqués, dossiers de presse sur les réformes ...).

Vous pensez que j’exagère ?

Prenez une question simple et ras-de-terre : en matière de garde des enfants après un divorce, que signifie exactement "semaine paire" (ou impaire) ? La difficulté est la suivante : la première semaine de l’année (autrement dit la semaine de référence, celle à partir de laquelle on compte les autres comme paires ou impaires) est-elle celle comprenant le 1er janvier (même si cette semaine est incomplète) ou bien la première semaine complète appartenant entièrement à la nouvelle année ?

C’est une question vitale pour des millions de personnes en France mais elle n’a aucune réponse gratuite sur Internet. Vérifiez [7]. Vous trouverez des réponses. Mais fausses, non fiables, ou insuffisamment claires. Les forums de discussion sont ainsi très bien indexés par Google et pourtant ... Même les sites d’avocats, sans écrire des erreurs, ne définissent pas clairement les semaines paires et impaires.

Une question basique et intéressant des millions de personnes reste sans réponse valable sur le Web gratuit. Alors, si vous espérez y trouver des articles fiables sur des questions d’actualité comme le réchauffement climatique ou la croissance économique, accrochez-vous !

Ils peuvent exister. Parfois. Mais enfouis trop profondément dans les résultats des moteurs de recherche pour qu’ils aient la moindre chance d’informer le débat. Le débat sera essentiellement informé par deux dizaines de pseudo-articles de presse en ligne [8], des tweets retweetés 500 fois et plus, des milliers de posts sur Facebook et des vidéos virales postées sur Youtube. Voilà.

Bienvenue dans l’"infotainment" en ligne. La nouvelle version du « temps de cerveau disponible ». Le « temps de cerveau humain disponible » est une expression utilisée en 2004 par l’ancien dirigeant de TF1 Patrick Lelay pour parler du métier de base de la télévision : vendre de la publicité [9].

C’est à ça que sert tout ce contenu répétitif et de qualité générale très moyenne : à afficher de la pub et à dresser notre profil détaillé de consommateur [10].


 

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