Presse française : les agrégateurs/banques de données

Pressed est le plus riche en contenu de presse française, Newsdesk surveille toute source en ligne

Lundi 17 octobre 2016, par Emmanuel Barthe // Ressources en droit des affaires

Trois acteurs majeurs se partagent le marché français des banques de données de presse française. Les autres, notamment les sociétés ex-de "clipping", ne font que de la veille presse sur ce qu’on dit sur une société (les solutions listées infra savent aussi le faire), ils ne fournissent pas de véritable interface de recherche et ne gèrent pas le paiement des droits [1].

- Pressedd de l’Européenne de données (EDD) :

  • Contenu :
    • banque de données en texte intégral de presse francaise : pratiquement tous les quotidiens généralistes, économiques et régionaux (seul revendeur de l’offre de panorama de la PQR France Actu Régions), l’AFP, la grande majorité des magazines/hebdomadaires généralistes (L’Express, Le Point, Le Nouvel observateur, ...) et économiques (L’Expansion, Challenges, Valeurs actuelles, ...) et une part très importante de la presse spécialisée
    • presse en ligne / sites de presse
    • télévision et radio
  • Abonnement.
  • Interface de recherche experte
  • Possibilité de créer des panoramas de presse automatisés (paiement forfaitaire selon nombre d’articles visualisés prévu, y compris les droits de reproduction par e-mail et sur l’intranet) [2].
  • Points forts :
    • ce qui distingue Pressed de ses concurrents banques de données de presse rivales Europresse et LexisNexis France, c’est la quasi-exhaustivité de l’offre en PQN et sa très grande richesse en PQR, inégalée par les concurrents [3]
    • EDD commercialise aussi une version plus simple à interroger et "veiller" de sa base : Premedd. La veille se fait alors sur le simple n° RCS de l’entreprise et non plus sur des mots-clés. Avantages : le "bruit" des résultats disparaît quasi-totalement et on ne rate rien de ses cibles de veille. Inconvénient : sur les grandes sociétés, on peut être inondé.
  • Points faibles cités :
    • les tarifs, certes un peu dégressifs, mais qui restent proportionnels à la consommation
    • l’ergonomie et l’organisation de la nouvelle version de 2015.

- Europresse de la société québécoise Cedrom-Sni :

  • Contenu : banque de données en texte intégral de presse anglophone et surtout francophone : de la presse anglophone et de la presse française et francophone (Le Soir de Bruxelles, ...), avec notamment les quotidiens généralistes (Le Monde, Libération, ...) et économiques (Les Echos, ...) français, les principaux news magazines français (L’Express, Le Point, ...) et certains titres de la presse quotidienne régionale (Le Progrès de Lyon, ...).
  • Abonnement [4].
  • Possibilité de créer des panoramas de presse automatisés avec paiement des droits d’auteur intégré.
  • Points forts cités :
    • simplicité de l’interface
    • certains tarifs.
  • Points faibles : le faible contenu de presse français, même si le strict essentiel y est (voir la liste des sources).

- LexisNexis Newsdesk [5] de LexisNexis (France) Business Information Services (BIS) :

  • Contenu :
    • banque de données de presse d’abord américaine et anglaise mais aussi française : essentiellement les principaux titres de la PQN (Le Monde, Les Echos, ...) et des news magazines généralistes (L’Expansion, Le Point, ...). En réalité, son contenu français en texte intégral sous licence n’est autre que celui de Factiva, le partenaire presse du groupe LexisNexis, que ce dernier a imposé aux cabinets d’avocats aux Etats-Unis [6]
    • sites de presse et blogs sélectionnés. On peut même ajouter ses propres sources
    • réseaux sociaux
    • télévision et radio
  • Abonnement.
  • Possibilité de créer des panoramas de presse automatisés diffusables par e-mail ou intranet. Paiement des droits d’auteur intégré.
  • Points forts cités :
    • interface ergonomique
    • indexation automatique des articles avec des mots-clés ce qui améliore les possibilités de recherche
    • possibilité la première année d’abonnement de tarifs totalement forfaitaires (i.e. non fonction de la consommation [7]).
  • Points faibles :

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, veilleur, formateur

Notes de bas de page

[1A l’exception peut-être du moteur Pickanews de Kanta Media (ex-PressIndex), mais il ne gère pas les droits.

[2L’ancienne version de Pressedd avec recherche gratuite, une interface de recherche simplifiée et paiement au document par carte bancaire, n’a pas été reconstruite depuis la mise en service de la version de 2013 et elle ne le sera pas à notre avis, le business model de l’achat à l’unité rapportant peu.

[3La clé de son avantage sur la PQR réside dans le fait que Pressedd a l’exclusivité du GIE PanoramaPQR, un ensemble de plus de 30 titres pour que l’EDD a aidés à mettre en place un format numérique et pour qui elle a créé une plateforme dédiée.

[4L’achat au document a été supprimé ici aussi.

[5Successeur de LexisNexis Publisher, Newsdesk est un produit de la société Moreover (à l’origine un moteur de recherche pour entreprises novateur), rachetée par LexisNexis en 2014.

[6Aux Etats-Unis, passer par LexisNexis pour accéder à Factiva est devenu obligatoire en 2004 pour les cabinets d’avocats (LexisNexis Secures Content Deal with Factiva for the Legal Market / Paula J. Hane, Information Today 18 octobre 2004).

[7Ce qui suppose que l’éditeur prenne à sa charge l’éventuelle "surconsommation" et peut donc donner lieu, l’année suivante, à augmentation de la part de l’éditeur ...

[8Panorama de la presse locale et régionale en ligne / Carole Barthole, Bases n° 283 juin 2011.

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