Merci aux bibliothèques et centres de documentation juridiques
Et une requête ...
Mardi 5 juillet 2005, par // La documentation juridique
Des bibliothèques et centres de documentation pour les juristes
Les avocats, juristes, notaires, universitaires, chercheurs et étudiants en droit et documentalistes juridiques utilisent beaucoup les services des bibliothèques juridiques, notamment ceux des :
- bibliothèques universitaires (BU), parmi lesquelles la Bibliothèque interuniversitaire (BIU) Cujas, la plus grande bibliothèque de droit français [1]
- centres de documentation des ordres professionnels, tels le Centre de documentation du Barreau de Paris (accès réservé) [2] ou Bibliotique, le centre de documentation de l’Ordre des experts-comptables et de celui des commissaires aux comptes
- centres documentaires des organismes publics, autorités administratives indépendantes et ministères, tel ceux de la Documentation française ou de l’AMF ou le Centre de ressources documentaires multimédia du ministère des Affaires sociales et de la santé (CRDM)
- centres de recherche spécialisés, pas forcément purement juridiques, comme le Centre de documentation et d’information du tabac (CDIT) ou celui des assurances (CDIA).
Des services et des produits documentaires
Ceux-ci nous rendent d’insignes services, parmi lesquels :
- leurs catalogues en ligne, pour gagner du temps en repérant d’avance les ouvrages et revues intéressantes avec leur localisation et leur cote. Les catalogues en ligne sont également utiles pour éviter de se déplacer inutilement. A signaler le catalogue SUDOC de l’ensemble des BU, dont le fonds en droit est très riche (à compléter toutefois, pour les parutions récentes (moins de 6 mois), par les catalogues en ligne des librairies comme Decitre, Amazon ou LexisNexis, Dalloz ou LGDJ)
- dossiers documentaires "pointus" (cf ma brève sur ceux du Centre de documentation du Barreau de Paris. A signaler les dossiers sur la profession d’avocat et la veille sur ce même sujet rélisés par le Centre de documentation du Barreau de Paris
- liste de liens classés comme les très riches répertoires de la BIU Cujas [3] et, en droit des affaires, celui du Centre de documentation du Barreau de Paris
- salles de recherches bibliographiques et sur des ressources en texte intégral, tel le CERDOC de Cujas ou la Bibliothèque électronique du Centre de documentation du Barreau de Paris.
Avec le temps, la plupart de ces centres documentaires ont étoffé leur offre, parfois payante d’ailleurs, dans trois directions :
- dans un premier temps, faxer des références (avec un accord avec le CFC)
- puis offrir leurs produits documentaires (catalogues, dossiers, ...) en ligne, donc à distance, alors qu’ils ne l’étaient qu’en papier, uniquement sur place
- enfin, offrir l’accès, uniquement sur place, à des ressources numériques — et pas seulement papier — payantes, poursuivant ainsi dans le monde numérique leur mission.
Une requête
Une requête, toutefois : vu leur utilité, il est utile que ces centres documentaires pensent à prévenir de leurs dates de fermetures, notamment pour des périodes courtes comme celles de la Pentecôte 2005. Idéalement, et assez facilement, ils pourraient, une ou deux semaines à l’avance :
- afficher la nouvelle sur leur site web, très visiblement, et de préférence pas uniquement sur la page d’accueil mais le plus largement possible (eh oui, on est distrait, pressé, et on ne voit pas toujours ce qui semble pourtant évident).
La BIU Cujas et le Centre de documentation du Barreau de Paris viennent de le faire, pour leurs fermetures de l’été 2005, sur leurs pages d’accueil. Merci à eux ! - mieux encore, publier un message sur la liste Juriconnexion, très lue par leurs collègues documentalistes juridiques.
D’avance, et au nom de mes collègues travaillant en structure privée ainsi que des stagiaires et collaborateurs, je les en remercie.
Emmanuel Barthe
Notes de bas de page
[1] Bibliothèque du Congrès américain (Library of Congress) exceptée.
[2] Le Centre de documentation du Barreau de Paris est également connu sous son ancien nom, souvent plus familier aux juristes, de Bibliothèque de l’Ordre.
[3] Notamment leur annuaire de liens dénommé "Ressources Internet".