Les missions de l’Université numérique juridique francophone (UNJF)

Jeudi 24 septembre 2009, par Emmanuel Barthe // La documentation juridique

Le tweet de Stéphane signale la parution au JO du 4 septembre de la convention GIP Université numérique juridique francophone (UNJF) :

Avis relatif aux décisions portant approbation de la convention constitutive du groupement d’intérêt public dénommé « Université numérique juridique francophone (UNJF) (JORF n° 204 du 4 septembre 2009 page 14682 texte n° 138)

On en avait parlé ici de l’UNJF, notamment sous l’angle documentaire.

Voici les extraits saillants de l’objet de l’UNJF (le gras est de nous ; entre crochets et en italiques nos commentaires) :

« [L’UNJF] a pour principal objet de favoriser le développement des technologies de l’information et de la communication pour les formations initiales et continues dispensées en sciences juridiques et politiques, et dans les disciplines connexes dans le cadre universitaire et pour l’ensemble des professions intéressées.
Afin de remplir cette mission, le groupement se donne les objectifs suivants :

  • [...] promouvoir un système d’enseignement du droit, appuyé sur les technologies de l’information et de la communication [il était temps en effet : les étudiants ne veulent plus que du WiFi dans les facs et de l’accès distant hors des facs ...]
  • produire ou faire produire, ou coordonner la production et la diffusion de contenus pédagogiques de qualité, sous le contrôle de l’université et avec la collaboration de collèges d’enseignants et d’auteurs, des professions juridiques et judiciaires, des associations disciplinaires ou de spécialités ainsi que de tous autres partenaires publics ou privés intéressés [il aurait ainsi été logique qu’on demande à un documentaliste juridique de rédiger la méthode de recherche documentaire en droit. Ce qui n’a pas été le cas. Certains/es ont pourtant une double compétence de juriste et de documentaliste] [...]
  • contribuer à la formation des étudiants et des professionnels du droit, qu’ils appartiennent aux entreprises et cabinets libéraux, à la justice ou à l’administration, et participer au développement de la recherche juridique [à ma connaissance, toutefois, les professionnels libéraux préfèrent les ouvrages et bases de données des éditeurs ...]
  • développer les relations internationales utiles à la poursuite des objectifs du groupement en contribuant à la promotion de la culture juridique francophone et en favorisant l’enseignement du droit à distance et la formation des étudiants, des apprenants et des professionnels du droit dans la francophonie [défendre le droit français est un argument de plus en plus souvent avancé par les pouvoirs publics pour justifier leurs publications juridiques en ligne gratuites] [...] »

Emmanuel Barthe
juriste documentaliste

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