Quand les éditeurs et les bases de données parlent d’Open Access

Le GFII sur le libre accès/archives ouvertes

Sacré débat !

Jeudi 4 mars 2010, par Emmanuel Barthe // L’édition juridique

OA (Open Access), conséquences économiques du libre accès/archives ouvertes, auto-archivage optionnel ou obligatoire, ID/OA (Immediate-Deposit/Optional-Access), dépôt à usage interne, dépôt avec accès différé (embargo/barrière mobile) ou dépôt avec accès public immédiat, modèle hybride, RoMEO/SHERPA, ROARMAP, la question du financement de l’OA, HAL, Cairn, ... Le débat a eu lieu aussi, de 2007 à 2009, au sein du Groupement français de l’industrie de l’information.

Le GFII a créé en septembre 2007 un groupe de travail consacré au libre accès qui réunit des représentants des principaux acteurs économiques concernés par le libre accès : éditeurs, instituts de recherche, agrégateurs, plateformes de revues, agences d’abonnements, bibliothèques universitaires, etc. On peut télécharger la synthèse des discussions et les recommandations du groupe (PDF). Elle date de janvier 2010 et fait quand même 50 pages.

C’est passionnant et il y a beaucoup à apprendre. C’est chiffré et argumenté en termes économiques, on donne des exemples. Même si on peut se douter de la direction des conclusions [1], beaucoup de tendances y sont représentées. Le débat entre les membres du GFII est à partir de la page 31.

Notes de bas de page

[1Dont certaines me semblent assez fondées, comme la conclusion n° 1 : « Le libre accès n’est pas une réponse à la réduction des financements. Un travail éditorial de qualité effectué par des gens de métier a un coût, aussi bien dans le modèle auteur payeur que dans le modèle lecteur payeur. » J’ajouterai bien la nuance que voici : le libre accès peut être une réponse *partielle* à la réduction des financements.

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