Google supprime nombre de ses services de recherche

Disparus la "roue magique", Google Directory et la "recherche en temps réel"

Jeudi 28 juillet 2011, par Emmanuel Barthe // Logiciels, Internet, moteurs de recherche

En recherche d’une meilleure rentabilité Sous la pression de ses actionnaires, suite notamment à la concurrence de Facebook et Twitter [1] et à la progression lente mais réelle de Bing, le moteur de Microsoft, Google vient, certes, de lancer Google+ [2], mais surtout de passer à la moulinette plusieurs de ses services de recherche :

  • disparition de Google Directory, la copie locale de l’annuaire de sites DMOZ. Il faut désormais aller voire l’original. Certes, DOMZ — et donc sa copie — ne sont plus ce qu’ils étaient. Mais ce retrait des annuaires me gêne, car ils sont facteurs — je dirais même garants — d’une certaine pertinence dans la recherche en ligne
  • suppression de la roue magique (Wonder Wheel) appréciée par Rémy et notre collègue britannique Karen Blakeman (moins par votre serviteur)
  • disparition de la recherche en temps réel (Live Search) — qui utilisait surtout Twitter (le partenariat de GG avec Twitter a pris fin en effet). Or le moteur de recherche interne de Twitter n’est pas aussi pertinent que l’était ce service et se limite aux quelques derniers jours
  • sans compter que les Google Labs, les prototypes et expériences (autrefois encouragées) des employés de GG, sont en sursis. Google a annoncé qu’il les fermait, tout en précisant que les développements réalisés à ce jour par les GG Labs seraient intégrés aux produits existants.

Pour plus détails, lire les deux articles de Karen dans la dernière livraison de sa newsletter Tales from the terminal room (TFTTR) de juillet 2011 ou sur son blog :

Moralité : connaissez et pratiquez les concurrents. Autrement dit : ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier !

Emmanuel Barthe
documentaliste

Notes de bas de page

[1Lire l’excellent billet de Brian Solis, consultant chez Altimeter, une société de conseil pour les entreprises en matière de nouveaux media.

[2Je n’ai pas testé, et franchement, comme je me suis retiré de Facebook ... Et, comme le dit le "GooglePlusien" Alex Gerulaitis : « networking is so much more than FB "friendships" ». Mon réseau à moi passe ailleurs et ça ne l’empêche pas de comprendre des gens qui sont sur FB ou autre, voire même sur aucun réseau ...

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4 Messages

  • Pas sur de comprendre l’intro sur la "pression des actionnaires" (Google est une des rares boîtes à ne pas verser de dividendes), le changement qui s’opère serait plutot du au changement à la tête de l’entreprise.

    Enfin, par rapport à la remarque sur G+, il est intéressant de noter que contrairement à facebook il n’y a pas de notion "d’amis". Le modele est suiveur/suivi, similairement à twitter, mais avec en plus un controle d’acces (un post n’est pas forcement public).

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    • Google supprime nombre de ses services de recherche 28 juillet 2011 02:53, par Emmanuel Barthe

      1. Certes, mais ne pas verser de dividendes quand on est aussi "big" que GG ne permet pas éternellement d’ignorer la rentabilité et la communauté financière. Je fais référence à un article des Echos — référence à retrouver.

      2. Twitter permet aussi de twitter en privé.

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      • 1. Google n’a pour l’instant jamais joué a faire plaisir de Wall Street (d’ailleurs ca s’est bien vu sur le Q1 2011). Bien sur ça peut changer, mais ce n’est pas la philosophie dans l’immediat (les 10 things de http://www.google.com/about/corporate/company/tenthings.html sont toujours bien vivants)

        2. Le mode privé de twitter n’est pas vraiment comparable aux cercles de G+ ou les possibilités d’interaction sont bien plus riches. Ceci dit G+ n’est pas non plus un remplacement de twitter, notamment car Google n’accepte pas les comptes pseudonymous (comme autheuil ou maitre eolas sur twitter).

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    • Voici l’extrait de l’article des Echos auquel je pensais (Aux commandes de Google, Larry Page attaque de nouveaux marchés / Virginie Robert, Les Echos 18 juillet 2011, le gras est de nous) :

      « La récente refonte du management, l’accélération de la croissance avec des résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre, ainsi que le lancement réussi de Google+ ont considérablement rassuré les investisseurs. Ils avaient été effrayés par la hausse des coûts opérationnels de la firme, liée aux lourds investissements qu’elle continue de réaliser. Des ressources nécessaires pour développer les trois segments d’activité du groupe : le moteur de recherche et la publicité qui génèrent la majorité des revenus ; les services à succès qui captent de larges audiences, comme le site de vidéos YouTube, les téléphones et tablettes Android, ou encore le nouveau moteur de recherche Chrome ; et enfin, les nouvelles expérimentations telles que Google+ dans les réseaux sociaux, ou les activités commerciales mobiles de plus en plus localisées. « Nos produits émergents vont finir par générer un énorme volume d’activités pour Google, nous savons monétiser dans le temps », prédit Larry Page, pas du tout intimidé par le fait d’attaquer, après les autres, des marchés où dominent des acteurs ayant conquis des centaines de millions d’utilisateurs comme Facebook (750 millions), Twitter (200 millions) ou le tout jeune Groupon (35 millions), avec lesquels il sera en concurrence pour gagner des recettes publicitaires. Mais il veille aussi à mieux concentrer les ressources du groupe, en arrêtant les expériences qui ne réussissent pas, comme Google Health ou Power Meter. »

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