Veilleur, acheteur, moteur de recherche humain ...

Documentaliste juridique : retour sur investissement

Jeudi 14 mars 2013, par Emmanuel Barthe // La documentation juridique

Depuis les années 2000, le documentaliste juridique, s’il a été bien formé et s’il est expérimenté, est bien plus qu’un bibliothécaire amélioré. En effet, il/elle est aussi :

  • un chercheur dont les méthodes et l’expérience lui permettent de trouver ce que les juristes ne trouvent pas ou de le trouver plus vite
  • un spécialiste de la recherche et de la veille, non seulement sur le juridique, mais aussi sur le non juridique utile en contentieux ou en fusions acquisitions (informations légales et financières sur les sociétés, statistiques, biographies, histoire, sociologie ...)
  • un dépanneur interne sur toutes les bases de données, Google et Legifrance compris
  • un formateur interne disponible à tout moment et qui sait former s’il le faut en 5-10 minutes maxi
  • un acheteur qui connaît les pièges des offres, les prix réels [1] et qui négocie des remises importantes sur les gros abonnements
  • un veilleur qui surveille non seulement la presse, mais aussi n’importe quel site, blog ou compte Twitter
  • un rédacteur qui sait résumer ou synthétiser à grande vitesse
  • un knowledge manager de facto
  • une personne centrale pour mettre en place, optimiser et faire un succès du moteur de recherche interne (celui de la base KM ou de la GED [2]). C’est ce que conclut un mémoire de fin d’études INTD sur le déploiement du moteur Exalead dans une structure : « les métadonnées les plus utiles étaient [..] celles que la responsable du service documentation avait choisies et organisées » [3]
  • quelqu’un qui a des bases dans le domaine des archives
  • cerise sur le gâteau, le documentaliste coûte moins cher qu’un productif.

Pour aller plus loin :

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, veilleur, formateur

Notes de bas de page

[1Par exemple : pourquoi les documentalistes juridiques défendent-ils un "mix" en ligne/papier ? Parce que :

  • le papier coûte beaucoup moins cher que le en ligne
  • le prix des bases de données en ligne ne cesse de croître (bien au dessus de l’inflation)
  • Mémentos et traités papier restent très demandés par les professionnels car pratiques (un seul volume de taille raisonnable, sous la main)
  • les ebooks n’ont pas démarré en droit et risquent de ne pas être une bonne affaire
  • les traités — prix moyen 80 euros HT — ne font pas l’objet d’une nouvelle édition tous les ans ...

Conclusion : faire cohabiter papier et en ligne reste une bonne idée.

[2Gestion électronique de documents. Pour aller plus loin sur le sujet, l’article de Wikipedia est bien fait. Voir aussi le blog Sollan sur comment faire du KM avec une GED.

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