Un logiciel documentaire web 2.0, pratique, léger, souple, confidentiel et tout-en-un : ça existe ?

Desperately seeking all-in-one, web 2.0, light, practical applications *not* made for the public Web

Samedi 1er septembre 2012, par Emmanuel Barthe // Logiciels, Internet, moteurs de recherche

Ceci est un appel à commentaires. J’ai une sérieuse question.

Delicious, Diigo, Google Reader, Evernote, Joomla, Blogger, Typepad, SPIP [1], Dotclear, Wordpress, IFTTT (If This Then That) [2] ... : ces logiciels/applications en ligne sont des outils modernes pour les documentalistes et veilleurs, les "searchers" de notre époque web 2.0. Ils se sont indiscutablement imposés.

La nécessité d’un logiciel adapté aux réseaux d’entreprise

Mais, sauf erreur de ma part, ils me semblent plus adaptés aux besoin de gens qui :

  1. sont d’abord des veilleurs avant d’être des bibliothécaires-documentalistes
  2. veillent et cherchent d’abord sur le Web libre et gratuit [3]
  3. et publient d’abord sur le Web libre et gratuit — et non un réseau d’entreprise sous Windows Server.

Les équiper d’un accès sous mot de passe ou par authentification IP, les installer sur un réseau d’entreprise (les informaticiens d’entreprise n’aiment *pas* les serveurs web internes et connaissent pas ou peu le monde LAMP), leur faire collecter automatiquement des sources en accès réservé ou payantes (donc gérer un accès avec ID et mot de passe et des formats non standards), les intégrer dans des intranets Microsoft, les doter de moteurs de recherche puissants, avoir une assistance rapide et efficace sous la main ...

Tout cela — ce sont des pré-requis, en entreprise — est en théorie possible mais non prévu par défaut. Autrement dit, en pratique, c’est quasi-impossible.

De plus, très tournés vers la veille et la prise de notes, ces outils le sont beaucoup moins vers la recherche documentaire structurée et la structuration de documents. Autrement dit, leur performance en recherche est moyenne et ils n’offrent ni champs ni contrôles de saisie.

Alors, on jongle, on combine de 3 à 8 applications différentes, dont au moins un logiciel documentaire/de bibliothèque et une application de veille, sans compter qu’il faut souvent changer d’application quand celle-ci est abandonnée par ses développeurs ... Le "learning curve" est important, tester puis se former sans cesse à de nouveaux outils est lassant, voire épuisant. La perte de temps et d’efficacité liée au passage des données d’un soft à l’autre est inévitable. Le passage lui-même est souvent trop long ou impossible faute de structuration des données et de compatibilité des formats d’export/import.

Le besoin d’un logiciel tout-en-un

Autre problème : idéalement, les professionnels de l’information-documentation aimeraient bien avoir un logiciel tout-en-un. Comme FolioViews [4] ou Idealist le faisaient dans les années 90. (Même s’il est vrai qu’à cette époque, le Web ne faisait que débuter et que les fonctions de veille et de récupération automatique de documents n’étaient pas devenues banales comme aujourd’hui. On en demande nettement plus aujourd’hui.)

Vous voyez où je veux en venir ? En clair : PMB, assez malin avec ses fonctions infopage, annuaire de liens et OAI/moissonneur [5] peut-il faire l’affaire ? Evernote, sans champs et donc sans contrôle de saisie, peut il suffire à la limite ? Avez vous d’autres logiciels/applications à recommander ?

Merci pour vos conseils. Les commentaires sont ouverts.

Notes de bas de page

[1Ce blog tourne sous le CMS SPIP, créé à l’origine pour gérer et publier une revue en ligne.

[2Mise à jour au 29 septembre 2012 : IFTTT a un concurrent (payant et plus tourné vers les entreprises) : Cloudwork.

[3Soyons clair : il est tout à fait possible de ne pas partager ses sélections Diigo (mais pas ses liens Delicious), une "recette" IFTTT, et vos notes sous Evernote sont privées. Mais Evernote n’est pas prévu pour s’intégrer à des applications Windows comme Word ou le CMS pour intranet SharePoint.

[4Folio est devenu NXT, un puissant logiciel d’édition électronique tourné vers les éditeurs. Depuis la fin des années 90, il ne correspond plus aux besoins des professionnels de l’information.

[5Je ne suis pas sûr qu’Alexandrie (de GB Concept, qui est en redressement — *pas* en faillite) ait tout ce qu’il faut.

Répondre à cet article

2 Messages