Copier-coller n’est pas jouer

Le CERSA organise un séminaire sur le plagiat

Dimanche 7 novembre 2010, par Emmanuel Barthe // Ressources pour les étudiants en droit

Le plagiat de la recherche

Le CERSA UMR CNRS 7106 organise un séminaire de recherches interdisciplinaires tendant à caractériser les éléments de définition du plagiat scientifique ou plagiat des travaux de recherche, à approfondir les moyens de le caractériser et enfin à construire les principes d’une réponse consensuelle qui pourrait y être donnée en fonction des priorités des acteurs.

Conscients de la gravité et de la recrudescence des plagiats dans le domaine de la recherche scientifique, frappés par la diversité — pour ne pas dire plus — des réponses actuelles, plusieurs chercheurs en sciences humaines, spécialisés et expérimentés qui ont déjà attiré l’attention sur cette question (Michelle Bergadaà - Internet : Fraude et déontologie selon les acteurs universitaires -, Hélène Maurel-Indart - Le Plagiat -, Jean-Noël Darde - Archéologie du copier-coller -, Geneviève Koubi - Droit Cri-Tic), animent activement ce séminaire.

Cinq séances de travail auront lieu, pour préparer à échéance d’octobre 2011 un colloque international sur le sujet, lequel sera suivi d’un ouvrage collectif. Des propositions concrètes pourraient en résulter.

Ce séminaire est ouvert à tous les chercheurs souhaitant s’y informer, y témoigner ou s’y consacrer.

La prochaine séance aura lieu :
le vendredi 12 novembre 2010, de 10 h à 13 h
au CERSA, 10, rue Thénard, 75005 Paris

Thème de la séance : La réponse des institutions académiques

Cette séance envisage, à partir d’expériences vécues et traitées par plusieurs des intervenants, la diversité actuelle de la réponse donnée par les institutions (universités françaises et étrangères, Grandes écoles, CNRS, Conseil national des universités) aux cas de plagiat avérés et non contestés. Son objectif est de faire l’état des lieux en matière de principes invoqués par les uns ou les autres, de rôle des procédures internes, d’organes impliqués, de publicité du plagiat et de la réponse donnée, de priorités et de hiérarchie des valeurs mises en œuvre.

Ordre du jour :

1) Introduction de la séance, par Gilles Guglielmi

2) Retours d’expérience

  • Frédéric Sudre (CNU section 02)
  • Françoise Havelange (FUNDP - Namur, Belgique)
  • Jean-Noël Darde (Paris-8)
  • Didier Truchet (Ecole doctorale Paris-2)
  • Marc-Olivier Baruch (Toronto)
  • Michèle Bergadaà (Genève)

3) Témoignages écrits et documents parvenus

4) Analyse des questions théoriques et définitions préalables en vue du colloque

NB E. Barthe : pour les aspects juridiques et les sanctions universitaires (exclusions, redoublement, doctorat annulé ...), voir aussi :

L’Ecole Centrale de Lille a justement développé et mis en ligne CopyTracker, une application gratuite de détection des plagiats, hélas indisponible car mis hors ligne. Il en existe d’autres, et aussi des payants.

Quant à l’université de Montréal, elle a décidé de prendre les choses en main et a créé un site destiné à la fois aux étudiants et aux enseignants, intitulé : Intégrité, fraude et plagiat [1].

Notes de bas de page

[1Merci à Isabelle pour le signalement.

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