Ressources pour les étudiants en droit

Dernier ajout : 15 mai.

Derniers articles

Logiciels anti-plagiat gratuits et payants : une sélection

Mercredi 5 juin 2019

Lire la suite »

Le plagiat existe. Voir, pour preuves, celles amassées par le site de référence sur le plagiat — la contrefaçon peut-on dire aussi — dans le milieu universitaire (thèses notamment) : Archéologie du copier-coller est tenu par un enseignant, Jean-Noël Darde, maître de conférence à l’Université Paris 8. Il y a plus de 10 ans déjà, Le Monde et Le Figaro publiaient des articles sur le phénomène en France [1]. Plus récemment, en 2015, le doyen de l’Université de Reims a envoyé ce courrier à ses étudiants. En 2016 encore, deux affaires défraient la chronique aux Etats-Unis [2].

MémoireOnline notamment, facile d’accès et gratuit, est une source classique de plagiats.

Réalisé avec keepcalm-o-matic.co.uk

Des outils anti-plagiat gratuits mais limités

Voici des outils gratuits recommandés (dans l’ordre décroissant de performance sur du français) suite à un test personnel sur un document que l’on m’a soumis pour vérification :

  • PlagScan
  • plagium
  • Positeo
  • Google.fr : l’outil rapide de base, dès qu’on a un doute. Mais qui ne permet ni exhaustivité ni de vérifier de grosses masses de texte (32 mots maximum [3]).

Et vu l’avis de Fidel Navamuel, je pense qu’on peut ajouter à la liste supra Free Plagiarism Checker.

Je vous encourage à copier-coller vous-même de gros extraits d’un document dans ces outils pour vous faire votre propre idée [4].

Des outils anti-plagiat professionnels payants

D’autres outils recommandés et plus puissants existent mais sont payants (dans l’ordre décroissant de réputation d’efficacité sur des documents français) :

Pour aller plus loin

Comparatifs et listes de logiciels de détection de plagiat :

Pour comprendre comment ces logiciels détectent la fraude — oui, c’en est [6], passible de sanctions [7] —, regardez la page How Do We Detect Plagiarism ? de PlagiarimsCheck.org. Je ne pense pas que tous les petits secrets de détection de ces logiciels y soient donnés, mais au moins les règles de base.

Enfin, pour comprendre les raisons qui peuvent inciter au plagiat et le favoriser [8], voir l’excellent cours (PDF, 37 pages) et tutoriels vidéos de Rémi Bachelet (ingénieur et enseignant chercheur à Centrale Lille), disponibles en licence Creative Commons.

Le cours et les vidéos de R. Bachelet expliquent aussi comment éviter le plagiat aux étudiants qui peuvent parfois le commettre sans s’en rendre compte ou se mettre dans des situations qui les y conduisent, par exemple en se mettant au travail à la dernière minute. On peut aussi lire (plus court) le Petit guide sur le plagiat (PDF, 8 pages) publié par l’Université de Reims.

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, qui eut autrefois une partie de son site contrefait ...


Plus de 100 prix de thèse en droit

La liste exhaustive des prix auxquels peuvent concourir les thèses de droit

Dimanche 2 juin 2019

Lire la suite »

[ Ce billet fait partie d’une série sur les thèses de droit [9]. ]

Sommaire

Vous êtes docteur en droit et vous venez de soutenir votre thèse. Ce billet a été écrit pour vous. Il vise à vous aider à trouver votre chemin dans la forêt des prix de thèse.

Cette page regroupe et synthétise toutes les informations disponibles à la date de sa publication sur les prix de thèse en droit (pour la France). Pour les détails sur un prix de thèse, il suffit de cliquer sur le lien fourni.

Une erreur, un oubli ? Postez un commentaire en bas de la page ou écrivez au webmestre.

D’autres prix ou concours juridiques existent, hors thèse : le Village de la Justice en a fait une liste.

Multiplication et variété des prix de thèse en droit

Quand on regarde les règlements des nombreux prix de thèse, on constate que le "prix" va d’une simple reconnaissance intellectuelle de la qualité du travail en passant par une publication ou une aide à la publication et jusqu’à une récompense financière.

De plus, derrière l’expression "prix de thèse", il y a aussi des réalités diverses quant aux points suivants : ce qui est récompensé (la thèse elle-même ou un travail de communication sur la thèse) ; la portée géographique du prix : de la seule université jusqu’aux prix internationaux ; la "qualité" de l’organisme et des personnes qui délivrent le prix…

Cette diversité est renforcée depuis une quinzaine d’années par un mouvement de développement très net. Les prix de thèse se sont multipliés comme des petits pains : chaque institution, chaque association, chaque cabinet veut le sien, communication/marketing/lobbying oblige. Dernière en date : la Cour de cassation, qui vient de créer son prix de thèse en décembre 2017.

Dans le même temps, certains prix de thèse anciens disparaissent ou, certaines années, alors qu’ils étaient prévus, ne sont pas décernés ou le sont avec retard [10]. Si vous comptez concourir pour un prix de thèse, vérifiez qu’il se tiendra bien, et à la date prévue.

Enfin, les pages web consacrées aux prix de thèse ont souvent de grosses lacunes :

  • absence de mise à jour. Plus d’une fois sur deux, les pages des prix ne sont pas à jour : les derniers lauréats ne sont pas mentionnés, la date limite d’envoi des manuscrits pour le prochain prix n’est pas mentionnée, le prix est devenu biannuel mais ce n’est pas mentionné etc. Ce sont souvent les sites des revues juridiques de l’éditeur partenaire, souvent la Gazette du Palais (pour l’éditeur LGDJ/Lextenso) qui font la mise à jour
  • des informations manquent parfois. Ainsi, certains sites ne comportent pas le règlement du prix ou l’adresse où envoyer les manuscrits (les tapuscrits devrait-on dire)
  • des informations clés, comme le domaine exact du droit dans lequel doit s’inscrire la thèse ou le type d’ouvrage, sont souvent présentées non sur la page web principale du prix mais sur un fichier PDF lié à cette page voire, là encore, sur le site de la revue juridique principale de l’éditeur partenaire, souvent la Gazette du Palais (pour l’éditeur LGDJ/Lextenso)
  • souvent, le prix de thèse est en fait un prix pouvant être aussi décerné à tous travaux de recherche. Ce n’est pas forcément précisé clairement
  • l’information sur un prix de thèse, on vient de le voir, est fréquemment dispersée sur plusieurs sites.

Vu ces lacunes, ce sont les sites de certaines écoles doctorales qui regroupent et mettent à jour les informations sur beaucoup de prix de thèse en droit — je cite ces pages à la fin de ce billet. Bien qu’aucune de ces pages ne soit exhaustive, je tiens à remercier leurs rédacteurs. C’est grâce à eux si cette page-ci peut prétendre à l’exhaustivité — ou s’en approcher.

Au final, c’est un peu comme les mentions sur les aliments (vraies mentions officielles, mentions purement commerciales…) : même si on identifie clairement certains "grands prix", il est parfois difficile de s’y retrouver dans la forêt des prix de thèse en droit, au risque de réduire l’intérêt de la notion de prix de thèse, pour l’auteur comme pour le lecteur.

Voici donc nos petits cailloux blancs pour se retrouver dans la forêt.

Quel est le montant d’un prix de thèse en droit ?

Seuls sont listés ici les prix dotés d’un montant en argent ou prestation équivalente (en général la publication chez un éditeur). Ce montant va de 500 à 10 000 euros mais s’établit le plus souvent à 2000 ou 3000 euros.

Les prix donnant lieu à remise d’une simple médaille ne sont donc pas listés ici [11].

Combien de prix par prix ?

Classiquement, un prix se découpe en réalité en deux ou trois distinctions :

  • le premier prix de thèse
  • le second prix ou prix spécial du jury :
    • le second prix est un prix institutionnalisé
    • le prix spécial du jury est, comme le dit son intitulé, exceptionnel [12] : il est généralement décerné lorsque le jury a beaucoup hésité entre deux thèses pour le premier prix ou estime qu’une deuxième thèse mérite d’être signalée. Exemple avec le prix de thèse de la Cour de cassation : « A titre exceptionnel, le jury peut décider d’attribuer deux prix par concours ou de n’attribuer aucun prix »
  • parfois un troisième prix.

Les second et troisième prix sont évidemment d’un montant nettement moins élevé que le premier, mais représentent néanmoins une chance de se singulariser et d’être mieux connu et reconnu.

Parfois, une seule distinction est décernée.

Un prix de thèse peut aussi se décliner en plusieurs matières juridiques. C’est ainsi que le prix de la fondation Varenne est attribué chaque année à 12 thèses dont 11 en droit, dans des domaines aussi divers que les « concepts fondamentaux du droit constitutionnel national et comparé », la « protection interne, européenne et internationale des droits fondamentaux » ou le « droit privé des activités économiques et droit bancaire ». Soit en réalité 11 prix

Un jury peut décider de ne pas attribuer de prix une année donnée, faut de thèse de qualité à primer.

Un prix de thèse pour faire publier sa thèse

Le prix de thèse a longtemps été un mécanisme essentiel de la publication des thèses. Avant Internet, TEL et theses.fr, l’Atelier national de reproduction des thèses (ANRT) [13] mis à part, cette véritable subvention était le seul moyen de faire publier les thèses et donc de permettre leur diffusion.

En effet, le prix de thèse ne sert pas seulement à distinguer la qualité d’un travail universitaire mais surtout, très concrètement, à payer les frais de mise en page, d’impression et de diffusion de la thèse chez un éditeur. C’est ainsi, pour l’essentiel, que sont alimentées les fameuses collections de thèses de LGDJ, Dalloz et LexisNexis et celles moins connues d’Economica [14], des Presses Universitaires d’Aix-Marseille (PUAM) ou de l’Harmattan (la collection des Presses universitaires de Sceaux par exemple). Sans ce financement, elles n’existeraient pas. Ce qui, avec les très faibles ventes, est un point commun avec l’auto-édition.

Ce n’est pas un secret puisque la Semaine juridique le dit à propos de la remise du 3e prix de thèse Lexavoué (2017) : « chèque de 3000 euros destiné à permettre la publication et la diffusion de ses travaux » [15]. La page web du prix de l’AFDT précise, elle, très clairement que « le prix de thèse, délivré par l’Association française du Droit du Travail et de la sécurité sociale, comporte une dotation de 4 000 euros destinée à faciliter l’édition de la thèse. Cette somme sera remise à l’auteur(e) de la thèse primée sur présentation de la facture correspondant au coût de l’impression. »

Le prix de thèse peut même dans certains cas consister directement en la publication chez l’éditeur. Ainsi, la page du site web du Conseil constitutionnel précise bien : « attribution d’une subvention à la publication de thèses [...] prix de thèse consistant en la publication de l’ouvrage, sous le patronage du Conseil constitutionnel, dans la collection Bibliothèque constitutionnelle et de science politique des éditions LGDJ-Lextenso ». C’est aussi le cas pour le prix de thèse de la Cour de cassation qui « consiste dans la prise en charge de la publication de la thèse par l’éditeur Lextenso ». Idem pour le prix toulousain Gabriel Marty : le prix consiste en la publication de la thèse aux Presses de l’Université Toulouse Capitole avec là aussi diffusion par les Editions LGDJ-Lextenso.

Comme le rappelle Jean Gasnault (La Loi des Ours), la publication de la thèse chez un éditeur sert aussi à pouvoir passer l’agrégation en droit peu d’années après la thèse, à un moment où on n’a pas encore pu se constituer une liste consistante de publications [16]. En effet, une étape du processus consiste en l’examen et la discussion par le jury des *travaux universitaires publiés* du candidat [17].

Les éditeurs juridiques partenaires de prix de thèses

Vous noterez, en parcourant les prix de thèse listés ci-dessous, que nombreux sont ceux dont un ou des éditeur(s) juridiques sont partenaire(s). On retrouve presque toujours [18] les trois mêmes : LGDJ (Lextenso), LexisNexis et Dalloz. Tous trois ont en effet des collections spécifiquement dédiées aux thèses de droit. Le plus impliqué est de loin Lextenso.

Pour les éditeurs, il y a un avantage à participer à la diffusion des thèses : cela leur fait de la publicité et facilite leur recrutement de jeunes auteurs. Le représentant de LexisNexis, partenaire du Prix Vendôme, s’est ainsi, lors de la cérémonie de remise du prix 2016, « réjoui de ce partenariat qui offre "un vivier de talents en tant qu’éditeur" et a remis [aux deux lauréates] des ouvrages ainsi qu’un abonnement à la revue Droit pénal. Il a invité les deux docteures à contribuer à cette revue en ajoutant : "nos colonnes vous sont naturellement grandes ouvertes" ».

Quelles thèses peuvent concourir et quand ?

En général (mais à vérifier directement sur le page web ou auprès de l’organisme) :

  • les prix sont attribués chaque année — mais les prix biennaux (tous les deux ans) sont tout de même fréquents
  • une période de candidature assez longue (plusieurs mois) est ouverte
  • les prix attribués par une Université sont réservés aux thèses soutenues dans celle-ci. Il y a extrêmement peu d’exceptions à cette règle
  • une thèse peut recevoir plusieurs prix. Exemple récent : la thèse La responsabilité civile sur les marchés financiers de Johan Prorok, soutenue en mars 2016 et publiée en 2018 à la LGDJ a reçu un des prix André Isoré 2017 de la Chancellerie des Universités de Paris, le prix de thèse France-Amériques 2017 et enfin le premier prix de thèse AEDBF France 2018
  • la thèse doit en général être en langue française. Quelques uns parmi les prix listés ici acceptent des ouvrages en langue anglaise (comme le prix Vogel) ou en langue étrangère (prix Jacques Lassier par exemple)
  • le sujet des thèses pouvant concourir "colle" au domaine de compétence de l’organisme organisateur du prix. Là, pas d’exception.

Pour plus de détails sur ces prix, voir les liens infra et sur ces pages liées les adresses e-mail de contact pour en savoir plus. Notez que sur ces pages web, la liste des thèses primées est rarement à jour des plus récentes. Et comme le prix de thèse n’est pas toujours indiqué clairement dans les notices des libraires [19], cela empêche une veille exhaustive sur les thèses primées en droit.

Voici maintenant la liste des prix de thèse en droit. Les prix de thèse sont présentés (si possible) par matière du droit et en énonçant d’abord l’organisme attributaire. Je sais que c’est un peu artificiel, l’usage voulant que l’on appelle un prix de thèse « prix de [telle institution, telle Université ...] », mais cela facilite la recherche.

LES PRIX DE THESE EN DROIT, CLASSES PAR MATIERE

Droit en général / Toutes matières

- Prix Le Monde de la recherche universitaire : il prime cinq thèses de jeunes chercheurs francophones.
Prix attribués chaque année.
Domaine : travaux en sciences humaines et sociales susceptibles d’influencer notre environnement scientifique, économique, social et/ou artistique.
NB : en sus du financement de la publication de leur thèse aux Presses universitaires de France (PUF), Le Monde présente l’ensemble de ces thèses dans un cahier spécial.

- Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : tous les domaines du droit. Toutefois, on note que les trois dernières thèses primées portaient sur des thèmes de droit civil.

- Ministère de la Justice : Mission de recherche Droit et Justice : prix Jean Carbonnier de recherche sur le droit et la justice.
Prix attribué chaque année.
Domaine : « travaux portant sur le droit et/ou la justice, quelle que soit la discipline des sciences humaines et sociales concernée ».

- Académie des sciences morales et politiques (ASMP) [20] :

  • Prix Edouard Bonnefous de Droit – Institut de France.
    Prix attribué chaque année.
    Domaine : « La Fondation Edouard Bonnefous de l’Institut de France délivre chaque année trois Prix sur proposition de trois des sections de l’Académie des sciences morales et politiques. Chacun de ces Prix est destiné à récompenser une personne ou une organisation dont l’œuvre s’inscrit dans le champ intellectuel des différentes sections de l’Académie, en privilégiant les thèmes qui ont guidé la vie et l’œuvre du donateur : la politique de l’humain, la défense de la nature et des espaces verts, l’évolution du monde et des techniques, les grands problèmes mondiaux contemporains, la défense de l’enfance martyrisée, l’histoire politique et parlementaire. »
  • Prix Choucri Cardahi.
    Prix attribué chaque année.
    Domaine : « droit international, philosophie du droit ou morale ».
    NB : « ce prix est destiné à récompenser l’auteur d’un ouvrage ou d’une œuvre dans son ensemble »
  • Prix Henri Texier I.
    Prix attribué chaque année.
    Domaine : « défense de la liberté individuelle et du droit de propriété. »
    NB : bien que destiné à un ouvrage en général, ce prix l’a surtout été à des thèses
  • Prix René Cassin. Ce prix peut récompenser tout type d’ouvrage, dont une thèse.
    Prix attribué tous les deux ans.
    Domaine : « Ce prix biennal [21] est décerné à l’auteur d’un ouvrage juridique de valeur ou à l’auteur d’une action ou d’une œuvre civique méritoire. »
  • Prix Odilon Barrot.
    Prix attribué tous les trois ans.
    Domaine : « le jury et la procédure, tant civile que criminelle, et l’émancipation de nos administrations municipales et départementales et une vraie décentralisation. »
    NB : ce prix peut récompenser tout type d’ouvrage, dont une thèse
  • Prix Berriat-Saint-Prix.
    Prix attribué tous les cinq ans.
    Domaine : « la législation du divorce, étudiée du point de vue de la restriction en France du nombre des divorces et du développement du foyer unique. »
    NB : ce prix peut récompenser tout type d’ouvrage, dont une thèse
  • l’Académie des sciences morales et politiques alloue également une rareté : le prix Francis Durieux.
    Prix attribué chaque année.
    Domaine : les grands traités (au sens d’ouvrage), toutes matières confondues.
    NB : le prix Durieux n’a récompensé une thèse que deux fois ces quinze dernières années. Pour la petite histoire, « Francis Durieux, éditeur juridique, a donné, en 1926, une impulsion décisive aux JurisClasseurs, avec la révolution des feuillets mobiles apportant une mise à jour régulière des traités. En créant, en 2003, un prix qui récompenserait des ouvrages utiles aux praticiens du droit, son fils souhaite perpétuer cette œuvre essentielle de mise à disposition de tous des ressources juridiques. »

- Open Law : prix Open Thèse. Formulaire d’inscription. Trois thèses seront primées.
Prix attribué chaque année.
Domaine : ce prix de thèse a pour objectif de promouvoir et valoriser la mise en accès libre des travaux issus de la recherche scientifique française, plus particulièrement les thèses en droit (tous domaines juridiques). Seule condition, mais incontournable : la thèse doit avoir été déposée en accès libre dans un répertoire ouvert (open access) de type TEL.

Prix d’Universités (toutes matières)

Ces prix sont réservés aux doctorants de l’Université qui a créé le prix. Comme l’écrit l’Institut fédératif de recherche de Toulouse, « l’objectif est de promouvoir les travaux menés au sein de [l’Université] et de les rendre visibles et accessibles rapidement ». Une manière de promouvoir ses propres chercheurs.

- Chancellerie des Universités de Paris : cinq prix de thèse en droit privé (prix André Isoré)->https://www.sorbonne.fr/la-chancellerie-des-universites-de-paris/v2la-chancellerie-des-universites-de-paris-recompense-lexcellence-universitaire-et-propose-des-prix/les-prix-universitaires/]
Prix attribué chaque année.

- Université de Bordeaux : prix de thèse
Prix attribué chaque année.

- Prix de thèse du Barreau de Bordeaux. Participation réservée aux docteurs en droit de l’Université de Bordeaux.

- Ecole doctorale Paris Descartes : prix de thèse
Prix attribué chaque année.

- Université Jean Moulin Lyon III : prix de thèse "droit-économie-gestion"
Prix attribué chaque année.

- Université de Toulouse Capitole : Institut fédératif de recherche (Ecole doctorale Sciences juridiques et politique) : trois prix de thèse :

  • le prix Gabriel Marty
    Prix attribué chaque année.
    Domaine : droit privé
  • le prix Maurice Hauriou
    Prix attribué chaque année.
    Domaine : droit public
  • le prix Jacques Cujas
    Prix attribué chaque année.
    Domaine : histoire du droit.

- Université de Lorraine : prix de thèse.
Prix attribué chaque année.
Domaine : il est prévu un prix de thèse pour le droit et la science politique.

Histoire et philosophie du droit

- Société Française d’Histoire Urbaine (SFHU) : prix de thèse.
Domaine : histoire urbaine. « Sont recevables toutes les thèses qui abordent le fait urbain dans son historicité, quels que soient la période, l’espace et la discipline académique (histoire, droit, urbanisme, architecture, histoire de l’art…) concernés. » En clair, une thèse d’histoire du droit de la construction et de l’urbanisme ou d’histoire du droit des municipalités a une petite chance. En 2014, le prix a été attribué à Arnaud Exbalin pour sa thèse d’histoire "L’ordre urbain à Mexico (1692-1794) : acteurs, règlements et réformes de police" (Université Aix-Marseille).

- Fondation Varenne : prix de thèse. La Fondation Varenne attribue douze prix, dont onze en droit.
Prix attribués chaque année.
Domaines :

  • théorie générale et philosophie du droit
  • histoire du droit et des institutions
  • philosophie politique et histoire des idées et de la République.

- Prix Ourliac de l’Académie de législation (Toulouse). Réservé aux thèses soutenues dans les universités méridionales : Avignon, Aix-Marseille III, Bordeaux IV, Clermont I, Corse, Grenoble II, Limoges, Lyon II, Lyon III, Montpellier I, Nice, Pau, Perpignan, Saint-Étienne, Toulon, Toulouse I. L’Académie attribue six prix dont cinq en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : histoire du droit.

- Voir aussi supra, pour les docteurs de l’Université de Toulouse Capitole, le prix de leur Université.

Droit public

- Prix Bazille de l’Académie de législation (Toulouse). Réservé aux thèses soutenues dans les universités méridionales : Avignon, Aix-Marseille III, Bordeaux IV, Clermont I, Corse, Grenoble II, Limoges, Lyon II, Lyon III, Montpellier I, Nice, Pau, Perpignan, Saint-Étienne, Toulon, Toulouse I. L’Académie attribue six prix dont cinq en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit public.

- Voir aussi supra, pour les docteurs de l’Université de Toulouse Capitole, le prix de leur Université.

Droit constitutionnel, droits fondamentaux et libertés publiques

- Conseil constitutionnel : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : le critère premier de sélection est « l’utilité dans le cadre du contrôle de constitutionnalité effectif incombant au Conseil constitutionnel qui est retenu par le jury. ».

- Association française de droit constitutionnel (AFDC) et Association française pour la recherche en droit administratif (AFDA) : prix Jean Rivero.
Prix décerné tous les deux ans.
Domaine : « thèse portant sur les libertés ».

- Assemblée nationale : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : histoire et droit parlementaires.

- Sénat : prix de thèse.
Prix attribué chaque année.
Domaine : « le bicamérisme, l’institution sénatoriale ou les collectivités locales ».

- Défenseur des droits : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : « travaux de recherche qui portent sur l’une de ses missions : la défense et la promotion des droits des usagers des services publics, la défense et la promotion des droits de l’enfant, la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité, le respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République. »
NB : les travaux pouvant concourir ne sont pas uniquement des thèses de droit mais aussi de sociologie, par exemple.

- Fondation René Cassin : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit régional des droits de l’homme, droit comparé des droits de l’homme, théorie juridique des droits de l’homme.

- Fondation Albert Viala - Institut de France : prix Albert Viala [22]
Prix attribué chaque année.
Domaine : le prix « récompense une œuvre littéraire ou juridique, ayant pour objet la défense des libertés fondamentales ».

- Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) : prix de recherche
Prix attribué chaque année.
Domaine : « transparence, éthique publique, déontologie, lutte contre la corruption. La publication concernée doit relever du droit ou des sciences humaines et sociales, notamment l’histoire, la sociologie ou la science politique ».

- Commission nationale du débat public : prix de thèse de la CNDP.
Prix décerné tous les deux ans.
Domaine : participation du public et la démocratie participative.
NB : ce prix de thèse est organisé en partenariat avec le groupement d’intérêt scientifique Démocratie et Participation. Le droit ne semble pas être dans les disciplines acceptées, mais vu que les sciences humaines et sociales (SHS) sont acceptées, on peut plaider que le droit en fait partie, d’autant que la participation est de plus en plus encadrées par des mécanismes juridiques.

- Fondation Varenne : prix de thèse. La Fondation Varenne attribue douze prix, dont onze en droit.
Prix attribués chaque année.
Domaines :

  • démocratisation (Transition démocratique, Justice transitionnelle et sortie de conflits)
  • concepts fondamentaux du droit constitutionnel national et comparé
  • protection interne, européenne et internationale des droits fondamentaux.

Droit et contentieux administratifs

- Conseil d’Etat : prix de thèse.
Prix décerné tous les deux ans.
Domaine : en résumé, droit public. Plus précisément : « champs disciplinaires intéressant les activités du Conseil d’État et traitant notamment de la justice administrative, des institutions administratives, du droit administratif ou du droit fiscal français, étrangers ou comparés, ou portant sur des problématiques transversales susceptibles d’entrer dans le champ des activités de la juridiction administrative. »

- Association française de droit administratif : prix de thèse de l’AFDA.
Prix attribué chaque année.
Domaine : « thèse de droit administratif ».

- Groupement de recherche sur l’administration locale en Europe (GRALE, Université Paris I Panthéon-Sorbonne) : trois prix de thèse, dont le prix Georges Dupuis des Collectivités territoriales et le prix de thèse du CNFPT.
Prix attribués chaque année.

- Revue des contrats (Lextenso) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit public ou privé des contrats. Les contrats administratifs font donc partie du champ.

Procédure civile et commerciale, droit judiciaire

- Ecole nationale de la magistrature (ENM) : prix de la recherche
Prix attribué chaque année.
Domaine : « pratiques judiciaires internes ou comparées, organisation et fonctionnement de la justice ».

- Lexavoué : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : procédures civiles et commerciales (procédure civile, procédure civile d’exécution, procédures collectives, procédure arbitrale, procédures européenne et/ou internationale…).

- Cercle K2 : prix de thèse K2 (intitulés "trophées K2").
Prix attribué a priori chaque année.
Domaine : justice, procès, procédures (entre autres matières).
NB : les premiers trophées K2 ont été attribués en 2017.

- Cour de cassation : prix de thèse
Prix décerné tous les deux ans.
Domaine : l’activité, la jurisprudence, les missions de la Cour de cassation et leurs évolutions, le rôle de la Cour de cassation en lien avec l’organisation, le fonctionnement, les compétences et les enjeux de l’institution judiciaire (droit ou histoire du droit).

Droit privé

- Prix Ozenne de l’Académie de législation (Toulouse). Réservé aux thèses soutenues dans les universités méridionales : Avignon, Aix-Marseille III, Bordeaux IV, Clermont I, Corse, Grenoble II, Limoges, Lyon II, Lyon III, Montpellier I, Nice, Pau, Perpignan, Saint-Étienne, Toulon, Toulouse I. L’Académie attribue six prix dont cinq en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit privé.

- Voir aussi supra, pour les docteurs de l’Université de Toulouse Capitole, le prix de leur Université.

Droit civil (biens, obligations, contrats, responsabilité civile, sûretés, famille et personnes, successions ...)

Obligations et contrats

- Revue des contrats (Lextenso) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit public ou privé des contrats. Les contrats administratifs font donc partie du champ.

Droit de la famille et des personnes

- Centre national de l’enseignement professionnel notarial : prix de thèse AFDD - CNEPN, en partenariat avec LexisNexis.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit interne et international de la famille et des personnes.

- Institut du genre : prix de thèse.
Prix attribué chaque année.
Domaine : genre et sexualités.
NB : le prix s’adresse à tous les docteur-e-s ayant soutenu une thèse dans un établissement partenaire de l’Institut.

Droit pénal

- Ministère de la Justice : Mission de recherche Droit et Justice : prix Vendôme. Le prix est attribué en partenariat avec la revue Droit pénal (Lexis Nexis).
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit pénal, de procédure pénale ou de sciences criminelles, portant sur un sujet intéressant particulièrement le ministère de la Justice.

- Association française de droit pénal (AFDP) : prix Emile Garçon
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit pénal et procédure pénale.
NB : le prix ne consiste pas en une somme d’argent mais en une dotation d’ouvrages et un accès aux banques de données des éditions Dalloz et LexisNexis, partenaires du prix.

- Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice : prix de la recherche : prix de la recherche de l’INHESJ.
Prix attribué chaque année.
Domaine : « Ce prix vise à distinguer une thèse en sciences humaines et sociales ou en droit portant sur les thématiques de sécurité et de justice. Il est ouvert à des travaux portant sur des sujets divers qui relèvent d’une analyse des risques et menaces pesant sur le monde contemporain. »
NB : ce prix de thèse est attribué en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

- Prix Merle de l’Académie de législation (Toulouse). Réservé aux thèses soutenues dans les universités méridionales : Avignon, Aix-Marseille III, Bordeaux IV, Clermont I, Corse, Grenoble II, Limoges, Lyon II, Lyon III, Montpellier I, Nice, Pau, Perpignan, Saint-Étienne, Toulon, Toulouse I. L’Académie attribue six prix dont cinq en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit pénal.

- Association française de criminologie (AFC) : prix Gabriel Tarde. Le prix est financé par le ministère de la Justice, il est décerné par un jury international indépendant.
Prix attribué tous les deux ans.
Domaine : travail de recherche en criminologie (science juridique, psychologie, philosophie pénale, sociologie, anthropologie, géographie...).

Droit des affaires

- Association française des docteurs en droit : prix de thèse de l’Entreprise AFDD-France Amériques
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit des affaires au sens large (« droit et économie »).

- Association Droit et commerce : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit des affaires au sens large, à l’exception du droit public des affaires.

- Fondation Varenne : prix de thèse. La Fondation Varenne attribue douze prix, dont onze en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit privé des activités économiques et droit bancaire.

- Fonds de Recherche sur la Doctrine de l’entreprise (FORDE) :

  • Prix Doyen Roger Houin (
    Prix décerné tous les deux ans.
    Domaine : l’oeuvre doit illustrer les principes et/ou préconisations de la Doctrine de l’entreprise et/ou des autres « troisièmes voies » (théorie des parties prenantes/stakeholderism, doctrine sociale de l’Eglise, RSE, économie sociale de marché)
  • Prix Recteur Jacques Béguin (réglement, formalités de dépôt).
    Prix décerné tous les deux ans.
    Domaine : ce prix récompense une « thèse, ouvrage ou article illustrant les principes et/ou les préconisation de la Doctrine de l’entreprise tels que mis en exergue dans les ouvrages publiés par le Fonds de Recherche sur la Doctrine de l’entreprise (FORDE), à savoir Le Manifeste pour la Doctrine de l’entreprise (Larcier 2011) et l’Entreprise dans la société du 21esiècle (Larcier 2013). » Il s’agit de « mettre en relief le rôle sociétal de l’entreprise, en ce qui concerne toutes ses parties prenantes, et montrer que cette fonction multidimensionnelle ne peut être exercée que par de véritables entrepreneurs, initiateurs d’innovations et organisateurs efficaces de leur exploitation, créateurs de richesses partagées et inspirés par une éthique entrepreneuriale humaniste. »

Procédures collectives, difficultés des entreprises

- Prix Cyrille Bialkiewicz.
Prix attribué chaque année.
Domaine : décerné par la Banque Delubac à un mémoire, une thèse ou une monographie en droit des entreprises en difficulté.

- Cabinet d’avocats Lexavoué : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : procédures civiles et commerciales (procédure civile, procédure civile d’exécution, *procédures collectives*, procédure arbitrale, procédures européenne et/ou internationale…).

- Cercle K2 : prix de thèse K2 (intitulés "trophées K2").
Prix attribué chaque année.
Domaine : procédures collectives (entre autres matières).
NB : les premiers trophées K2 ont été attribués en 2017.

Droit économique : concurrence - consommation - distribution - régulation

- Revue Concurrences (Institut de droit de la concurrence) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : « droit ou économie de la concurrence et de la régulation, à l’exception des traités, manuels et autres ouvrages généraux ... Pour les thèses en droit, ne sont recevables que les travaux qui concernent le droit de l’Union européenne, les droits des Etats membres ou des Etats liés par des accords de coopération à l’UE, ainsi que les recherches de droit comparé intégrant la dimension européenne. »

- Cercle K2 : prix de thèse K2 (intitulés "trophées K2").
Prix attribué à priori chaque année.
Domaine : concurrence, régulation et numérique (entre autres matières).
NB : les premiers trophées K2 ont été attribués en 2017.

- Cabinet d’avocats Vogel & Vogel : prix Vogel de droit économique.
Prix attribué en 2012, 2013, 2015 et 2017. Rien d’annoncé pour 2018. Il semble que le prix soit attribué tous les deux ans.
Domaine : « droit économique français et/ou
européen (concurrence, distribution, consommation, régulation, marché intérieur, analyse économique du droit) ».
NB : l’ouvrage primé n’est pas forcément une thèse. Il peut être en langue française ou anglaise. Le montant du prix est exceptionnellement élevé : 10 000 euros.

- Ligue internationale du droit de la concurrence (LIDC) : prix Jacques Lassier.
Prix attribué tous les deux ans.
Domaine : « ouvrage en droit de la concurrence (droit antitrust et de la concurrence déloyale incluant le droit de la propriété intellectuelle, incluant les questions liées à la propriété intellectuelle) ».
NB : les ouvrages peuvent provenir de résidents d’un Etat représenté par un groupe national au sein de la LIDC ou de membres individuels de la LIDC. Ils peuvent donc être de langue étrangère.

Droit des sociétés et des groupements

- Prix scientifique Pierre Coppens. Attribué par le Centre de recherche interdisciplinaire Jean Renauld Droit, Entreprise et société (CRIDES) de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve (UCL). Bien que situé en Belgique, le CRIDES accepte parfaitement les thèses de droit français.
Prix attribué tous les trois ans apparemment.
Domaine : droit des sociétés ou thème juridique lié aux sociétés (droit financier, fiscal, économique, européen, public…).

Droit financier (banque, bourse, valeurs mobilières, ingénierie juridico-fiscale)

- Association européenne pour le droit bancaire et financier (AEDBF) : prix de thèse.
Prix décerné en général tous les deux ans.
Domaine : « droit bancaire, financier ou boursier ».

Droit des assurances

- Cercle K2 : prix de thèse K2 (intitulés "trophées K2").
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit des assurances (entre autres matières).
NB : les premiers trophées K2 ont été attribués en 2017.

Droit fiscal et finances publiques

- Prix de thèse Sorbonne-Fiscalité. Créé en 2013 par le département de recherche Sorbonne Fiscalité de l’Institut de recherche juridique de la Sorbonne (IRJS) (Ecole de droit de la Sorbonne, Université Paris I).
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit fiscal.

- Prix IRJS-GERFIP de la meilleure thèse de finances publiques. Créé en 2017 par le Groupement européen de recherche en finances publiques (département Sorbonne Fiscalité de l’Institut de recherche juridique de la Sorbonne, Ecole de droit de la Sorbonne, Université Paris 1).
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit des finances publiques.

- Prix de thèse de finances publiques de la Société française de finances publiques (SFFP) (ex-prix Bercy).
Prix attribué a priori chaque année.
Domaine : finances publiques.

- Sénat : Prix de la Fondation Jacques Descours Desacres, ancien sénateur membre de la commission des Finances.
Prix attribué tous les deux ans.
Domaine : « finances publiques, fiscalité, finances locales ou gestion publique locale ».

- Cour des comptes : prix de thèse.
Prix attribué a priori chaque année.
Domaine : contrôle et maîtrise des comptes publics et des dépenses et ressources (impôts, fiscalité) budgétaires.

Droit social (travail, protection sociale, aide sociale)

- Association française de droit du travail et de la sécurité sociale (AFDT) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : « droit du travail et de la sécurité sociale ».

- Union des industries métallurgiques et minières : prix UIMM du droit social.
Prix attribué chaque année.
Domaine : « droit du travail ou de la sécurité sociale, sujet innovant dans ces domaines et tenant compte des problèmes concrets auxquels sont confrontées les entreprises, industrielles en particulier ».
NB : le montant du prix est exceptionnellement élevé : 10 000 euros.

- Voltaire Avocats : prix de thèse. Délivré en partenariat avec la Semaine juridique (LexisNexis).
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit du travail et de la sécurité sociale.

- Cercle K2 : prix de thèse K2 (intitulés "trophées K2").
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit du travail (entre autres matières).
NB : les premiers trophées K2 ont été attribués en 2017.

- Fondation de Recherche Caritas-Institut de France : prix de Recherche Caritas.
Prix attribué chaque année.
Domaine
NB : le montant du prix est exceptionnellement élevé : 10 000 euros.

Droit médical, pharmaceutique et de la de la santé

- Association française de droit de la santé (AFDS) : prix Jean-Marie Auby. Ce prix est financé par la Fondation Léa et Napoléon Bullukian.
Prix attribué tous les deux ans.
Domaine : droit de la santé (voir les thèses primées).

- Métropole de Lyon : Prix Jeune Chercheur(se).
Prix attribué chaque année.
Domaine : biosanté et société, un domaine « où les enjeux dépassent largement les seuls aspects technologiques, notamment dans les secteurs du cancer et des vaccins, traditionnellement en pointe à Lyon, avec la médecine personnalisée, la croissance de pathologies émergentes, la nécessité de développer des approches avancées de modélisation et simulation. Ex : biologie, cancérologie, infectiologie, droit, médecine... » NB : « il ne s’agit pas d’un prix de thèse à proprement parler », mais « de promouvoir et reconnaître la « jeune recherche » lyonnaise émergente. » Le candidat doit produire non sa thèse mais « un rapport scientifique précisant clairement le sujet de la recherche, son but, les méthodes utilisées, les résultats obtenus et les perspectives de développement du travail. » Ce rapport « devra comporter un titre et ne pas excéder 7 pages dactylographiées, figures et bibliographie comprises. »

- Fondation MACSF (Mutuelle d’assurances du corps de santé français) : prix de thèses et de mémoires, catégorie professions cadres de santé, administratifs et sociaux.
Prix attribué chaque année.
Domaine : thèse ou mémoire en droit de la santé/médical par des professionnels de la santé en lien avec la relation de communication patient/soignant (voir les thèses et mémoires primés de 2017 et de 2016).

Droit de l’immobilier, construction, urbanisme

- GRIDAUH : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : « droit (administratif, constitutionnel, européen), science administrative ou science politique qui contribuent [...] à l’amélioration des connaissances relatives à l’urbanisme, le domaine et les travaux publics, l’expropriation, le développement durable, l’habitat, la politique de la ville et l’aménagement du territoire. »

Droit de l’environnement

- Société française pour le droit de l’environnement (SFDE) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit de l’environnement.

Propriété intellectuelle (droit d’auteur, propriété industrielle, marques, brevets, modèles, droit des bases de données)

- Institut de recherche en propriété intellectuelle Henri Desbois (IRPI) : prix de thèse.
Prix attribué chaque année.
Domaine : propriété intellectuelle (propriété littéraire et artistique, propriété industrielle).
NB : ce prix correspond à la collection de thèses de l’IRPI, à couverture rouge.

- Prix de thèse Cabinet Vercken & Gaullier – IRPI.
Prix attribué en 2014. Pas d’autre attribution trouvée depuis.
Domaine : « droit d’auteur et droits voisins ».

- Cercle K2 : prix de thèse K2 (intitulés "trophées K2").
Prix attribué a priori chaque année.
Domaine : propriété intellectuelle (entre autres matières).
NB : les premiers trophées K2 ont été attribués en 2017.

Droit de la communication, de l’information et de la presse

- Fondation Varenne : prix de thèse. La Fondation Varenne attribue douze prix, dont onze en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit des médias, du pluralisme et des entreprises de presse.

Droit du sport

- Cercle K2 : prix de thèse K2 (intitulés "trophées K2").
Prix attribué à priori chaque année.
Domaine : droit du sport (entre autres matières).
NB : les premiers trophées K2 ont été attribués en 2017.

Droit des transports, droit douanier

- Chancellerie des Universités de Paris : prix Mariani / Aguirre-Basulado, en droit de la mer.
Prix attribué chaque année.
NB : ce prix est ouvert à toutes les universités françaises dispensant cette discipline.

- Institut du droit économique de la mer (Monaco) : prix de thèse INDEMER.
Prix attribué tous les deux ans.
Domaine : droit de la mer.

- Société française de droit aérien et spatial (SFDAS) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.

Droit européen

- Fondation Varenne : prix de thèse. La Fondation Varenne attribue douze prix, dont onze en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine :
- droit européen.

- Prix Isaac de l’Académie de législation (Toulouse). Réservé aux thèses soutenues dans les universités méridionales : Avignon, Aix-Marseille III, Bordeaux IV, Clermont I, Corse, Grenoble II, Limoges, Lyon II, Lyon III, Montpellier I, Nice, Pau, Perpignan, Saint-Etienne, Toulon, Toulouse I. L’Académie attribue six prix dont cinq en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit européen.

- Commission pour l’étude des communautés européennes (CEDECE) : prix Pierre-Henri Teitgen.
Prix attribué chaque année.
Domaine : thèse en droit, science économique, science politique contribuant « à l’amélioration des connaissances relatives à l’intégration européenne ».

- Prix de thèse Pierre Pfimlin décerné par Sciences Po Strasbourg et le cercle Pierre Pfimlin.
Prix attribué chaque année.
Domaine : thèse en sciences humaines et sociales (histoire ou droit) consacrée aux problématiques de la construction européenne en France et/ou en Allemagne.

Droit international privé et arbitrage, droit international public, droit humanitaire, droit international pénal

- Comité français de droit international privé (CFDIP) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.

- Comité français de l’arbitrage (CFA) : prix de Thèse Philippe Fouchard
Prix attribué chaque année.

- Société française pour le droit international (SFDI) : deux prix de thèse : prix Suzanne-Bastid et prix Jacques-Mourgeon
Prix attribué chaque année.

- [Institut de droit international : prix J.B. Scott
Domaine : le sujet précis change chaque année, mais reste dans le domaine du droit international public. Pour le prix 2018, par exemple, le sujet est « La protection de l’environnement et le droit international ».
Prix attribué chaque année.
NB : le prix porte chaque année le nom d’un grand spécialiste du droit international. Par exemple, le prix 2018 est nommé Prix Henri Wheaton. Le prix institué par J.B. Scott n’est pas limité aux thèses.

- Comité international de la Croix-Rouge : Prix Paul Reuter. Le prix est financé par le Fonds Paul Reuter, créé en 1983 grâce au don fait au CICR par feu Paul Reuter.
Domaine : droit international humanitaire.
NB : la thèse peut être rédigée en français, en anglais ou en espagnol. Le montant du prix est de 5000 francs suisses.

- Fondation Varenne : prix de thèse. La Fondation Varenne attribue douze prix, dont onze en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : justice pénale internationale.

Droit comparé, droit étranger

- Centre français de droit comparé (CFDC) : prix de thèse
Prix attribué chaque année.

- Prix de thèse BIJUS du Centre juridique franco-allemand de l’Université de la Sarre. Il a pour objet de récompenser une thèse de droit rédigée en langue française portant sur le droit allemand ou sur une comparaison avec le droit allemand. Il semble n’avoir pas été décerné depuis 2014. À vérifier.

- Assemblée nationale et Bundestag : prix parlementaire franco-allemand. Il est décerné à deux lauréats, l’un Français, l’autre Allemand.
Prix décerné tous les deux ans.
Domaine : « ouvrage qui contribue à une meilleure connaissance mutuelle des deux pays, dans les domaines juridique, politique, économique ou social ou dans celui des sciences humaines ». Ainsi, en 2016, un des ouvrages récompensés était un ouvrage de droit constitutionnel comparé franco-allemand, rédigé en allemand.
NB : les ouvrages seront donc l’un en allemand, l’autre en français. Le montant du prix, pour chacun des deux lauréats, est de 10 000 euros.

- Fondation Varenne : prix de thèse. La Fondation Varenne attribue douze prix, dont onze en droit.
Prix attribué chaque année.
Domaine : droit privé : concepts fondamentaux et droit comparé.

- Centre d’études des droits du monde arabe (CEDROMA) de la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth : prix de thèse Emile Tyan.
Prix attribué tous les deux ans (selon la page web et les prix attribués) et chaque année selon le règlement (PDF). Il faudrait se mettre d’accord ...
Domaine : droits des pays arabes, dans une perspective comparatiste avec le droit français.

- France-Amériques, ex-Comité France Amérique : prix de thèse France-Amériques. Ce prix est récent (2014). Les thèses doivent être issues d’une école doctorale française.
Prix attribué chaque année.
Domaine : sujets de droit, d’économie, de gestion, de science politique, d’histoire ou de civilisation, en rapport marqué avec les Etats ou les cultures d’Amérique du Nord, d’Amérique Centrale ou du Sud.

Pour aller plus loin

Les listes de prix de thèse en droit qui m’ont aidé à établir la présente liste :
- Prix et éditeurs de thèses en droit, blog du professeur Patrick Morvan, 25 novembre 2010
- Prix de thèse 2017, IRDAP
- Prix de thèse, Ecole doctorale 461 Droit et science politique, Université de Montpellier
- Financements de thèses et docteurs, Centre Jean Bodin, Université d’Angers
- Prix de thèse en droit public et science politique, Institut de droit public et de science politique (IDPSP), Université Rennes 1
- Les grands prix du monde juridique, Village de la Justice.


Lancement du prix Open Thèse

What’s the story ?

Mercredi 15 mai 2019

Lire la suite »

Le fonds de dotation de l’association Open Law vient de lancer officiellement à la Bibliothèque Cujas ce 15 mai le prix Open Thèse.

Le prix sera attribué chaque année. Trois thèses seront primées.

Pour consulter :

Il existait déjà plus de 100 prix de thèse en droit francophone [23], mais aucun jusqu’ici qui pousse explicitement l’open access. C’est ainsi qu’est venue l’idée de ce prix.

S’inscrivant dans le mouvement Science Ouverte et dans la lignée des recommandations de la Commission Européenne dans le cadre du programme H2020, le Prix Open Thèse récompense et promeut la mise en accès libre des thèses de droit, pratique qui reste trop rare dans les écoles doctorales françaises lorsqu’il s’agit de travaux d’ordre juridique.

Le prix est soutenu par les mécènes suivants :

A noter :

  • le discours de Gilles Dumont : il a notamment cité :
    • en introduction, le rêve de chaque docteur de voir sa thèse publiée "en papier" et le très faible nombre d’élus
    • la diffusion des thèses se fait beaucoup trop en circuit fermé, limite consanguin
    • surtout, absence de rayonnement de la doctrine à l’étranger
    • des actions conjointes et convergentes, dont le développement d’Univ-Droit et la volonté de la conférence des doyens d’obtenir une cartographie la plus précise possible de la science juridique française.
  • le soutien affiché de la bibliothèque Cujas et le discours d’accueil engagé de sa directrice. C’était bien le lieu où il fallait organiser ce lancement
  • la présence d’un tiers des mécènes
  • et l’emballement de la twittosphère.

Le prix Open Thèse cherche désormais ses candidats.

Les concurrents seront des doctorants ayant récemment soutenu leurs thèses, et l’ayant déposée en accès libre dans une archive ouverte. Le jury est composé de membres issus du monde universitaire, promoteurs du mouvement Open Science, professeurs, maîtres de conférence ou documentalistes juridiques universitaires :

  • Gilles Dumont, professeur de droit public à l’Université de Nantes, directeur délégué de la Fondation Ius et Politia, directeur du GIP et président du conseil d’administration de l’Université Numérique Juridique Francophone (UNJF) et grand "publicateur" en open access sur HAL
  • Olivia Tambou, maître de conférences, spécialisée en droit du marché intérieur, Université Paris-Dauphine
  • le professeur Gilles Auzero, spécialiste de droit du travail, Université de Bordeaux
  • Philippe Dupichot, professeur de droit privé à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • le professeur Bruno Dondero, figure novatrice de l’enseignement du droit : il a proposé l’un des premiers MOOC en droit des sociétés, il a accompagné le programme Economie numérique du Droit d’Open Law en 2016 et est aussi le directeur du premier DU créé en France de Droit et Informatique [24]
  • Célia Zolynski, professeure de droit privé, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • Lionel Maurel, directeur adjoint de l’INIST (CNRS) et auteur du blog Calimaq
  • Isabelle Gras, conservatrice de bibliothèque au SCD (service central de documentation) Aix-Marseille Université.


Ci-dessus une partie de l’équipe de travail lors du Village de la LegalTech 2018 (où le projet a été annoncé) : de gauche à droite : Gilles Dumont, Isabelle Gras, Olivia Tambou, Jean Gasnault, coordinateur du programme Open Doctrine d’Open Law


1 | 2 | 3 | 4 | 5

Dernières brèves