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Dernier ajout : 7 février.

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Twitter — Un réel investissement en temps, pour quelle rentabilité ?

Jeudi 28 mars 2013

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Nous sommes en 2013 et Twitter s’est imposé — non comme un outil de suivi de ce qu’on fait comme le voulait ses créateurs au départ — mais comme un outil d’information rapide, notamment de dissémination de scoops et de signalement de bons articles en ligne (le titre ou un résumé en une phrase et le lien — impératif, le lien — suffisent).

D’abord dubitatif début 2009 devant l’engouement français pour ce nouveau réseau social, j’ai changé d’avis et je m’y suis mis fin 2009 [1].

Mais l’investissement en temps nécessaire pour être en avance sur la concurrence, le manque de fonctionnalité native "un tweet = automatiquement un e-mail" [2] et la difficulté de cibler correctement son sujet à coup de mots-clés ou de tags limitent sérieusement son utilisation pour les professionnels non (ou peu) veilleurs.

A moins d’être un veilleur professionnel ou dans une logique marketing, on aura souvent intérêt à ne suivre que trois ou quatre sources fortement sélectionnées. Vouloir aller au-delà prendra souvent un temps énorme (de 1 à 2 heures par jour) pour un rendement peu à la hauteur. En effet, après avoir évacué les tweets non pertinents, il faut lire les documents liés. Sinon, le risque d’erreur ou de mauvaise interprétation est grand. De plus, ces documents, le plus souvent gratuits, manquent de valeur ajoutée (i.e. de commentaire et notes). Répétons nous : Twitter — comme Facebook et la plupart des réseaux sociaux — a un aspect marketing fort [3], ce qui influe sur son contenu.

En effet, les outils traditionnels que sont les revues, la presse et les newsletters suffisent déjà largement à inonder les professionnels du droit en information. Dans un des premiers billets de ce blog, je parlais déjà, à propos des newsletters, d’une « douche froide » ...

Maintenant, il est vrai que si on a un budget très contraint, certains comptes Twitter sélectionnés peuvent aider. Ceux des éditeurs et des rédacteurs-en-chef des revues sont souvent à privilégier. Je pense par exemple à ceux de Dalloz, de la Documentation Organique (Le Fil Digest DO) ou de Net-Iris.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, veilleur, formateur


Les médias traditionnels sélectionnent et synthétisent ...

Médias traditionnels c/ "pure players" : la fiabilité n’est pas forcément là où on le croit

... mais les publications scientifiques et les blogs d’experts sont souvent plus fiables

Mercredi 27 février 2013

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Je ne peux que vous recommander la lecture comparée de ces documents sur l’algorithme de Google News, expliqué (ou plutôt deviné devrait-on dire) à travers son brevet :

Les médias traditionnels pensaient que Google News les considéraient toujours comme des sources de référence à privilégier dans le classement des résultats ("ranking"). C’est du moins ce que la lecture de la nouvelle version du brevet sur Google News leur faisait écrire. Eh bien, ils avaient tout faux !

Non seulement Bill Slawski démontre que de nombreux médias traditionnels américains (y compris un professeur de journalisme !) se sont trompés en lisant la mauvaise version/au mauvais endroit du brevet Google News [5], mais de plus, sur son compte Twittter, il explique que les médias traditionnels, y compris les agences de presse, sont presque toujours en retard sur d’autres sources, comme les blogs d’experts, par exemple (on pourrait ajouter les communiqués des sociétés et des institutions, postés sur leurs sites web). Le pire est que si B. Slawski a pu mettre un commentaire sous l’article de Monday Note, l’article lui-même n’a pas été corrigé depuis le 24 février (trois jours). Ni celui de Computerworld, dont l’auteur a pourtant dûment été prévenu par Slawski.

Contre les agences de presse et journaux, Slawski met aussi en avant, dans un précédent billet sur le brevet de Google News publié en 2009 [6] ... les publications scientifiques, eh oui ! Je traduis :

« Par exemple, si une dépêche est sortie sur une nouvelle découverte en physique, et qu’un site de bonne réputation et respecté sur l’actualité des sciences physiques a publié une article perspicace et détaillé sur cette découverte, cet article pourrait être une meilleure source sur ce sujet. Meilleure parce que même si la dépêche a été écrite par un média qui a publié un scoop sur cette découverte, qui a plus de journalistes, qui vend plus d’exemplaires, qui est lu par un public beaucoup plus international, qui a un grand nombre de bureaux et qui publie depuis les années 1800, elle a été écrite par quelqu’un qui ne sait pas grand’ chose en physique ... »

Pourquoi considérer comme une autorité en matière de fiabilité/pertinence/autorité de l’information un référenceur, un optimiseur de sites web ? Parce que cela en fait de lui un spécialiste non seulement des moteurs de recherche mais de la recherche et de l’influence sur le Web en général.

Les SEOs n’inspectent pas que les moteurs de recherche : faut-il rappeler qu’avant les moteurs il y avait les annuaires et que depuis sont apparus les médias sociaux (Facebook, Twitter, Pinterest etc.) ? Cela fait également d’eux des spécialistes du référencement. Or la base du référencement, c’est le lien hypertexte, d’où qu’il provienne (blog, tweet, article scientifique, article de journal etc.). Les (bons) SEOs sont donc bien placés : ils ont donc une vision comparatiste. En ce qui concerne Slawski, c’est un SEO de référence dans son métier.

Mais la vision d’un SEO n’est pas la seule pertinente. L’utilisateur intensif, le lecteur gros consommateur d’info est lui aussi bien placé. Walt French, un "investment manager" américain, répond ainsi par un tweet à B. Slawski que, s’il reconnaît leur retard, les médias traditionnels lui apportent une "prioritarisation" (et ajouterais je, sélection et synthèse), lui prenant ainsi beaucoup moins de temps que la lecture de blogs etc. C’est là une opinion et une pratique que je défend fréquemment.

Slawski répond alors à French qu’il utilise justement Google News pour avoir un "news coverage". Et French de répondre — à mon sens avec raison — que la présentation et la sélection des infos ne correspond pas à la façon dont les humains consomment l’information (« unfit for human "news" use »).

Cette affaire est l’occasion de rappeler l’importance d’évaluer l’information disponible sur le web et la fiabilité des sources (voir par exemple ce mémoire [7] ou cette liste de liens (URFIST Rennes) pour les détails et ce document ou celui-ci pour les bases basiques). Une telle évaluation doit aller jusqu’à vérifier les compétences non seulement des "pure players" (médias pur Internet) mais aussi celles des médias traditionnels, surtout sur des sujets scientifiques, économiques et financiers ou juridiques. Autrement dit, il faut lire le document primaire [8] et aussi croiser les sources, comme disent les journalistes.

L’exemple d’erreur décrit ci-dessus n’est pas si rare que ça. On peut même trouver des statistiques officielles contestables [9] ...

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, formateur en recherche et veille


Un blog de professeur de droit au contenu très riche

daniel-mainguy.fr : un site à la fois très universitaire et très personnel

Jeudi 14 février 2013

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Voici un blog de professeur de droit au contenu très riche. Les sites d’enseignants en droit sont relativement rares et à ce niveau de contenu, encore plus rares [10].

En effet, le blog de Daniel Mainguy, professeur à la faculté de droit de Montpellier (droit civil et droit des affaires) est à la fois très universitaire et très personnel.

Jugez-en. Il contient :


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