Portails juridiques officiels - Diffusion des données juridiques publiques

Dernier ajout : 13 juin.

Derniers articles

Open data : au tour de la base SARDE

Le "thésaurus" des textes publiés au JORF

Lundi 13 juin 2016

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Communiqué DILA début juin 2016 :

« L’éditeur officiel français, la DILA, poursuit son travail de mise à disposition de ses données et ouvre la base SARDE.

SARDE (Système d’Aide à la Recherche Documentaire Elaborée) est un référentiel conçu pour alimenter un mode de recherche thématique sur la majeure partie des textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Sont référencés les textes publiés dans l’édition "Lois et décrets" du Journal officiel ainsi que dans les Bulletins officiels diffusés par la DILA.

Ce référentiel comporte environ 16000 descripteurs organisés sur 2 niveaux hiérarchiques. »

La base est téléchargeable gratuitement et librement sur le Répertoire des informations publiques (RIP) de la DILA.

SARDE est un quasi-thésaurus. Sur Legifrance, elle permet une recherche par un sujet (large ou précis) sur les textes officiels et les Codes.


Une chronologie

Open data et données juridiques publiques en France : les pouvoirs publics sont lancés

La preuve par 10

Dimanche 5 juin 2016

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Finalement, le rapport de juillet 2011 rédigé par Mines Paris Tech pour le ministre en charge de l’économie numérique et la Délégation aux Usages de l’Internet "Les données publiques au service de l’innovation et de la transparence - Pour une politique ambitieuse de réutilisation des données publiques" (PDF) [1] et le débat sur l’opportunité de la gratuité des données publiques n’auront pas accouché d’une souris [2]. En tout cas dans le domaine juridique.

En effet, côté données juridiques publiques, les pouvoirs publics français sont vraiment lancés dans l’open data. La preuve par 10 chronologiquement :

- Mai 2011 : le Premier ministre François Fillon pose la nouvelle règle [3] : « la gratuité est le principe, la redevance l’exception » par sa circulaire du 26 mai 2011 relative à la création d’Etalab [4].

- 5 décembre 2011 : lancement du site Data.gouv.fr [5].

- 2012-2014 : ce n’est pas de l’open data mais ça va dans le sens de l’open data, ça accompagne ce mouvement : adoption des numéros et URL (adresses web) stables ECLI(European Case Law Indentifier [6] par la Cour de cassation et le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel en 2012 et 2013 [7] et ELI (European Law Identifier [8]) par la DILA en octobre 2014. ECLI et ELI permettent de citer (et à terme rechercher, y compris par des automates) respectivement les décisions de justice des juridictions des de l’Union européenne et des Etats membres et les textes officiels adoptés par l’UE et les Etats membres [9]. Même les JO ont leur ELI. Exemple : le JORF du 5 novembre 2014 http://www.legifrance.gouv.fr/eli/jo/2014/11/5 On voit aussi les ELI sous deux formes (selon que le texte a un numéro ou pas, par exemple pour les décrets), mais, par défaut, le NOR est intégré. Exemple pour le décret n° 2014-1315 du 3 novembre NOR : FCPT1413681D : ELI : http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2014/11/3/FCPT1413681D/jo/texte ; ELI : http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2014/11/3/2014-1315/jo/texte ECLI et ELI avaient préalablement été adoptés en 2011 et 2012 respectivement au niveau européen.

- 2013 : le Sénat publie les bases suivantes en open data sur le portail dédié data.senat.fr [10] :

  • les travaux législatifs (base Dosleg) : ensemble des informations sur les documents parlementaires déposés au Sénat (références depuis octobre 1977 et liens vers le texte intégral depuis octobre 1995)
  • les amendements (base Ameli) : ensemble des amendements déposés au Sénat en commission (depuis octobre 2010) et en séance publique (depuis octobre 2001)
  • les questions (base Basile-questions) : ensemble des informations sur les questions écrites et orales posées par les sénateurs au Gouvernement (références et/ou texte intégral selon la date de la question)
  • les comptes rendus des débats : ensemble des informations relatives aux comptes rendus intégraux de la séance publique depuis janvier 2003. Les comptes rendus intégraux eux-mêmes seront prochainement disponibles.

- Juillet 2013 : Un article discrètement niché dans la loi Fioraso sur l’enseignement supérieur [11] élargit aux chercheurs l’accès aux données de l’administration fiscale [12], jusque là particulièrement bien protégées, sous réserve d’un engagement de confidentialité [13] : « L’accès des tiers, à des fins de recherche scientifique, aux informations recueillies à l’occasion des opérations de détermination de l’assiette, de contrôle, de recouvrement ou de contentieux des impôts, droits, taxes et redevances prévus au code général des impôts peut être autorisé par décision du ministre chargé du budget, après avis favorable du comité du secret statistique institué par l’article 6 bis de la loi n° 51-711 du 7 juin 1951 sur l’obligation, la coordination et le secret en matière de statistiques. » Il s’agit de l’article 104 de la loi, qui modifie l’article L. 135 D du Livre des procédures fiscales (LPF) (voir l’article modifié).

- Novembre 2013 : publication du rapport Trojette sur l’ouverture des données publiques. Son titre est explicite : "Ouverture des données publiques - Les exceptions au principe de gratuité sont-elles toutes légitimes ?" La Gazette des communes le dit à sa façon : Open data : Le rapport Trojette habille pour l’hiver les redevances sur les données publiques.

- Juin 2014 : les licences Legifrance deviennent gratuites et quasi-open data [14] par le décret n° 2014-648 du 20 juin 2014 modifiant le décret n° 2002-1064 du 7 août 2002 relatif au service public de la diffusion du droit par l’internet [15] et son arrêté d’application du 24 juin 2014 relatif à la gratuité de la réutilisation des bases de données juridiques et associatives de la direction de l’information légale et administrative [16].

- Eté 2014 : la DILA met concrètement en téléchargement libre, gratuit et anonyme les bases JORF, CONSTIT, CNIL, ASSOCIATIONS et DEPOTS DES COMPTES ANNUELS DES ASSOCIATIONS [17].

- Octobre 2014 : la DILA prépare l’ouverture (diffusion gratuite) des informations légales et données économiques sur les entreprises publiées dans ses trois bulletins officiels BODACC, BOAMP et BALO (information du 30 octobre 2014).

- Octobre 2014 : la DILA organise un prix Open Law de l’accès au droit [18]. Présentation des projets en lice le 11 décembre 2014.

- Septembre 2015 : la DILA met concrètement en téléchargement libre, gratuit et anonyme les bases CASS (arrêts publiés au Bulletin), INCA (INédits de la CAssation), CAPP (sélection d’arrêts de cours d’appel) et JADE (Conseil d’Etat et cours administratives d’appel) [19].

- Fin 2015 : le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a annoncé le 12 novembre 2014 que d’ici fin 2015 plus de 800.000 documents de l’AN seront accessibles en open data [20]. Le compte rendu de la réunion du mercredi 12 novembre 2014 organisée par le Bureau de l’Assemblée nationale liste des informations qui seront concernées par cette ouverture :

  • les documents parlementaires ;
  • les coordonnées des députés ;
  • les mandats ;
  • le résultat des scrutins publics ;
  • le rattachement des députés à un parti politique ;
  • l’utilisation de la réserve parlementaire ;
  • la liste des représentants d’intérêts inscrits sur le registre ;
  • la liste des personnalités auditionnées par les commissions ;
  • la présence des députés en commission.

- Avril 2016 : le code source du calculateur d’impôt (dit "Calculette Impôts") est mis en libre accès gratuit [21] sur OpenFisca.

- Fin mai 2016 : le thésaurus des textes publiés au JORF (textes officiels et Codes), SARDE, est mis par la DILA en open data [22].

Voilà, on en est là. Pour l’instant. Comme qui dirait : « What’s next ? »

Emmanuel Barthe
juriste veilleur, spécialiste des données publiques juridiques


La dématérialisation des publications officielles touche à sa (ses) fin(s)

Au 1er janvier 2016, le Journal officiel papier disparaît

Après les BO, le JO

Mercredi 20 janvier 2016

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Après (quasiment-tous) les Bulletins officiels (BO) [23], le Journal officiel (JORF) est dématérialisé, la version imprimée disparaît.

Les textes

Voici les textes officiels, tous publiés au JO n° 297 du 23 décembre 2015, qui permettent ce passage au pur numérique :

Le problème des naturalisations et changements de nom

Concernant les décrets de naturalisation et de changement de nom, lors de l’apparition du JO numérique sur Legifrance et sur journal-officiel.gouv.fr, le choix avait été fait de ne pas les publier en numérique vu le caractère nominatif et sensible de ces informations et après avis en ce sens de la CNIL (application de la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978). Ces textes n’étaient donc pas publiés dans les versions en ligne du JO mais uniquement sur sa version imprimée.

Avec la dématérialisation, donc la suppression de cette version papier, les changements de nom et naturalisations doivent donc migrer en ligne tout en empêchant leur indexation par les moteurs de recherche [24]. La DILA a donc mis en place :

  • un avertissement expliquant que ces informations sont protégées et ne doivent pas faire l’objet d’une réutilisation/rediffusion telles quelles
  • et un système d’accès anti-robots à ces décrets de type captcha (on demande à l’internaute le résultat d’une addition).

La page du site Legifrance intitulée Recherche d’une information nominative à accès protégé dans un numéro du Journal officiel depuis le 1er janvier 2016, accès au PDF décrit en détail les catégories d’« informations nominatives à accès protégé » (INAP)‎ et comment y accéder désormais. Les premiers décrets protégés de cette façon ont été publiés au JORF du 20 janvier 2016 (voir tout en bas la partie Annonces).

Les aspects financiers

Extraits du rapport Anziani sur le projet de loi [25] (le gras est d’origine) :

« L’élaboration et l’impression de la version papier du Journal officiel est devenue, selon les indications du directeur de l’information légale et administrative, une partie secondaire des missions de la SACIJO.
[...]

Ce changement s’inscrit, au demeurant, dans un mouvement général de dématérialisation continue des publications officielles. Ainsi, 9 bulletins officiels ministériels édités par la DILA sont uniquement publiés sous forme électronique. Ont été également dématérialisées les éditions du Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP), depuis 2012, et du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc) en 2015.

L’économie financière pour l’État est notable sans être déterminante puisque, selon les informations transmises à votre rapporteur, l’impression quotidienne de 1 676 exemplaires du Journal officiel de la République française conduit à un million d’euros de dépenses annuelles de fonctionnement, couvertes en partie par le montant, en baisse constante, du produit des abonnements qui s’élève à 600 000 euros. L’économie nette attendue peut donc être évaluée à près de 400 000 euros, sachant que la dématérialisation intégrale du Journal officiel nécessitera un investissement de l’ordre de 100 000 euros pour ajouter les déclinaisons informatiques nécessaires à l’outil de production éditorial existant (STILA).

La dématérialisation intégrale du Journal officiel de la République française présenterait également des effets environnementaux positifs en évitant l’impression sur papier des exemplaires quotidiens. »

Quelles publications officielles restent imprimées aujourd’hui ?

Extrait de l’actualité publiée en ligne par la DILA sur son site [26] :

« Au 1er janvier 2016, à propos des éditions JO :

  1. Bulletin officiel des décorations médailles et récompenses (BODMR) – Edition papier maintenue
  2. Journal officiel – Associations – Edition dématérialisée
  3. Journal officiel - Documents administratifs – Edition dématérialisée
  4. Journal officiel - Lois et décrets - Tables mensuelles et annuelle – Edition supprimée
  5. Journal officiel - Tables Débats du Sénat - Compte Rendu – Edition supprimée
  6. Journal officiel - Débats de l’Assemblée nationale – Questions-Réponses – Edition dématérialisée
  7. Journal officiel - Débats du Sénat – Questions-Réponses – Edition dématérialisée
  8. Journal officiel de la République Française - Avis du Conseil économique, social et environnement (sous forme de fascicules couleur). – Edition papier maintenue »

A noter que le Bodacc a été dématérialisé au 1er juillet 2015. Seuls donc, demeurent en version papier :

  • le BOAMP semble t-il — pour combien de temps ?
  • le Bulletin officiel des décorations médailles et récompenses, comme précisé supra
  • le JO Avis du CESE, comme précisé supra.

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