Logiciels, Internet, moteurs de recherche

Dernier ajout : 18 octobre.

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Yahoo Search un an après : enfin un vrai concurrent pour Google !

Vendredi 11 février 2005

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[mise à jour au 12 novembre 2009 : Yahoo bientôt renverra les résultats du moteur de Microsoft, Bing. Ce devrait donc être bientôt la fin de Yahoo Search. Mais la signature de l’accord a été repoussée ... Tenter une recherche alternative sur Yahoo garde donc encore son intérêt]

[mise à jour au 31 décembre 2008 : Yahoo Search ne peut aujourd’hui plus prétendre concurrencer Google en puissance ni, parfois, en pertinence des résultats. Cet article n’est donc plus tout à fait à jour]

Yahoo a lancé le 18 février 2004 son moteur de recherche à lui, baptisé Yahoo Search, cessant son partenariat avec Google [1].

Des fonctionnalités quasi-identiques à celles de Google

Mais son interface et ses fonctionnalités ressemblent énormément à celles de Google, à tel point qu’on peut parler d’un quasi-décalque. L’onglet Images, resté quelque temps "motorisé" par Google, est aujourd’hui doté d’une base de données d’images fréquemment plus grande que celle de Google. L’onglet Actualités diffuse des actualités fournies par Reuters.

La technologie du moteur de recherche de pages web, totalement nouvelle (pas une reprise de celles d’Inktomi ou AltaVista), arrive sur des questions simples au même niveau de pertinence des résultats, mais pas sur des questions complexes (plus de 3 mots, mots ambigüs).

La version anglo-saxonne du nouveau moteur : http://search.yahoo.com
La version française : http://fr.search.yahoo.com

La présentation des résultats fait penser à celle de Google : sobre, police de caractères Arial taille 2 en code HTML (correspond à la taille 10 sous Word), avec un peu de pub en haut. 20 résultats par page (c’est plus pratique que Google qui par défaut n’en met que 10).

Il existe également :

Tout comme sur Google, les formats bureautiques les plus utilisés peuvent être utilisés comme critères de recherche : Acrobat (PDF), Word (DOC), texte brut (TXT), Excel (XLS), PowerPoint (PPT). Enfin, encore une fois comme sur Google, on peut choisir d’afficher de 10 à 100 résultats par page.

Et toujours comme Google, un outil de traduction de mots ou passages courts. Le décalque de Google va même jusqu’à copier une idée récente de Google : un moteur de recherche de produits (comme le Froogle de Google). En France, cette fonctionnalité est faite par Kelkoo, partenaire de Yahoo France http://fr.shopping.yahoo.com (Yahoo vient de racheter Kelkoo fin mars 2004 ; lire l’article de l’Atelier BNP Paribas Yahoo ! rachète Kelkoo 475 millions d’euros).

Enfin, Yahoo Search offre une barre d’outils pour l’interroger sans aller sur son site et une mesure de pertinence, le Yahoo Web Rank ! (lire Google PageRank, Meet Yahoo Web Rank ! / Danny Sullivan, SearchEngine Watch, 02/04/2004)

Des résultats presqu’aussi pertinents que Google, mais en partie différents, et plus pertinents que ceux de MSN Search

Un test rapide mené en avril 2004 semble montrer une pertinence des 20 premières réponses très proche de celle de Google. Par exemple avec ma requête fétiche (droit français) en restreignant à la langue française :
Yahoo France Recherche : http://fr.search.yahoo.com/search/fr?ei=UTF-8&fr=sfp&p=droit+fran%C3%A7ais&y=y
Google.fr : http://www.google.fr/search?as_q=droit+fran%E7ais&num=20

Enfin, Chris Sherman, grand spécialiste américain des outils de recherche (c’est même un pionnier, un des tout premiers), explique dans l’article cité supra que la taille de l’index des deux concurrents semble proche. En clair : Yahoo Search serait aussi puissant que Google dans la course à la taille.

Résultat : aux Etats-Unis, peu de temps après le lancement de Yahoo Search, la part de marché détenue par Yahoo dans la recherche Internet a nettement augmenté (Sullivan : No One Will Win Search War / Pamela Parker, ClickZ News, 02/03/2004).

Le moteur semble même aujourd’hui (février 2005) légèrement plus pertinent que lors de son lancement et domine nettement la nouvelle version de MSN Search, le moteur de Microsoft. Un exemple de la pertinence des résultats de Yahoo Search : référé administratif : Yahoo Search France trouve en 11e position une circulaire relative aux référés devant le juge administratif absente des 30 premiers résultats de Google.fr, et la comparaison avec MSN Search France est flatteuse pour le moteur de Yahoo. Yahoo Search est également meilleur que Teoma qui se débrouille pourtant pas mal du tout.

Une ombre plane : le référencement payant

Un bémol toutefois : Abondance, le site français de référence sur les moteurs de recherche et le référencement, signalait récemment que "Yahoo ! lance son offre de "paid inclusion" et annonce la fusion de ses moteurs".

Extraits :

« Yahoo ! et Overture viennent de lancer aux Etats-Unis leur offre de référencement payant ("paid inclusion"). Ce type d’offre garantit la présence des pages dans l’index du moteur et leur rafraîchissement à des délais très courts (généralement tous les 2 à 5 jours). Aucune garantie de positionnement n’est cependant proposée. [...]
D’autre part, sur le site d’AltaVista, il est indiqué que "Search results on AltaVista will soon be powered by Yahoo ! Search Technology". Il en est de même sur AllTheWeb : "Search results on AlltheWeb will soon be powered by Yahoo ! Search Technology"... La grande homogénéisation des moteurs de Yahoo ! est en route !! »

Cette offre de référencement payant "Site Match" pourrait à moyen terme relativiser l’intérêt du nouveau moteur Yahoo Search — et donc aussi de All the Web, Lycos et AltaVista — puisque les sites qui paieront verront leurs pages incluses plus vite dans l’index et rafraîchies toutes les 48h, contre de toute évidence un rafraîchissement moins fréquent pour les sites ne payant pas.

Yahoo proteste que son offre de référencement payant ne biaisera pas ses résultats, mais le doute demeure. Un article de Danny Sullivan (SearchEngineWatch) montre de nombreux exemples de réactions négatives dans la presse américaine [2]. De mon point de vue, ce doute est même techiquement permis : en effet, les sites indexés plus régulièrement et plus à fond fourniront forcément plus de réponses que les autres.

Rappelons toutefois que cette offre ne biaise pas aussi gravement les résultats que les pratiques de certains moteurs, notamment ceux qui étaient alimentés par Overture (connu jusqu’en octobre 2001 sous le nom de GoTo) [3], et dont le contenu était à plus de 50% payé (exemples : Goto justement, ou Excite) et qui, encore plus grave, faisaient monter les pages de leurs sites clients en tête des résultats normaux, sans même le signaler clairement, pratique que la Federal Trade Commission américaine (FTC) a condamnée [4].

Enfin, ainsi que le fait remarquer Danny Sullivan dans le même article, Google ne saurait être exempt de soupçons, si l’on considère qu’il aurait intérêt à favoriser, dans ses résultats, les sites qui affichent ses publicités (Google Adwords).

Conclusion : pour l’instant, complétons nos recherches Google avec Yahoo Search

Conclusion : dorénavant, on a intérêt à répéter sur Yahoo France Recherche les recherches menées sur Google.fr et c’est facile ! Deux bons moteurs valent plus qu’un tout seul. Cette pertinence restera t’elle inentamée par les effets du référencement payant ? Il semble pour l’instant (février 2005) qu’elle soit restée intacte, en tout cas dans mes recherches juridiques (j’utilise parfois Yahoo Search en complément de Google).

Emmanuel Barthe


DRM : les risques d’un futur proche

Lundi 6 septembre 2004

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Mettre en place un logiciel de gestion de contenu

Bref guide d’installation d’un CMS open source et du "package" AMP

Mardi 15 juin 2004

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Les logiciels de gestion de contenu (CMS) open source [5] sont à la fois simples et pratiques pour mettre à jour un site web — ou un intranet collaboratif — à base d’articles, brèves, annuaire de liens et forums. Cependant, leur mise en place est loin d’être aussi évidente que leur utilisation quotidienne.

C’est pourquoi j’ai rédigé ce petit guide, volontairement succinct afin de ne donner que la démarche. Pour les détails, je renvoie le lecteur aux guides d’installation détaillés disponibles sur les sites officiels de ces logiciels.

Comment monter son site web/intranet avec un CMS sous PHP/MySQL en quelques mots :

  1. choisissez un hébergeur ayant sur son serveur PHP et MySQL et allouant au moins 30 s. aux scripts PHP pour s’exécuter ("maximum execution time")
  2. choisissez votre CMS en lisant les articles de la rubrique Sites sous CMS de Framasoft, ceux de Boomtchak [6] ou de CMS Québec, ou encore celui écrit par votre serviteur (et qui en liste d’autres en annexe).
    Attention : listez préalablement ce que vous voulez faire avec votre CMS, car selon les CMS, certaines fonctions sont absentes. Ainsi, SPIP ne permet pas de monter un forum pur : un forum, sous SPIP, est obligatoirement rattaché à un article. Mambo, lui, ne possède aucun forum.
    Personnellement, j’ai choisi SPIP. Pourquoi ? Lisez mon bref article sur les CMS sur ce site
  3. téléchargez les logiciels "compagnons", notamment les A et M de LAMP [7] :
    • Easyphp, si vous êtes sous Windows. EaysyPHP permet d’installer et de faire tourner en local (c’est-à-dire sur votre PC) le serveur Web Apache, le langage de script PHP, PHPMyAdmin et MySQL
    • le CMS (SPIP ou Mambo Open Source)
    • un client FTP (le meilleur parmi les gratuits est FileZilla)
    • un éditeur Web WYSIWYG pour modifier les squelettes/templates, c’est-à-dire la mise en page (Dreamweaver et GoLive sont les meilleurs parmi les payants, Composer [8] le meilleur parmi les gratuits)
  4. lisez la documentation du CMS, et d’abord sa FAQ (réponses aux questions les plus fréquntes)
  5. chargez ("upload")le CMS sur le serveur de votre hébergeur avec le client FTP — ou sur votre serveur si vous êtes en intranet
  6. faites activer une base MySQL : pour cela, si vous montez un site web, il faut demander à votre hébergeur les données de votre connexion MySQL (adresse et nom de la base, login et password MySQL). Si vous êtes en intranet, contactez l’informaticien
  7. montez votre site ou intranet et écrivez y du contenu, testez le tout en local (c’est-à-dire sur votre PC, donc personne ne vous voit faire des bêtises ;-) dans le CMS avec votre PC grâce à Easyphp
  8. idem en ligne cette fois avec le CMS et le client FTP
  9. gérez votre base de données MySQL avec PHPMyAdmin
  10. c’est parti !

Si vous êtes dans le cas d’un intranet :

  • idem supra
  • si ce n’est qu’au lieu de choisir un hébergeur, il faut installer Apache, MySQL et PHP sur un serveur Linux ou Windows NT/2000 et qu’on n’a pas besoin d’un logiciel client FTP ni d’activer la base MySQL.

Quelques limites techniques :

Une fois le site ou intranet en production, attention aux limites de certains CMS :

  • dans certains cas, il faut découper les textes longs en plusieurs articles, afin de respecter les limites de la base de données MySQL
  • chez certains hébergeurs gratuits ou peu chers (comme Free ou Online), le délai maximal d’exécution des scripts PHP (cf supra) est trop court pour des textes dépassant les 2 pages A4, il faut donc découper les textes en plusieurs articles.

Emmanuel Barthe
utilisateur SPIP


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