Logiciels, Internet, moteurs de recherche

Dernier ajout : 10 juillet.

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Le bureau Windows idéal pour documentaliste

Mercredi 15 octobre 2008

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Serge Courrier, journaliste et formateur ADBS, auteur de "Utiliser les fils RSS et Atom", suggère les logiciels suivants pour un poste de formation aux techniques documentaires. Je dirais même que c’est un peu le poste informatique idéal pour un documentaliste. J’ai un peu enrichi sa liste, Patrick Peccate aussi. Voici le résultat.

Il y a là des logiciels pas mal du tout. Et même quelques suggestions que les professionnels de la documentation et de la veille pourraient tester.

Système d’exploitation :

  • Windows XP. NB : reste l’OS [1] le plus fréquemment rencontré en entreprise. A part quelques rarissimes exceptions chez les TPE, où on travaille sur Mac (Apple), Windows XP avec un réseau Windows Server domine outrageusement. Et ce ne sont pas les documentalistes qui choisissent
  • Vista
  • Mac OSX
  • Linux (reste à proposer une distribution simple à mettre en œuvre pour les non techniciens).

Bureautique [2] :

  • Microsoft Office 2003 (payant)
  • Open Office (gratuit, produit des documents très proches des formats MS Office)
  • Google Desktop (gratuit)
  • ThinkFree (en ligne)
  • Adobe > Acrobat Reader et Writer (lecture et édition de fichiers PDF).

Navigateurs :

  • Microsoft > Internet Explorer 7
  • Mozilla > Firefox 3.

Messagerie :

  • Microsoft > Outlook (cf suite Office)
  • Mozilla > Thunderbird (gratuit ; lecteur de fils RSS intégré ; très pratique : les fils sont vus comme des e-mails)
  • Google > Gmail (gratuit ; capacité de stockage très importante).

Image/vidéo :

  • Adobe > Schockwave Player (lecture d’animations)
  • Apple > QuickTime
  • convertisseur vidéo : Erightsoft Super
  • Adobe > Flash player (lecture d’animations Flash et de vidéos sur les sites comme YouTuve ou Dailymotion)
  • Microsoft > Silverlight (concurrent récent de Flash)
  • Microsoft > Windows Media player
  • Real > RealPlayer (concurrent de Windows Media player)
  • VLC Mediaplayer (lecteur multimédia)
  • DivX (lecture de certaines vidéos AVI)
  • Adobe > Photoshop (retouche d’image et effets)
  • Adobe > Bridge
  • visualisateur et éditeur d’images :
    • IrfanView (gratuit)
    • XnView (gratuit)
  • éditeur de métadonnées d’images numériques : ExifTool et son interface graphique ExifToolGUI
  • HyperSnap ou SnagIt (capture d’écran fixe ; payants, en français)
  • screen casting (enregistrement decequi sepasse sur l’écran de l’ordinateur :
    • Camtasia (payant)
    • Camstudio (gratuit).

Son :

  • lecteur MP3 et gestionnaire de podcasts :
    • Apple > iTunes (gratuit)
    • AOL > Winamp (gratuit ; concurrent et alternative solide à iTunes)
  • eEnregistreur et éditeur audio : Audacity.

Téléchargement et décompression :

  • client FTP : FileZilla
  • gestionnaire et accélérateur de téléchargement et upload : Net Transport
  • logiciel de compression/décompression généraliste : Power Archiver (payant, sauf la version 2000).

Lecteurs de fils RSS :

  • FeedDemon (gratuit en anglais, puissant et facile à synchroniser avec un lecteur en ligne et un téléphone mobile ou smartphone)
  • RSS Bandit (gratuit en français, excellent pour lefiltrage ârmot clé)
  • FeedReader (gratuit et en français, très simple d’utilisation et existant en versionPHP/SQL)
  • Mozilla > Thunderbird (comprend un module de lecture de fils RSS intégré ; voir supra).

Logiciel de gestion des idées et de présentation :

  • FreeMind (gratuit, en français)
  • Mind Manager.

Editeur de pages web :

  • Adobe > Dreamweaver (payant ; sophistiqué, très puissant, peut gérér un site complet)
  • Nvu (gratuit ; simple éditeur de pages web).

Logiciels de veille :

  • C4U (gratuit, basique)
  • Aignes > WebSite Watcher (payant, peu cher, en français)
  • KBCrawl > KBCrawl (payant, métamoteur, plus cher, en français).

Divers :

  • Adobe > AIR
  • Google > Gears (au minimum Google Toolbar)
  • Microsoft > .Net Framework
  • Sun > Java
  • gestionnaire PHP/SQL : Easy PHP.

Pour être complet, ajoutons les logiciels en ligne — à installer eux chez votre hébergeur ou sur votre serveur (intranet) — possibles (CMS, blogs) : voir nos articles Logiciels pour tenir son journal en ligne (blogs), Mettre à jour facilement un intranet ou un site documentaire : les logiciels de gestion de contenu (CMS) et Mettre en place un logiciel de gestion de contenu. En payant, citons la solution intranet de Microsoft, SharePoint.


La combinaison des nombreuses fonctionnalités de Google et de son caractère de compagnie publicitaire entraîne des risques d’influence, de perte d’informations et de non-respect de la vie privée

Google Warning

Ses concurrents (Yahoo, Microsoft, France Telecom/Orange, ...) sont eux aussi concernés, mais pour l’instant à un degré moindre

Lundi 10 septembre 2007

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Même si nous autres documentalistes et juristes l’utilisons d’abord pour ses fonctions de recherche [3] et de veille [4], Google n’est plus aujourd’hui un simple moteur de recherche. Plus du tout, même.

Or, cette diversification, la collecte de données nominatives croissante qui va de pair avec et leur recoupement par les sociétés qui possèdent les moteurs de recherche, posent dès maintenant et plus encore pour l’avenir des questions gênantes en terme de protection des informations les plus personnelles et privées ("privacy" [5], de divulgation de secrets d’affaires/espionnage économique et de "censure" de fait sur des sources d’information ne faisant pas partie des partenaires des moteurs ou peu ou pas indexées par eux [6].

Pour vous faire une idée, voyez cette nouvelle fonctionnalité de Google, également disponible sur le moteur français Exalead, de recherche de photos d’une personne par son nom [7]. C’est très pertinent, beaucoup plus que la fonctionnalité standard de ces mêmes moteurs. Il suffit que traîne sur le Web une photo — autorisée ou non — de vous et elle devient si facile à trouver pour quiconque ... [8]

Et le constat est le même pour ses grands concurrents mondiaux Yahoo et Microsoft [9], voire locaux (France Telecom avec sa filiale mobile Orange, son moteur de recherche Voila et sa librairie en ligne Alapage, par exemple).

Du point de vue de ses ressources financières, Google est, à plus de 95%, un afficheur de pub [10] doublé d’une régie publicitaire (Google AdSense, Google AdWords, Google Analytics (ex-Urchin)).

Du point de vue des innombrables produits/fonctions [11] que Google offre [12], leur combinaison peut permettre — et permet déjà à certains étudiants aux Etats-Unis — de voir sa journée, ses rencontres et ses communications en tout genre organisées à travers voire par Google :

  • GMail : la messagerie webmail de Google, gratuite et incluant un antispam très efficace, est très utilisée et tend à remplacer les Yahoo Mail, Caramail et autres Hotmail auxquels nous étions habitués
  • Google Reader + FeedBurner : deux lecteurs/aggrégateurs de fils RSS, le premier en ligne sur les serveurs de Google, le second logiciel à installer sur les ordinateurs : permettent de savoir quels fils les internautres suivent et quelles infos sur ces fils ils choisissent de lire. Comme si votre éditeur lisait par dessus votre épaule. Ce qu’ils font déjà sur les bases de données en ligne grâce à leurs statistiques de consultation [13], comme LexisNexis ou Lamyline Reflex
  • Google Maps (vue du ciel à moins de 100 m de haut) + Google Earth (version logicielle plus puissante du site Google Map) + Street View (vue des rues à hauteur d’yeux) : permet la localisation et la vue en image de définition correcte (sans plus, mais pour l’instant ...) et de tout bâtiment ou activité (voire la surveillance : périodicité de mise à jour insuffisante, pour l’instant ...)
  • Ubuntu : un système d’exploitation d’ordinateur [14] de la gamme Linux concocté par Google + Google Tools : des outils bureautiques, que Google vend d’ores et déjà aux entreprises + Google Box : un moteur de recherche pour intranet : permet de conquérir l’informatique et le réseau internes des entreprises
  • ajoutons que Sergey Brin, un des deux fondateurs de Google, a investi et fait investir Google, dans la génétique, notamment le décryptage complet du génome humain.

Quelques sites et documents parmi de nombreux autres :

Toutefois, comme le soulignent [15] un certain nombre de commentaires de spécialistes du Web, des moteurs de recherche ou du droit :

  • d’une part, il s’agit là de prestations ou fonctions auxquels on peut parfaitement ne pas souscrire. Leur gratuité les rend alléchants, mais non obligatoires. La gratuité totale n’existant pas, elle comporte ici comme ailleurs des contreparties ... Autrement dit, il faut prendre en compte le modèle économique qui prévaut chez les moteurs de recherches
  • d’autre part, il faut lire les clauses des longs contrats d’adhésion de ces produits (en anglais : small print, c’est-à-dire petits caractères) et les analyser. Elles *lient* l’utilisateur à Google.

On répond à ces objections — à mon avis tout à fait sensées — que :

  • on sait depuis longtemps que Monsieur tout le monde ne prête guère attention aux clauses écrites en petits caractères (cf avec les licences des logiciels Microsoft) et les respecte encore moins (cf le taux de piratage/contrefaçon en France en 2005 des logiciels ou celui dans le monde en 2003 tels que relevés sur le site web de la BSA)
  • ces applications étant uniquement disponibles/utilisables en ligne, faire respecter ces contrats est infiniment plus facile qu’en matière de logiciels installés sur des ordinateurs personnels
  • l’utilisation de ces applications Google se répandant, voire pour certaines (Google Web, Google News, Google Alert, GMail, ...) se généralisant, elles vont concerner de plus en plus de personnes, et qu’il va donc devenir de plus en plus difficile d’y échapper.

Ces objections ne me semblent aujourd’hui plus suffisantes pour arrêter là le débat. Juste un exemple : Yahoo a livré à la police chinoise les traces qu’un internaute chinois, opposant politique à certains aspects du régime choinois, avait laissé sur ses serveurs. Il s’agit là d’un type de traces non publiques, normalement connues du seul moteur. [16] Question : si Yahoo choisit de se soumettre à ce genre de réquisition, quelle peut être son attitude vis-à-vis de fonctionnalités et d’informations librement et publiquement accessibles ?

Emmanuel Barthe
"nerd", documentaliste et juriste attaché au "privacy" même si (ou plutôt d’autant que) il publie beaucoup sur Internet


Un "mini-Visio" à l’intérieur de Word, Excel et PowerPoint ...

Dessiner un organigramme sur ordinateur sans Visio

... ou mieux : des programmes équivalents et gratuits

Mardi 3 juillet 2007

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Pour dessiner un organigramme, un graphique ou le plan d’un réseau à l’écran, vite et bien, le logiciel Visio, racheté par Microsoft en janvier 2000, est idéal. Mais, tout comme le SGBD Access ou le portail intranet SharePoint, il ne fait pas partie des logiciels compris dans les packs Office [17].

Alors ? En entreprise, le service informatique est souvent réticent à acheter Visio et s’il en a quelques licences, à l’installer sur le poste de quelqu’un qui n’en a pas besoin en permanence. Et si vous êtes à la maison, il faut reconnaître que Visio n’est vraiment pas donné : 255 euros TTC au minimum (neuf).

Alors ?

Alors, deux types de solutions :

- Utiliser les substituts de Visio inclus dans Word, Excel et PowerPoint :

  • jusqu’aux versions 2000, utiliser les formes Organigrammes des fonctions de dessin. Pour cela :
    1. clic droit sur la barre de boutons en haut : cela affiche la liste des barres de boutons disponibles
    2. cliquez sur Dessin : la barre de boutons Dessin s’affiche en bas
    3. cliquez sur Formes automatiques (en anglais : AutoShapes) > Organigrammes
    4. choisissez la forme voulue puis cliquez dans le document pour la créer et la dimensionner
    5. cliquez sur le trait et joignez deux formes
    6. pour déplacer les formes et traits ensemble, cliquez sur elles en maintenant les touches MAJ et Ctrl enfoncées, puis clic droit > Groupe > Grouper
    7. gros inconvénient : les traits une fois "groupés" restent "raides" et si on ne "groupe" pas, il faut les déplacer individuellement et les "reconnecter" aux formes
  • depuis les versions 2002 d’Excel, PowerPoint et Word, une barre de boutons flottante Connecteurs a été ajoutée parmi les fonctions de Dessin : Elle s’apparente à un véritable mini-Visio aux capacités limitées, mais les traits reliant les formes les suivent enfin dans tous leurs déplacements sans problème. En revanche, la gamme de modèles de traits et de formes est vraiment squelettique

- Il est donc recommandé, dès qu’on dépasse une utilisation épisodique, d’installer un des deux équivalents, gratuits et fonctionnant sous Windows, de Visio :

  • Dia, un logiciel libre ("open source"), souvent cité à côté de The Gimp [18], l’équivalent open source de Photoshop, le logiciel d’édition d’images d’Adobe. Dia a toutefois quelques lacunes :
    • il manque de modèles de dessin disponibles hors des secteurs de l’informatique et de l’électronique et de l’ingénierie. Par exemple, pas de fonds vraiment adaptés pour dessiner un organigramme ou un plan de bureaux. Cela dit, on peut parfaitement se débrouiller avec les formes standards (nommées dans Dia : Formes assorties, Flux, AADL et father et mother ; voir aussi dans BPMN)
    • Dia n’offre pas de visualisation avant impression. On peut toutefois spécifier qu’on veut faire tenir son diagramme sur n pages

Emmanuel Barthe
documentaliste "geek"


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