Logiciels, Internet, moteurs de recherche

Dernier ajout : 18 octobre.

Derniers articles

Utiliser Google à 100%

Dimanche 17 septembre 2006

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[Pour une méthode de recherche sur Internet :

[NB : pour un tutoriel plus à jour et plus complet, voyez plutôt notre article Utiliser Google pour des recherches juridiques.]

Tout le monde ou presque utilise Google (cf le baromètre Xiti-1ère Position des outils de recherche francophones).

Mais qui sait comment il fonctionne et, surtout, comment l’utiliser à fond ?

Plus qu’un moteur de recherche

Car Google n’est pas qu’un simple moteur de recherche sur les pages web.

Il sait également chercher dans les articles de presse en ligne gratuits (onglet Actualités http://news.google.fr [1]).

C’est un outil de veille grâce à un système d’alerte par e-mail http://www.google.fr/newsalerts?hl=fr qui vous avertit dès qu’une nouvelle page d’un site contient les mots clés que vous avez demandés.

Google offre bien d’autres fonctions de recherche et services. Pour un panorama des fonctions et services offerts par Google ... et ses concurrents (au 6 novembre 2005), ainsi qu’une tentative de prédiction de l’avenir proche sur ce sujet, lisez le billet de Tristan Louis, un Français spécialiste des applications et sites web travaillant aux Etats-Unis [2]. Vous pouvez aussi consulter un historique de l’apparition des diverses fonctions de Google, sur GoogleGuide, par Nancy Blachman.

Des guides du très complet au très simple

Pour cela, allez donc lire et/ou vous entraîner sur :

Pour les passionnés

Ah ! et puis, pour les passionnés, lisez/testez aussi :

Bonne lecture et bonnes recherches !

Emmanuel Barthe
documentaliste


Une occasion à ne pas manquer pour les éditeurs

RSS ou Le futur de la veille

Une chance pour les internautes et les professionnels de l’information

Lundi 10 avril 2006

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[mise à jour au 31 décembre 2008 : dans le domaine juridique, les fils RSS restent encore largement du futur : voir notre article Veille : les limites des outils Web 2.0 ....]

Vous l’avez peut-être constaté, de plus en plus de sites web proposent les titres et abstracts de leurs nouveaux articles à travers des fils RSS : plus simples et plus rapides à produire qu’une newsletter, les fils RSS permettent également chez l’utilisateur un filtrage plus fin.

Le RSS : qu’est-ce que c’est ?

Format RSS

Le RSS est en fait un format de fichier XML très simple qui répertorie les références bibliographiques d’articles. Essentiellement : titre (champ title), adresse web (URL ; champ link), date et résumé. Le côté XML de la chose signifie simplement que le fichier doit obéir — plus ou moins selon les versions du RSS utilisé — aux règles de syntaxe définies par le XML, notament : « toute balise est écrite en minuscules » ou « toute balise doit être ouverte puis fermée ».

Fil RSS

Un fil RSS (en anglais "news feed"), c’est donc un fichier qui liste les nouveaux documents publiés sur un site web. Ce n’est pas une page web (c’est-à-dire un fichier au format HTML), ce qui explique pourquoi il n’est pas bien présenté, voire quasi-illisible, quand on le lit avec un navigateur web comme Microsoft Internet Explorer, Opera, Netscape Navigator ou Mozilla Firefox.

Voici à quoi ressemble, concrètement, du RSS. C’est un extrait du fichier RSS des brèves publiées par ce weblog : il s’agit de la liste des dernières brèves que j’ai publiées, précédées du rappel du nom et de l’adresse de mon blog :

- <rss version="0.91">
- <channel>
   <title>Le Journal d'un documentaliste juridique</title>
   <link>http://www.precisement.org/blog/</link>
   <description/>
   <language>fr</language>
   [...]
 - <item>
   - <title>Association française d'information funéraire</title>
   - <link>http://www.precisement.org/blog/breve.php3?id_breve=11</link>
     <date>2005-02-13 03:22:04</date>
   - <description>Informations juridiques et financières précises (y compris des mises en garde) sur les contrats d'obsèques et ceux d'assurance frais d'obsèques, la sélection d'une société de pompes funèbres, le transfert et la conservation du corps, les funérailles, la mise en bière et les concessions funéraires. Egalement les chroniques de Damien Dutrieux, consultant, enseignant et formateur, spécialiste du droit funéraire</description>
   </item>
 - <item>
 - <title> [...]
</channel>

Comme vous pouvez le constater, l’annonce de chaque brève est introduite par <item> et close par </item>. Entre ces deux balises d’ouverture et de fermeture, on trouve le titre de la brève (<title></title>), son adresse web (<link></link>), sa date de publication (<date></date>) et sa description (<description></description>). Et ainsi de suite.

Lecteur RSS

Enfin, un lecteur RSS ou aggrégateur de fils RSS (en anglais : "feed reader" ou "news aggregator"), c’est tout simplement un logiciel pour lire les fils RSS. Plus précisément, un logiciel [4] ou un site web (i.e. un aggrégateur en ligne) [5], qui affiche de manière lisible les fils RSS et permet de les classer et de les gérer individuellement ou en bloc.

Un véritable lecteur RSS doit notamment être capable d’importer un ensemble de fils RSS (i.e. les nouveautés d’un ensemble de sites web), ce qui évite de s’abonner "à la main" à plusieurs centaines de fils. Il doit être aussi capable d’exporter vos propres sélections de fils (ce groupe de fils RSS qu’on importe ou exporte s’appelle un fichier OPML [6]). Idéalement, un bon lecteur RSS doit être capable de ne pas re-télécharger les titres que vous avez supprimés (plus rare, ça : de toutes les solutions que j’ai testées, le plug-in pour Thunderbird est le seul à savoir le faire).

Le RSS : à quoi ça sert ? quels avantages ?

L’utilité du RSS pour les internautes : plus d’info, plus vite, et surtout mieux filtrée

Le RSS, c’est le rêve du "push" (l’utilisateur ne cherche plus l’information, elle vient vers lui) [7] devenu enfin réalité. C’est, pour l’utilisateur, la possibilité de lire plus d’informations en moins de temps et de manière plus confortable, sans être envahi par cette information. L’utilisateur en effet sélectionne lui-même les publications qui l’intéresse, et par des filtres par mots-clés [8], peut également trier dans un même fil RSS.

Le RSS, c’est donc une veille qui peut s’apparenter à la lecture des sommaires des revues, les sujets inintéressants en moins. Or, c’est encore ce type de veille — la lecture des sommaires de revues — qui reste le moyen favori des juristes pour tenir à jour leurs connaissances en droit.

Les clés du RSS pour les utilisateurs :

  • des fils RSS externes sont intégrables sur un site web ou un intranet ... sans autre effort que celui de les sélectionner. C’est ce qu’on appelle "syndiquer" des sites. Voir à titre d’exemple très parlant la quantité de fils RSS intégrés au site ServiceDoc.info de Stéphane Cottin et dont il lit et affiche une partie sur sa page d’accueil
  • mieux, des plug-ins gratuits (petits logiciels qui s’ajoutent au navigateur, notamment Internet Explorer — un exemple —, voire au logiciel de messagerie) permettent de lire facilement ces informations. Il est très probable que les prochaines versions de Outlook ou Internet Explorer intégreront en standard la lecture des fils RSS.

Les professionnels de l’information juridique ne devraient donc pas négliger le développement du RSS.

Moins de spam

Le RSS, c’est aussi moins de spam ou en tout cas un spam mieux contrôlé — spam qui est en train de "tuer" l’e-mail et par ricochet les newsletters. Spam qui a déjà largement contribué à tuer les forums de discussion Usenet (en anglais : "Usenet groups").

Les avantages du RSS pour les éditeurs juridiques

La clé du RSS pour les éditeurs : les bases éditoriales sont maintenant produites au format XML. Or le RSS n’est rien d’autre qu’un format XML très simple. Le produire à partir des bases de données éditoriales ne devrait donc pas être coûteux.

Que les lecteurs s’abonnent à ses fils, que des sites partenaires reproduisent les titres de ses publications ou que les juristes et documentalistes juridiques intègrent des fils RSS sur leurs intranets, l’éditeur peut ainsi faire de la publicité pour ses publications pour un coût dérisoire et sans avoir à "donner" du texte intégral ou des extraits, alors que ce texte intégral n’est qu’à un clic si l’internaute est abonné ou accepte un paiement au document — de type AlloPass par exemple.

Enfin, RSS ne met aucunement en danger la propriété intellectuelle des éditeurs : en effet, il ne diffuse que les titres et adresses web des articles, plus éventuellement — et c’est bien sûr très utile — un abstract. Créer un fil RSS pour une publication en ligne d’un éditeur ne donne en soi aucun accès au texte des articles.

LexisNexis US offre déjà un fil RSS pour les actualités juridiques de Mealey et Westlaw fournit une version RSS d’IntraClips, son composant pour intranet IntraClips. Du côté des données juridiques officielles brutes, le US Copyright Office publie depuis 2005 quatre fils RSS, permettant ainsi de se tenir à jour de Current Legislation et du Federal Register.

Pour aller plus loin

Pour découvrir des fils RSS juridiques :

  • Vingt-sept sites publics diffusant du RSS : une liste établie par le site Service-Public.fr au 24 février 2006
  • le fichier OPML de fils RSS juridiques (un fichier OPML permet d’importer dans un lecteur RSS un ensemble de fils sans avoir à le faire fil par fil invididuellement et "à la main") d’Arnaud Dumourier
  • celle beaucoup plus large (documentation juridique et fils américains inclus) établie par Stéphane Cottin sur son Juriblog
  • le travail de John Doyle : ce bibliothécaire américain de la Washington and Lee Law School a réuni les sommaires de plus de 600 revues juridiques américaines pour en faire autant de fils RSS. Il va bientôt s’attaquer aux revues non américaines, comme il l’explique dans sur son journal en ligne.

Pour plus d’informations sur le RSS, vous pouvez lire :

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique


Un wiki, c’est quoi et ça marche comment ?

Un outil pour aider les collaborateurs à participer à l’intranet

Mercredi 15 février 2006

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Les wikis, ce sont ces sites web où tout le monde peut créer ou modifier des pages, et ajouter des commentaires en bas de la page. On en parle beaucoup. Notamment pour les sites web d’associations, ou les intranets documentaires ...

Wiki : c’est quoi ?

Le plus célèbre d’entre eux est bien le projet
Wikipedia, une
encyclopédie libre (autrement dit, gratuite et librement
réutilisable) qui a prouvé un assez bon degré de fiabilité [9], même si ses articles n’atteignent pas le niveau d’exhaustivité,
d’expertise et de détails de la Britannica ou de
l’Universalis [10] (un exemple du côté encore très léger de
Wikipedia avec l’article "Droit").

Beaucoup d’avantages et quelques inconvénients

Mais qui sait qu’il est relativement facile de créer un wiki [11] — et plus facile encore de créer ou modifier une page d’un wiki — ou que les wikis rendent très aisée la participation des collaborateurs à la mise à jour des intranets ? Par ailleurs, l’allure visuelle (la "charte graphique") du wiki peut être mise aux couleurs et logos de n’importe quel organisme.

Les seules limites des wiki :

  • la syntaxe un peu bizarre pour les habitués de Word. Ainsi, pour obtenir du gras, il faut écrire __gras__ chez CraoWki [12] et ’’’gras’’’ chez MediaWiki (voir infra pour la syntaxe de MediaWiki). L’avantage de cette syntaxe, c’est que n’importe quel navigateur web peut modifier un site wiki. Les wikis sont indépendants des logiciels utilisés sur les ordinateurs des auteurs. De toute façon, certains wikis ont un éditeur de texte WYSIWYG avec des icônes de de style Word, soit en standard comme le logiciel payant et hébergé Centraldesktop soit par ajout d’un plug-in, comme TWiki
  • il est essentiel d’avoir un animateur qui amorce le processus et entretient la dynamique du groupe ?. Ce point est souligné par tous les articles cité ci-dessous
  • l’absence de hiérarchie des auteurs et de leurs contributions suppose un administrateur pour organiser après coup les articles et structurer le site wiki et ses rubriques.

Wiki : comment faire ?

« Comment faire ? » me direz-vous. Vite, quelques guides simples [13].

- La philosophie, la démarche, l’utilité, les avantages, les problèmes :

  • une bonne synthèse : Les sites wikis, nouveaux outils de travail collaboratifs / Michèle Battisti (compte-rendu d’un atelier organisé par l’ADBS le 28 septembre 2004 et animé par François Olléon et Jean Michel), Documentaliste-Sciences de l’information vol. 41 n° 4-5 octobre 2004 p. 278-280
  • rédigé par un documentaliste pour des documentalistes et publié sur le remarquable site LLRX : Using a Wiki for Documentation and Collaborative Authoring par Michael Angeles
  • Blogs et wikis : Il faut les utiliser ! / Gilles Balmisse, spécialiste de la veille et du knowledge management, devenu consultant (Knowldege Consult), L’Informatique Professionnelle n° 234 mai 2005 p. 20 (2e partie de l’article, la première portant sur les blogs)
  • Wiki, le summum du collaboratif / l’équipe du Journal du Net, Journal du Management, novembre 2003. Cet article traite surtout de l’expérience de développement de deux wikis chez Cetelem, supervisée par Charles Népote.

- Les aspects techniques et pratiques, comment installer un wiki, comment s’en servir :

  • Wiki En Une Minute (une page du WikiWikiWeb, le premier site wiki, créé par Walt Cunningham, un développeur américain qui créa le premier logiciel wiki en 1995) [14]
  • Wiki Getting Started FAQ : questions-réponses basiques sur les Wikis et leur fonctionnement (WikiWikiWeb)
  • plus détaillé : Présentation Générique Des Wikis / Christophe Ducamp, avec les versions PowerPoint et PDF de sa présentation du 1er juin 2004 à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées
  • soyez opérationnel avec le logiciel wiki MediaWiki, par exemple pour enrichir ou mettre à jour un article de l’encyclopédie Wikipedia : les règles pour débuter avec MediaWiki et la syntaxe détaillée pour MediaWiki.

- Lancez-vous !

  • entraînez vous *sans aucun danger* dans ... un "bac à sable", autrement dit un terrain d’entraînement, par exemple celui du logiciel wiki Wikini ou celui de son concurrent MediaWiki !
  • choisissez votre wiki grâce aux articles de Framasoft sur les logiciels de wiki, il y a du choix ou avec les comparatifs détaillés du site Wikimatrix
  • si vous voulez un wiki dont le fonctionnement interne et la documentation sont en français, avec une communauté française correcte, et que vous êtes un utilisateur averti, c’est xWiki qu’il vous faut [15]
  • si vous voulez un wiki pour les besoins internes d’une entreprise, il vous faut des wikis protégeables par mot de passe et de préférence par différents niveaux d’accès (plus de détails sur notre brève) :
    • pour des besoins limités, avec hébergement gratuit : pbwiki
    • TWiki : un logiciel wiki open source, gratuit, tourné vers les intranets collaboratifs et donc gérant finement les niveaux d’accès
    • lise aussi l’article suivant : Le mécanisme de publication wiki / Renaud Edouard-Baraud, 01 Informatique 3 février 2006.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique


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