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Dernier ajout : 10 juillet.

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Moteurs de recherche web

Bing : le dernier moteur de Microsoft n’est pas si mal que ça ...

Enfin un concurrent sérieux pour Google

Mardi 16 juin 2009

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[mise à jour au 2 août 2009 : Bing sera bientôt le moteur de Yahoo}}]

Microsoft, après MSN Search et Live Search — que l’on ne regrettera pas plus que son prédécesseur — semble enfin avoir réussi avec Bing (ex-Kumo [1]) un moteur correct en terme de classement des résultats : la pertinence est au rendez-vous et si on compare avec les résultats de la firme de Moutain View, c’est vraiment très proche. Bing a d’ailleurs été bien reçu par la communauté Web 2.0, les spécialistes du référencement et des moteurs et par les journalistes [2].

Exemple : si je reprend une de mes recherches test favorites (télévision abus de position dominante), voici ce que ça donne sur Google et sur Bing.

Pas mal du tout ... La preuve, c’est que, selon le New York Post, le fondateur de Google Sergey Brin « aurait rassemblé un staff d’ingénieurs de haut niveau, en interne, pour déterminer comment fonctionne ce nouvel outil et "corriger" Google en conséquence » [3]. Je pense que ça va valoir le coup de dupliquer les recherches Google Web (GG) sur Bing (BG) ces prochains mois pour voir si BG arrive à dépasser GG ou à apporter des résultats inédits.

Dans le droit fil de sa stratégie habituelle consistant à acheter les technologies qui lui manquent, Microsoft a racheté, pour obtenir la technologie alimentant son nouveau moteur, le moteur sémantique Powerset en juillet 2008 [4]. C’est à ce moment qu’il a commencé à communiquer sur une future nouvelle version de Live Search. Selon Olivier Ertzscheid, « la plupart des fonctionnalités proposés [par Bing] sont déjà mises en place par Google ou par Exalead ». Peut-être, mais se mettre au niveau de GG n’est déjà pas si mal.

Contrairement à ce qu’écrivent certains, en droit en tout cas, Yahoo Search (YH) [5] ne se défend pas si mal après tout, apportant même dans ses dix premiers résultats un peu de diversité face à la quasi-uniformité des réponses de GG et BG. Sur une autre de mes questions test (droit français), là aussi YH donne des réponses différentes de GG mais à peu près pertinentes [6]. Ses lacunes seraient sur des questions complexes, où son manque relatif de puissance (taille de sa base de données) se fait plus sentir.

Bon, dans les autres matières que le droit, je ne sais pas. Si on vient me dire que tel outil de recherche est cent fois meilleur, je répondrai que tout dépend la question et qui la pose. Dans l’absolu, de toute façon, le meilleur moteur de recherche, c’est l’être humain, plus précisément le chercheur spécialisé, le journaliste ou le spécialiste de la recherche d’information (documentaliste, bibliothécaire, KM officer, appelez le comme vous voulez ... [7]).

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique


"Screencasting" : formez vos utilisateurs à distance

Faire une vidéo de ce qui se passe à l’écran avec un logiciel gratuit

Un support plus parlant que les présentations ou le papier

Jeudi 1er janvier 2009

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Vous êtes formateur en documentation, veille ou informatique ou bien blogueur, vous voulez montrer comment vous installez ou utilisez tel ou tel logiciel, comment vous utilisez telle base de données en ligne.

Et vous voudriez faire un support de formation qui change un peu de la présentation PowerPoint habituelle.

Faites une vidéo de ce que vous faites à l’écran : on verra votre souris se déplacer, les menus se dérouler, etc. On appelle ça du "screencasting".

C’est très parlant. Plusieurs logiciels gratuits permettent de le faire. Mais attention : ils sont gourmands en puissance processeur et en mémoire vive et produisent des fichiers (au format Flash, donc lisibles presque sur tout ordinateur) de taille considérable. N’utilisez donc pas un vieux PC pour les produire ni pour les lire.

Liste complète des logiciels de screencasting sur Wikipedia [8]

Petite sélection personnelle :

- Jing : facile à utiliser, des développeurs dynamiques. Un projet repris par l’éditeur de logiciels TechSmith, le même qui développe le logiciel payant Camtasia (cf infra)

- CamStudio : open source, facile, populaire, très répandu, permet d’insérer des commentaires/annotations écrites. Produit aussi au format AVI. Mais son développement semble arrêté

- Wink : un peu plus sophistiqué, permet d’ajouter un commentaire audio, mais moins facile à prendre en main que les deux premiers

  • ne pas oublier Camtasia, payant mais nettement plus complet et disponible en test gratuit 30 jours.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique et formateur à la veille et la recherche juridiques en ligne


Veille : les limites des outils Web 2.0 ...

... du moins dans le domaine juridique

Mercredi 31 décembre 2008

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Diane Le Hénaff, chef de projet SI documentaire à l’INRA, a mise en ligne une une présentation simple et droit au but sur la veille à la sauce Web 2.0 : Mettre en place une veille optimisée et collaborative (17 janvier 2007).

Elle préconise pour cela essentiellement l’utilisation de deux outils :

Qu’elle détaille dans une autre présentation : Web2.0 : principe et utilité pour les professionnels de l’info-doc, où elle aborde aussi wikis et web services.

Personnellement, dans le domaine juridique, je vois — pour l’instant — plusieurs limites à ce type de veille :

  • souvent, les logiciels standards en entreprise juridique n’intègrent pas de lecteurs de fils RSS. Exemples : pour doter Internet Explorer 6.0 et Outlook 2003 de fonctions de lecture des fils RSS, il faut leur adjoindre des modules payants
  • les éditeurs ne proposent pas tous des fils RSS, loin de là. En juridique, chez les éditeurs privés, on trouve essentiellement les revues de Lextenso, la newsletter Dalloz Actualité et le Journal du droit sur Lamyline Reflex. Du côté des éditeurs publics, c’est mieux [10], mais des acteurs majeurs manquent à l’appel comme Legifrance et certains sites web ministériels. Pour des listes de fils RSS juridiques, voir la présentation d’Arnaud Dumourier (là aussi)
  • le RSS demande un peu de compétences informatiques. Il n’est pas aussi facile à utiliser que le mail. Cela dit, si on est "geek" sur les bords, on peut créer des fils RSS pour toute page web n’en affichant pas puis le transformer si on veut en mail
  • les blogs juridiques [11] ont, par définition, tous leur fil RSS. Et chacun de ces sites est spécialisé sur un domaine du droit. Certes. Mais pour les professionnels du droit, les blogs sont au mieux un lieu de débat, mais pas une ressource de fond validée
  • surtout, les fils RSS ne sont pas paramétrables par mots-clés (comme si on interrogeait une base de données). Certes, des fils par domaine ou par rubrique (comme sur le site des Echos) existent, mais là encore, que de "bruit" : il faut survoler tous les titres diffusés
  • qu’on parle "social bookmarking" (del.icio.us etc.) ou lecteurs en ligne de fils RSS (Netvibes, Google Reader/iGoogle), on a affaire à des applications non intégrées dans l’intranet de la structure (et encore faut il que la structure possède un véritable intranet, dynamique et collaboratif) : c’est mot de passe ou sinon tous les internautes peuvent voir. Et les fonctions collaboratives, malgré le discours marketing, n’y sont pas très développées (par exemple, les niveaux de droits des utilisateurs ne sont presque pas différenciés).

De manière générale, on retrouve ici le fossé existant entre les outils web, ouverts à tous et le plus souvent gratuits voire open source et ceux réseau ou intranet, privés et généralement propriétaires et payants. Le premiers évoluent beaucoup plus vite que les seconds, les influençant. Mais ils font l’impasse sur :

  • l’interconnexion avec les logiciels bureautiques ou professionnels, autrement dit la galaxie Microsoft, les logiciels compatibles MS et les applications intranet et de GED
  • et la gestion des droits d’accès.

Emmanuel Barthe
documentaliste veilleur juridique


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