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Dernier ajout : 10 juillet.

Derniers articles

Dave Winer on blogging, stopping blogging, and archiving digital content for the future

And why I like his posts

Jeudi 11 novembre 2010

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Dave Winer has been one of the first bloggers on the Internet [1]. He’s also a web applications developer and as such, he wrote the first weblog software, and turned RSS into a standard [2].

Why am I writing about him ? Because he also wrote this [3]. Extract :

« Blogging not only takes a lot of time (which I don’t begrudge it, I love writing) but it also limits what I can do, because it’s made me a public figure. I want some privacy, I want to matter less, so I can retool, and matter more, in different ways. What those ways are, however, are things I won’t be talking about here. That’s the point. That’s the big reason why. »

This post is in a good place in my web navigator bookmark. I often think about it. Dave began blogging in October 1994. Sometimes, I’m tempted, like him, to stop all this. Not just blogging. But generally, working at librarian’s associations, indirectly training other people, spending lots of my time for others who only sometimes help me and very, very rarely thank me for this community work or pay for it [4]. I don’t benefit a lot from it. Reputation seldom translates itself into money or comfort. Don’t misunderstand me : I take a lot of pleasure in writing, explaining things and helping the community. But sometimes, one is out for more — or a different kind of reward. I feel that, after more than ten years, a time may come when someone gets tired.

But Dave is still blogging. So he still isn’t tired yet from blogging. I neither [5]. And he cares about the future of digital, especially online, content.

He recently wrote that [6]. Extract :

« Academics have always had this problem. A university employs a scholar, sometimes for a lifetime. He or she creates a body of work, that then must be made available to future generations. That’s why we have libraries at universities. But lately, as with all kinds of intellectual work, scholarship is being done on computers. So when a professor retires or dies, we are left with an array of electronic files and folders in a variety of formats. What use will they be in the future if the apps that can read them aren’t maintained.

This blog and its related sites are another good example. As much as I don’t like thinking about it, someday I am going to die. And when that happens, unless someone pays the ISPs, and someone relaunches the servers when they crash, and cleans out the databases when they fill up — poof — there goes Dave’s online presence. »

Archiving digital content, in spite of all its different and temporary formats and readers (software). Yes, that’s a problem. But I don’t feel this blog will deserve it. Things just go too fast in this information hungry, interconnected world. Maybe, close to what Saint-Exupéry’s Petit Prince said, important things belong to the heart, not the head. Nor in computers or networks. Once again, Saint-Exupéry :

« The greatness of a job/craft may lie, first and foremost, in uniting men : there is only one real luxury, and that is human relationships. » [7]

Maybe, concealed deep inside their technical work, that’s what true librarians, but also journalists, writers and publishers participate into and why they do their job.

Emmanuel


La "consultation sur place" (et pas ailleurs), une obligation légale de la BNF

Un partenariat entre Google Books ou Microsoft et la BNF ne peut porter que sur les ouvrages anciens

Mercredi 27 octobre 2010

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Que ce soit Google ou Microsoft qui passe un accord avec la BNF, celui-ci ne peut porter, "because" application du droit français, que sur les ouvrages anciens, libres de droits. Car sinon, non seulement il violerait les droits des éditeurs mais également une obligation légale de la BNF : la "consultation sur place".

Il était question de numériser et permettre de consulter à la BNF des livres couverts par le droit d’auteur avec l’accord des éditeurs (l’accès en ligne depuis l’extérieur de la BNF serait réservé à des extraits). On parle de « consultation sur place » ce qui exclut l’accès en ligne par l’extérieur de la bibliothèque. C’est pour cela que l’accord de Google avec la Bibliothèque municipale de Lyon ne porte que sur les ouvrages libres de droit.

Cette numérisation et consultation sur place est rendue possible par la loi DADVSI telle que modifiée par la loi HADOPI I du 12 juin 2009 [8] mais seulement si elle est « effectuée à des fins de conservation ou destinée à préserver les conditions de sa consultation sur place, par des bibliothèques accessibles au public, par des musées, ou par des services d’archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial ».

Comment cette "consultation sur place" a t’elle été précisée par la loi HADOPI ? Selon Valérie Laure Benabou (cabinet Gilles Vercken) [9] :

« Le principe de la consultation sur place demeure établi dans la loi même si la rédaction est quelque peu modifiée. Désormais la consultation doit intervenir "dans les locaux de l’établissement et sur des terminaux dédiés par des bibliothèques, musées et archives". Les institutions visées ont donc à charge d’organiser la consultation électronique sur des serveurs particuliers [NB : ces terminaux ne pourront être ceux de Google ou Microsoft ...])
Enfin, la finalité de la consultation est désormais définie : elle doit intervenir "à des fins de recherche ou d’études privées par des particuliers". La notion d’études privées effectuées par des particuliers permet clairement de faire bénéficier de l’exception à un public étendu et non aux seuls "chercheurs" professionnels. »

Si vous avez lu ce que j’ai grassé supra, tout est dit.


La BNF rétablit un équilibre entre Microsoft et Google

... et sans exclusivité ni longue durée

Dimanche 10 octobre 2010

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La BNF préfère Microsoft à Google, Le Figaro.fr 7 octobre 2010

« Le géant informatique américain va indexer sur son moteur de recherche Bing les oeuvres de la bibliothèque en ligne Gallica. Quelque 1,2 million de documents seront accessibles dès l’an prochain. [...]

Anticipant d’éventuelles remarques, Bruno Racine a tenu à rassurer : « Notre accord, conclu pour une durée d’un an reconductible, n’a aucune dimension financière, c’est-à-dire que ni Microsoft, ni nous-mêmes, ne versons quoi que ce soit ». De même, ce contrat concerne seulement l’indexation du contenu de Gallica, et « en aucun cas la numérisation des œuvres de la BNF » , a-t-il insisté. L’accord signé jeudi n’a d’ailleurs rien d’exclusif [10], ce qui laisse la porte entrouverte à d’autres partenariats ... [...]

Google proposait de numériser gratuitement une partie du patrimoine de la BNF en échange d’un accord exclusif de plusieurs années sur l’indexation de ses œuvres numérisées.

La révélation en août 2009, par La Tribune, de ces négociations avait fait capoter le projet. »

Plus de détails sur le site du Figaro. Voir aussi le commentaire sur SILex.

Pas plus mal de mon point de vue. Mieux vaut chercher un équilibre entre les géants qu’en privilégier un seul. Faute de grives ...

En tout cas, les choses ont bien changé depuis la déclaration favorable à GG de Bruno Racine, directeur de la BNF, aux Echos le 9 février 2010 [11].

Pendant ce temps, comme le fait remarquer mon collègue Calimaq de SILex, on n’entend plus parler de l’accord Google Books et la décision du juge américain d’homologuer ou non le "settlement" semble remise aux calendes grecques. GG semble même victime du "coup du reprint" par un éditeur américain très malin.


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