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Dernier ajout : 18 octobre.

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Drive, GMail, etc. : les problèmes d’utilisabilité du cloud Google

Samedi 7 février 2015

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Cet article est le deuxième d’une série de trois sur les solutions de Cloud. Les deux autres :

J’ai dû choisir une solution de cloud et de communication pour un groupe de travail d’une quinzaine de personnes [1].

Nous avons retenu finalement la solution Google : Google Drive + la suite bureautique Docs, Sheets et Slides + Gmail + Google Groups.

A cette occasion, nous avons repéré des problèmes d’utilisabilité (en anglais : "usability" ou UX [2]) qui, s’ils ne nous ont pas dissuadés de d’utiliser cette solution, ont un peu refroidi mon enthousiame initial. Or la plupart ne ne sont jamais signalés.

Ce billet ne vise pas à démolir la réputation d’ergonomie des produits de la firme de Mountain View. Mais à la nuancer. Ce sont des produits qui tiennent la charge, qui ne sont quasiment jamais en panne, aux bugs ultra-rares et mineurs. Ils sont *très* utilisés et dans le monde entier. Mais on peut les améliorer. Et c’est bien ce que Google tâche de faire. En voici une preuve très récente : Google Drive Just Got a Whole Lot Better (Time 17 déc. 2014).

Pour résumer :

  • les produits cloud de Google, s’ils sont liés entre eux, se consultent pour la plupart séparément. Ils ne sont pas toujours assez intégrés sur les plans visuel (repérer comment passer d’un produit à l’autre) et ergonomique, surtout pour les débutants [3]
  • la version gratuite de Drive ne comporte ni outil pour empêcher les suppressions intempestives de fichier ou dossier ni sauvegarde pour les restaurer une fois la gaffe faite.

Voici en détail les principaux soucis que les utilisateurs de mon groupe de travail ont rencontré :

- Il est difficile pour un non habitué de repérer le symbole des neuf petits carrés en haut à droite et de comprendre que si on clique dessus, on pourra passer d’une application (logiciel) à une (un) autre.

- Passer d’un compte Google à un autre [4] sans se déconnecter du premier ni tout ressaisir est possible. Mais ce n’est pas du tout évident/"self explanatory" au départ. Beaucoup vont se déconnecter-reconnecter en série, mélanger les mots de passe ... Et même une fois la manip’ maîtrisée, il est possible d’ouvrir deux GMails mais pas deux Drives en même temps.

- Hors version payante de Drive, les utilisateurs d’un dossier partagé peuvent par défaut tous créer, modifier, déplacer ou supprimer un document. Avec les risques de perte de fichiers que cela comporte ...
En termes informatiques : ils ont tous les mêmes droits, et ce sont ceux d’un administrateur. Pour modifier cela, il faut après le partage revenir sur le fichier ou le dossier et le passer en lecture seule. On n’y pense guère. Sur cet aspect, il faut bien reconnaître que la version gratuite de Drive est "limite"

- Si vous mettez à jour votre Drive depuis plus d’une seule machine (par exemple, un ordinateur fixe et un ordinateur portable), vous risquez de rencontrer des problèmes de synchronisation. Ils se règlent en resynchronisant mais quand on ne connaît pas le truc, c’est assez gênant.

- Si vous gérez le partage des documents d’un groupe, la limite des 15 Go gratuits est vite atteinte. Or le disque dur d’un ordinateur personnel de base acheté en 2014 fait 500 Go dont Windows, une fois installé, laisse libre 400. Donc pour un groupe de 15 personnes en utilisation professionnelle, 15 Go peuvent vite être juste ... Certes, on peut relier les espaces de stockage individuels de 15 Go chacun :

  • soit indirectement (ordinateurs en dessous de Windows 7). Procédure à suivre et à répéter à chaque fois ... :
    1. se connecter à son compte Google
    2. cliquer sur les 9 petits carrés
    3. choisir Drive
    4. dans la colonne de gauche cliquer sur "Partagés avec moi"
    5. cliquer sur le dossier partagé
    6. on y "rentre"
  • soit "directement" (ordinateurs à partir de Windows 7 ; Mac OS non testé). En fait, le caractère direct est virtuel : pour les utilisateurs, c’est transparent une fois mis en place. Procédure à suivre :
    1. se connecter à son compte Google
    2. cliquer sur les 9 petits carrés en haut à droite
    3. choisir Drive
    4. dans la colonne de gauche cliquer sur "Reçus"
    5. cliquer sur le dossier partagé
    6. il s’ajoute à droite
    7. passer la souris dessus
    8. trois petits points à droite intitulés "Autres actions" s’affichent
    9. choisir Ajouter à mon Drive
    10. on voit alors ce dossier comme s’il faisait partie de son Drive personnel et il n’est plus besoin passer par "Reçus" à chaque fois.

Mais la procédure là encore n’est pas évidente, elle nécessite une formation et elle n’est même pas décrite dans l’aide de Google.
Surtout, partager en chaîne entraîne des risques de sécurité accrus (voir supra Dropbox).

- Télécharger un fichier joint depuis un mail GMail et le ranger dans un dossier partagé Google Drive est une opération simple sur le plan des actions à faire (quelques clics). Pour autant, elle n’est pas évidente pour ceux qui n’ont jamais utilisé Drive — et GMail a fortiori.
La difficulté principale consiste à comprendre ce que signifie le petit triangle blanc sur fond noir en bas de l’e-mail. Puis, une fois ceci repéré et compris, il faut aller un cran plus loin dans la compréhension, autrement dit comprendre que ce n’est pas à un téléchargement classique sur son ordinateur que l’on procède.

- La présentation des mails par fil de discussion dans GMail — inhabituelle — en déroute plus d’un. Encore un besoin de formation.

- Enfin, problème non encore rencontré par le groupe mais qui pourrait ne pas tarder : dans les 15 Go offerts par Google, il y a l’espace pris par vos mails, photos (de plus de 2048 x 2048) et vidéos de plus de 15 mn. Etant donné qu’une seule photo prend classiquement plusieurs Mo d’espace ...


Projet Veille JORF : testez une maquette fonctionnelle de l’application collaborative

Jeudi 15 janvier 2015

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Notre projet de veille collaborative sur le Journal officiel Lois et décrets (ou Veille sommaire JORF) a reçu le 3e prix Open Law du concours organisé par l’éditeur officiel, la DILA.

Vous pouvez tester Veille JORF sur une maquette fonctionnelle [5] comportant 3 numéros du Journal officiel Lois et décrets.

Le site fonctionne aussi bien sur smartphone que sur PC ou tablette. La mise en page s’adapte.

Cliquez sur une date pour afficher un sommaire. Cliquez sur le titre d’un texte publié au JO pour afficher son texte intégral. Cliquez sur le "Modification du JO" pour afficher les articles des Codes modifiés par ces textes. Dans la zone Tags sous le titre, ajoutez des mots-clés non présents dans le texte, tapez Entrée d’abord puis cliquez sur "Ajouter le(s) tag(s)".

Vous pouvez chercher par tout mot mais aussi, grâce au moteur avancé, par tag, par nature de texte (loi, décret, arrêté ...), par rubrique du JO (textes généraux, mesures nominatives ...), par type (texte modificateur ou texte autonome) et enfin par autorité émettrice du texte (Présidence de la République, ministère, CNIL ...).

NB : la recherche avancée n’est pas activée pour l’instant.

C’est encore une maquette fonctionnelle, un POC ("proof of concept" [6]). Aidez nous à l’améliorer en nous faisant part de vos besoins, de vos suggestions, soit dans les commentaires de ce billet soit par mail à ebarthe [CHEZ] gmail [POINT] com


Les critères utilisés par les moteurs de recherche pour "ranker" votre site

10 conseils pour mieux référencer votre site dans Google ... et ailleurs

Bloguez là où les autres ne vont pas et apportez votre expertise

Jeudi 25 décembre 2014

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Faites du SEO (référencement de votre site dans les moteurs de recherche) sans savoir en faire.

Vous êtes un professionnel indépendant (consultant, avocat, commerçant ...), une association ou particulier doté d’une passion. Vous avez créé votre site ou votre blog et vous voulez éviter qu’il soit noyé dans la masse. Ou bien vous voulez développer sérieusement l’audience de votre site existant. Au minimum, vous voulez comprendre un peu ce qui se passe.

200 critères selon Google ... Seuls 30 comptent vraiment. Et on peut en tirer une dizaine de conseils pratiques.

Quand on gère un petit site, ils reviennent toujours au même : écrivez pour votre public. Du récent ou de l’argumenté. Le contenu et l’expertise d’abord, le référencement après et si on en a les moyens. Voyons ces 10 conseils.

Comment faire quand on n’a pas les moyens de faire du référencement : 10 conseils

Vous voulez la synthèse la plus courte, notre "cheat sheet" (antisèche) personnelle [7] du blogueur webmestre paresseux mais efficace ? La voici.

1. Centrez votre site/blog sur un thème pas trop large, voire une niche étroite. Ne mélangez pas sujets personnels privés et professionnels. Plus précisément, un billet sur un sujet personnel privé peut très bien marcher, à condition d’être rare. Si vous voulez vous exprimer sur d’autres sujets.

2. Ecrivez sur ce que vous pouvez apporter d’original à la communauté existant sur ce thème, à vos clients et prospects :

  • écrivez :
    • soit des articles courts sur des événements très récents avec l’optique de faire un "scoop" de temps à autre
    • soit des guides pratiques (= comment faire ceci en 5 étapes) : comme le présent billet justement
    • soit encore des "papiers" de fond argumentés
  • ne copiez pas des contenus déjà publiés (communiqués, discours, articles Wikipedia et autres en licence Creative Commons) : ça peut paraître une bonne idée de paresseux, mais le manque d’originalité vous desservira rapidement. Si vous reprenez de simples informations, apportez-y un commentaire [8]
  • inscrivez votre site dans la communauté Internet et IRL [9] liée au thème de votre site : citez (avec lien hypertexte à la clé) vos collègues, vos pairs et les autorités dans votre domaine, dialoguez avec eux dans les commentaires (mais modérez les comm’ [10]), sur Twitter, Facebook ou Google+ [11], ayez une blogroll [12], publiez des listes de sites sélectionnés et classés sur un sous-thème ...

3. Pour autant, n’oubliez pas de citer/"linker" régulièrement votre propre site.

4. Tenez bon et soyez patient : avec du bon contenu ciblé, renouvelé et linké [13], le ranking dans Google monte lentement mais sûrement, mais cela prend entre 6 mois et 2 ans pour parvenir sur la première page de résultats (donc les 10 premiers) de Google pour le ou les mots-clés essentiels et distinctifs décrivant votre site [14].

5. Les balises HTML :

  • le contenu de la balise TITLE de la page doit reprendre votre nom ou celui de votre société et le titre du billet, raccourci mais avec ses mots-clés les plus importants
  • utilisez la balise H1 pour le titre et les balises H2, H3 etc. pour les intitulés des parties et sous-parties de votre texte, pas pour autre chose
  • balise META description : elle décrit votre site ou la page web, de préférence en moins de 250 caractères. Un peu utile, car reproduite sous les résultats Google [15]. A remplir
  • balise META keywords : vous pouvez l’utiliser mais n’y mettez que des mots déjà présents dans vos titres de parties, car elle ne sert plus à rien tant elle a été utilisée pour du spam [16].

6. Rendez votre texte le plus lisible et attractif possible. Ce qu’on appelle : écrire pour le Web [17] :

  • rédigez des titres et chapeaux décrivant clairement le sujet de chaque billet et utilisant soit les mots-clés à la mode du moment soit les termes précis reconnus par votre communauté. Réutilisez ces mots-clés et d’autres dans votre texte
  • accrochez vos lecteurs avec un chapeau, sinon une introduction/ premier paragraphe de moins de 50 mots et du style "droit au but"/"on vous dit tout". Ce que les journalistes anglo-saxons appellent la "pyramide inversée"
  • aérez au maximum votre texte :
    • une idée par paragraphe. Autrement dit, laissez le plus souvent possible une ligne vide
    • utilisez les listes à puces ("bullet lists") [18]
    • usez (avec discernement) du gras
    • faites des phrases courtes : sujet verbe complément. Coupez les phrases longues en deux. Insérez des points, des points virgules, deux points
    • insérez des exemples, des schémas, des copies d’écrans ou des vidéos (courtes : 3 à 8 mn)
  • décrivez vos liens hypertextes (les mots en bleu) de manière précise : un lien est une promesse qui doit être tenue [19]
  • utilisez des verbes d’action au présent ou à l’impératif.

7. Si vous acceptez la publicité, privilégiez celle discrète : deux-trois sponsors si possible plutôt qu’une régie publicitaire, texte avec liens, pas de grandes plages de pub.
NB : Si vous êtes profession libérale (avocat, notaire, médecin ...), votre déontologie professionnelle vous interdit probablement d’afficher de la publicité (pour des logiciels, des produits ...) sur votre site. Donc, si vous utilisez une solution de blog non fournie par votre ordre, vérifiez bien que la version gratuite n’affiche pas à votre insu des publicités [20].

8. Mettez votre site fréquemment à jour avec du nouveau contenu : idéalement tous les jours de la semaine (soit 5 fois par semaine), mais une par semaine le fait très bien. Une fois par mois est un minimum [21]. Planifiez la publication du nouveau contenu pour le matin vers 8h.

9. Utilisez des services d’abonnement ou des réseaux sociaux pour tenir vos lecteurs au courant des nouveaux billets : fils RSS, newsletter par e-mail [22], compte Twitter, page Facebook.

10. Utilisez un logiciel d’analyse des statistiques de consultation de votre site (comme Google Analytics, ex-Urchin). Pour, certes, suivre l’évolution de la popularité de votre site mais surtout pour repérer quels billets et quels sujets "marchent". Ce sont ceux-ci qu’il faut respectivement mettre à jour et creuser.

La vision SEO : comment aller plus loin

Si vous n’avez pas de quoi payer un référenceur, voici quelques articles (la plupart en anglais) pour comprendre et commencer à faire du référencement Internet pur :

Préférez, en français et pour 15 euros, le guide de 224 pages du "pape" du référencement web, Olivier Andrieu :

  • SEO Zéro Euro : Le référencement web en 4 étapes (disponible aux format papier et ebook).
    D’après Béatrice Foenix-Riou qui en fait une présentation sur son blog Recherche-Eveillee.com, « [ce] guide se lit réellement sans effort [...], la méthodologie est expliquée avec pédagogie, et chaque étape contient un grand nombre de conseils, pouvant le plus souvent être appliqués relativement aisément. »

Et si, in fine, vous avez assez d’argent pour faire auditer et améliorer votre site par un spécialiste du référencement web ("SEO" = Search Engine Optimisation), allez-y mais n’en abusez pas. Les techniques purement SEO les plus massives ou éhontées finissent par être sanctionnées par les moteurs de recherche généralistes (Google, Bing essentiellement). Pour des exemples récents et pas forcément mal intentionnés [24], voyez ces quatre techniques SEO qui se sont récemment retournées contre leurs auteurs [25].

En conclusion : travaillez votre contenu d’abord, vos liens ensuite et votre référencement si vous avez le temps ou l’argent.

Emmanuel Barthe
webmestre, documentaliste et veilleur


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