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Dernier ajout : 10 juillet.

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Legifrance et les autres n’ont pas de fil RSS ? Gênant mais contournable

Créer un flux RSS pour un site web qui n’en possède pas

Les services de création de fils RSS recommandés

Mercredi 30 novembre 2016

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Les sites juridiques officiels et le RSS

Certains (doit on dire beaucoup ?) se plaignent que ne figurent toujours pas de flux RSS (je peux les comprendre !) sur beaucoup de sites publics — et non des moindres, comme Legifrance (à part le sommaire par e-mail du JORF, mais l’e-mail est hors concours dans cet article :-) [1] ou les sites des Bulletins officiels.

Seuls les sites éloignés de France ou au minimum de son administration semblent avoir plus de liberté pour créer des fonctions de veille. Exemples :

On a plus généralement l’impression que les sites publics ont interdiction de créer des fonctionnalités de veille — même basiques comme les alertes e-mail, les newsletters et les fil RSS [2]. Alors que le grand public et les associations — et pas seulement les professionnels — en ont besoin. Et la diffusion du droit ne s’en porterait pas plus mal ...

Pour les plus pressés et ceux que la technique effraie, ils peuvent récupérer des fils déjà créés grâce aux services précités. Mais ils sont très rares. Un exemple : les circulaires, un service créé par Guillaume Adréani, ex-responsable de la documentation du Défenseur des droits, grâce au service Feed43 : circulaire.legifrance.gouv.fr (ce flux fonctionne très bien).

Certains services en ligne permettent de contourner ce manque : ce sont des services de création de fils RSS. Ils créent des flux RSS à partir de quasiment n’importe quelle page web.

Les services de création de fils RSS recommandés

Voici les services de création de fils RSS recommandés et utilisés par la communauté des veilleurs français :

- gratuits (plus ou moins) :

  • Feed43, un service assez technique mais puissant : expressions régulières acceptées, création d’un nombre illimité de flux, avec une mise à jour toutes les six heures. Version payante avec mise à jour toutes les heures
  • Fivefilters Feed Creator : limité à 10 résultats par fil. On peut acheter le logiciel pour l’installer sur son propre serveur à partir de 20 euros
  • Deltafeed. Une version gratuite limitée à 15 fils et des versions payantes. Deltafeed est le travail d’un développeur Allemand
  • Queryfeed : très simple d’utilisation, il offre un grand nombre d’opérateurs et de champs. Malgré ce nom très américain, le développeur de Queryfeed est russe
  • dernier arrivé : Exileed permet de créer des fils RSS pour les seuls réseaux sociaux suivants : Vkontakte (le développeur d’Exileed est lui aussi russe), Google+, Twitter, Instagram, Facebook, Youtube, Tumblr et d’autres

- payants, plus "industriels", avec essai gratuit [3] :

  • Feed43 : voir supra. Je le classe ici aussi, vu la puissance de ses fonctionnalités
  • Feedity : des références prestigieuses. La version gratuite de Feedity est très limitée, le rafraichissement ne se fait qu’une fois par jour, ne ramène que les 5 dernières actus par jour et surtout, le fil se désactive s’il n’y a rien eu de neuf depuis 7 jours sur la page [4]. C’est généralement insuffisant. C’est pourquoi je l’ai listé dans les services payants
  • FetchRSS (ajouté, cf les commentaires infra) : la version gratuite étant très limitée [5], c’est fondamentalement un service payant. Très simple d’utilisation, il offre en option un délimiteur (pour créer un fil RSS ne fonctionnant qu’à partir des modifications d’une partie de la page suivie) et gère les grands réseaux sociaux : Facebook, Twitter, YouTube, SoundCloud, Instagram et les deux grands sites marchands que sont Amazon et eBay
  • FeedsAPI.com.

Attention, les grands réseaux sociaux suppriment leurs fils RSS natifs, il faut donc passer par les solutions alternatives recommandées par la communauté :

A noter (mais assez complexe à mettre en oeuvre) : il est possible de créer un fil RSS à partir des résultats d’un Google Search Engine (GSE). Voir l’article Créer des flux RSS sur Google Search via Google Custom Search Engine (mai 2016) rédigé par des étudiants du Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives de l’Université d’Angers.

Pour trouver de nouveaux services de création de fils RSS

Des pistes pour trouver d’autres services de création de flux RSS :

  • consultez la slide très élaborée publiée par Serge Courrier sur son Slideshare : Schéma d’une plateforme de veille "modulaire" 100% RSS (màj 24 novembre 2016)
  • suivez le Scoopit dédié au RSS de S. Courrier RSS Circus : les agrégateurs/lecteurs de flux [6], le RSS va t-il mourir (il n’est pas près de décéder en réalité), les services de création de fils RSS etc.
  • ou cherchez avec la requête web page to OR create OR generator RSS dans un moteur comme Exalead, Google ou Bing. Exemple avec Google : web page to OR create OR generator RSS.

Une page de Bryan Coder, veilleur professionnel et formateur, tient à jour une liste de presque tous les services qui fonctionnent bien à l’heure actuel : Tout ce qu’il faut savoir pour obtenir des flux RSS sur le web 2.0.

Et pour votre veille sur le RSS, abonnez vous :

Ok, j’ai un fil RSS. Maintenant, j’en fais quoi ?

Après, on colle l’adresse du flux RSS créé au bon endroit dans son lecteur/agrégateur de flux RSS comme The Old Reader (gratuit jusqu’à 100 fils), Feedly, Inoreader (payant mais le meilleur lecteur RSS en termes de fonctionnalités à l’heure actuelle) ou Netvibes (gratuit, fonctions avancées payantes) et le tour est joué.

Notez qu’on peut, avec certains outil filtrer par mots-clés les fils RSS reçus avant de les renvoyer, toujours en RSS. Voir à cet égard :

Et si vraiment on veut du mail in fine, on passe par un service "RSS to Mail" :

Tout ça est un peu compliqué, certes, mais nécessité fait loi. Et puis, on n’a plus tellement le choix : si un bibliothécaire/documentaliste/veilleur/chercheur n’est pas un geek aujourd’hui, quel peut être son avenir professionnel à long terme ?

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste et veilleur juridique


Nouvelle charte typographique du Journal officiel Lois et décret

Deuxième échelon ou 2e échelon ?

Lundi 29 août 2016

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La DILA [7] a mis en ligne cet été sur Legifrance la nouvelle charte typographique du Journal officiel Lois et décret (PDF, 26 pages). Cette version de juin 2016 tient compte du passage au JO purement en ligne (suppression de la version papier au 1er janvier 2016) [8].

Cette charte typographique constitue le document de référence dans le cadre de la production du JO Lois et décrets ; ce document se substitue aux règles typographiques générales, précédemment en usage.

Dans le cadre — certes rare — de requêtes extrêmement fines sur le texte intégral de la base JORF, ce type d’information peut se révéler crucial. Ainsi, on apprend comment le JO écrit :

  • les sigles, abréviations, acronymes et développés, les titres de civilité (Pr, Dr etc.) [9]. A savoir : les développés des acronymes prennent toujours des minuscules aux mots suivant le premier mot (on retrouve cette règle dans les arrêts de la Cour de cassation et de manière générale dans les décisions de justice). Exemple : Agence française de normalisation (AFNOR)
  • les heures, durées, anciennetés et les catégories, classes, échelons, groupes, grades… [10] Ils s’écrivent en chiffres. Exemples : 12 h 30, 13 h, etc. (Notez l’espace entre les chiffres et le h.) Le poste est à pourvoir pour une durée de 5 ans. M. Dupont sera nommé pour 2 ans 3 mois 5 jours. M. Dupont sera nommé à la 2e catégorie, 2e échelon, 3e classe.
  • les âges. Eux s’écrivent en lettres. Exemple : Les candidats devront être âgés de trente ans au plus.

Au passage, le document indique que le logiciel de traitement de texte utilisé pour produire les textes du JO est Word [11]. L’avant-dernière page liste d’ailleurs des raccourcis clavier pour Word peu connus mais extrêmement utiles : tiret cadratin (tiret long), cédille, apostrophe courbe, guillemets anglais ...

Emmanuel Barthe


Le Web est vide

L’internet gratuit manque à la fois d’exhaustivité, de fond et de sens critique

Jeudi 28 juillet 2016

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Presque chaque fois que je cherche du contenu de qualité sur le Web gratuit je bute sur une limite : celle qui sépare le payant du gratuit, l’exhaustivité/qualité/argumentation détaillée du bavardage et du marketing.

Le café du commerce et les communicants ont gagné. Le Web — qui est devenu l’essentiel de L’internet — est devenu leur domaine.

Tant de documents, tant de données ... Et si peu de sens. Notamment de sens critique. Même chez Wikipedia ... [12]

Le Web répète jusqu’à plus soif les mêmes informations, qui recopient le plus souvent elles-mêmes les mêmes dépêches [13] et les mêmes communiqués de presse.

Et par certains côtés, tant mieux. Parce que la qualité, ça demande tellement de travail, que ce n’est que justice que ça se paye. Seules de très grosses organisations (gouvernements, fondations) ont les moyens — et parfois l’obligation — publier du contenu de qualité gratuit.

Vous pensez que j’exagère ?

Prenez une question simple et ras-de-terre : en matière de garde des enfants après un divorce, que signifie exactement "semaine paire" (ou impaire) ? La difficulté est la suivante : la première semaine de l’année (autrement dit la semaine de référence, celle à partir de laquelle on compte les autres comme paires ou impaires) est-elle celle comprenant le 1er janvier (même si cette semaine est incomplète) ou bien la première semaine complète appartenant entièrement à la nouvelle année ?

C’est une question vitale pour des millions de personnes en France mais elle n’a aucune réponse gratuite sur Internet. Vérifiez. Vous trouverez des réponses. Mais fausses, non fiables, ou insuffisamment claires. Les forums de discussion sont ainsi très bien indexés par Google et pourtant ... Même les sites d’avocats, sans écrire des erreurs, ne définissent pas clairement les semaines paires et impaires.

Vous voyez ? Une question aussi basique et intéressant des millions de personnes reste sans réponse valable sur le Web gratuit. Alors, si vous espérez y trouver des articles fiables sur des questions d’actualité comme le réchauffement climatique ou la croissance économique, accrochez-vous !

Ils peuvent exister. Parfois. Mais enfouis trop profondément dans les résultats des moteurs de recherche pour qu’ils aient la moindre chance d’informer le débat. Le débat sera essentiellement informé par deux dizaines de pseudo-articles de presse en ligne [14], des tweets retweetés 500 fois et plus, des milliers de posts sur Facebook et des vidéos virales postées sur Youtube. Voilà.

Bienvenue dans l’"infotainment" en ligne. La nouvelle version du « temps de cerveau disponible » [15].


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