Logiciels, Internet, moteurs de recherche

Dernier ajout : 10 juillet.

Derniers articles

Simple Notepad de Mighty Frog - Une app pour écrire partout, tout le temps, tout simplement

Efficace, sans fioritures, malin : une véritable application de productivité

Jeudi 15 juin 2017

Lire la suite »

Mighty Frog : Puissante Grenouille. Non, ce n’est pas totem scout :-) Ce français-là ("frog") [1], le développeur de l’application Android Simple Notepad, n’est peut-être pas exactement puissant ("mighty"), mais son appli est extrêmement efficace ("powerful").

Simple Notepad : l’interface d’accueil : la liste des documents

Simple Notepad est une application de prise de note et de rédaction à la fois simple et puissante. Elle combine des fonctionnalités et des qualités habituellement incompatibles :

  • facilité d’utilisation : on ouvre l’appli, on touche l’icône crayon et on peut écrire. L’enregistrement est automatique, l’attribution du nom de fichier aussi. Même si vous sortez du logiciel, même si vous passez sur une autre app, Simple Notepad n’oubliera jamais d’enregistrer vos notes
  • lisibilité : ce n’est pas un détail : la mise en page est sommaire (par défaut : police Arial noir sur fond blanc) mais parfaitement lisible. Le geek que je suis, travaillant sur écran les trois quarts du temps et parfois obligé de porter ses lunettes, ne se fatigue jamais avec Simple Notepad
  • richesse des fonctionnalités. Si on veut juste taper son texte, on tape son texte. Facile. Mais si on veut plus de fonctionnalités (sans aller jusqu’à la mise en page ni toutes les nuances des polices de caractère), on peut :
    • protéger un fichier en le mettant en lecture seule, en masquant son titre dans la liste des fichiers, par un mot de passe ou encore par le modèle de verrouillage du smartphone
    • se mettre un rappel qu’on doit reprendre un document pour le finir
    • ajouter des images au document
    • créer un raccourci (avec une icône) sur le bureau de son smartphone
    • ajouter tout le texte dans un rendez-vous dans son agenda
    • exporter ses documents au format TXT (le format texte le plus basique, celui du Bloc-Notes de Windows, celui que tous les traitements de texte savent lire).

Les fonctionnalités de tri et de recherche

Simple Notepad possède bien d’autres fonctionnalités : par exemple, on peut aussi colorier les titres des documents pour mieux les repérer. Etc. Pour en savoir plus, lisez cet article (en anglais) publié en 2012 déjà sur le célèbre site américain Makeuseof : Secure and really simple note taking with Simple Notepad, par Saikat Basu.

Côté défauts, il n’y en a que trois :

  • pas de sauvegarde automatique dans le cloud. Il faut donc penser à exporter régulièrement ses notes (ça prend quelques secondes) puis à les transférer sur son cloud (Google Drive etc.).
  • la recherche de mots-clés dans les notes ne fonctionne pas
  • dans les listes, quand on veut cocher une case à cocher, on n’y arrive pas, on se déplace verticalement (en fait, il faut taper sur le titre, mais c’est contre-intuitif).

Je n’ai pas l’habitude de faire de la publicité (dans le bon sens du terme : rendre public) pour une appli pour smartphone. De même que le Web gratuit est selon moi essentiellement vide [2], 90% des apps ne sont pas des logiciels rendant un véritable service, des "outils de productivité" comme on dit. A part les apps de gestion d’agenda et de tâches (Trello etc.), les apps de messagerie (Gmail etc.) et quelques rarissimes apps de bureautique et SGBD, voire de retraitement d’image (PhotoCompress etc.), on est dans le gadget et le passe-temps à fond la caisse.

Eh bien pas là. Pas Simple Notepad. C’est une app extrêmement utile. Qui fait réellement gagner du temps. Qui simplifie la vie. Pour tout vous dire : non seulement je gère mes listes de courses sur Simple Notepad :-) mais ce billet et bien d’autres ont été écrits avec. J’allais oublier : elle est gratuite et sans publicité.

Emmanuel Barthe
geek et rédacteur sur Internet depuis 1997 [3]

Simple Notepad : le menu Paramètres

Le menu Outils de Simple Notepad

Le menu Outils


Google Books 1,2 million de livres du domaine public numérisés, en accès libre et gratuit et librement et gratuitement copiables

Jeudi 8 juin 2017

Lire la suite »

Les fichiers extraits de Google Books ont été « purgés » de la restriction d’usage commercial (autrement dit, Google n’a laissé que ce qui est dans le domaine public) et ils sont librement réutilisables : cela donne une collection de plus de 1,2 millions d’ouvrages issus de Google Books disponible sur Internet Archive.

On y trouve surtout des ouvrages en langue anglaise. Toutefois, une recherche par le mot-clé "droit" trouve des choses.

A priori pas transcendant du tout en droit français, mais il faudrait évaluer. Attention : dans la liste de résultats, la date est celle de dépôt dans l’archive. Pas de publication (cf supra).

Les commentaires sont ouverts aux testeurs.

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique


Souci n° 1 : l’assurance des dommages causés par les robots et aux robots

Les robots seront-ils bientôt légalement des personnes ?

Le Parlement européen recommande à la Commission de faire adopter des règles de droit civil sur la robotique

Mercredi 10 mai 2017

Lire la suite »

Les lois de la robotique d’Isaac Asimov, création littéraire et non juridique, ne concernaient que la sécurité physique des humains face aux robots dans des romans.

Elles étaient donc suffisamment dépassés, en 2007, pour que des experts de Corée du Sud tentent d’élaborer une charte éthique des robots. Mais le projet n’a pas abouti.

Faisant la même constatation — et peut-être pressé à la fois par l’actualité du machine learning (Google Car etc.) et par certains groupes d’intérêts (cf ile dernier document cite en bibliographie, à la fin de ce billet, par exemple) —, le Parlement européen vient d’adopter (BBC News 12 janvier 2017) des recommandations destinées à la Commission européenne concernant des règles de droit civil sur la robotique (communiqué de presse du PE 12 janvier 2017).

Le Parlement incite la Commission, par cette procédure d’initiative législative 2015/2103(INL), à créer un « instrument législatif » sur le sujet. La balle est maintenant dans le camp de la Commission.

Pour plus de détails :

  • la Résolution du Parlement européen du 16 février 2017 contenant des recommandations à la Commission concernant des règles de droit civil sur la robotique (2015/2103(INL)) (version PDF) élaborée par la Commission des affaires juridiques du Parlement
  • Règles européennes de droit civil en robotique, 12 octobre 2016. La commission des affaires juridiques du Parlement européen a commandé cette étude pour obtenir une évaluation et une analyse, sous les angles juridique et éthique, de quelques futures règles européennes de droit civil en robotique (PDF, 40 pages).
    Les principales conclusions du chapitre Remarques préliminaires sont édifiantes : « La proposition de résolution invite à créer d’ores et déjà un instrument législatif en robotique et en intelligence artificielle qui anticiperait les évolutions scientifiques prévisibles à moyen terme, et qui pourrait évoluer pour en suivre les
    progrès paragraphe 25). La création d’un tel texte évolutif est justifiée dans
    certains secteurs du droit, mais apparaît surtout pertinente pour affronter les
    grandes questions éthiques auxquelles l’homme sera confronté. »
    Autre paragraphe intéressant (et pas forcément en accord avec la résolution adoptée) : les principales conclusions du chapitre Problèmes posées par la responsabilité en robotique :
    « Si la proposition de résolution mérite approbation en ce qu’elle cherche à mettre
    en place un régime de responsabilité adapté à la robotique autonome (paragraphes 24 et s.), la question ne saurait se régler en attribuant la personnalité juridique au robot.
    Les dispositions du futur instrument concernant la responsabilité des dommages
    causés par un robot autonome appellent également à s’interroger quant à leur cohérence avec l’ensemble du droit de la responsabilité civile. »

Parmi les recommandations adoptées dans la version finale de la résolution, votée par le Parlement et transmise à la Commission, on trouve deux propositions révolutionnaires :

  • « un système d’assurance obligatoire et un fonds pour garantir le dédommagement total des victimes en cas d’accidents causés par ce type de voitures » (point 59 a)
  • et « à long terme, la possibilité de créer un statut juridique spécial de "personnes électroniques" pour les robots autonomes les plus sophistiqués devrait également être envisagée, afin de clarifier la responsabilité en cas de dommages » (point 59 f : « il serait envisageable de conférer la personnalité électronique à tout robot qui prend des décisions autonomes ou qui interagit de manière indépendante avec des tiers »).

Lire :

Emmanuel Barthe
geek citoyen en veille


1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 33

Dernières brèves