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Dernier ajout : 29 août.

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Nouvelle charte typographique du Journal officiel Lois et décret

Deuxième échelon ou 2e échelon ?

Lundi 29 août 2016

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La DILA [1] a mis en ligne cet été sur Legifrance la nouvelle charte typographique du Journal officiel Lois et décret (PDF, 26 pages). Cette version de juin 2016 tient compte du passage au JO purement en ligne (suppression de la version papier au 1er janvier 2016) [2].

Cette charte typographique constitue le document de référence dans le cadre de la production du JO Lois et décrets ; ce document se substitue aux règles typographiques générales, précédemment en usage.

Dans le cadre — certes rare — de requêtes extrêmement fines sur le texte intégral de la base JORF, ce type d’information peut se révéler crucial. Ainsi, on apprend comment le JO écrit :

  • les sigles, abréviations, acronymes et développés, les titres de civilité (Pr, Dr etc.) [3]. A savoir : les développés des acronymes prennent toujours des minuscules aux mots suivant le premier mot (on retrouve cette règle dans les arrêts de la Cour de cassation et de manière générale dans les décisions de justice). Exemple : Agence française de normalisation (AFNOR)
  • les heures, durées, anciennetés et les catégories, classes, échelons, groupes, grades… [4] Ils s’écrivent en chiffres. Exemples : 12 h 30, 13 h, etc. (Notez l’espace entre les chiffres et le h.) Le poste est à pourvoir pour une durée de 5 ans. M. Dupont sera nommé pour 2 ans 3 mois 5 jours. M. Dupont sera nommé à la 2e catégorie, 2e échelon, 3e classe.
  • les âges. Eux s’écrivent en lettres. Exemple : Les candidats devront être âgés de trente ans au plus.

Au passage, le document indique que le logiciel de traitement de texte utilisé pour produire les textes du JO est Word [5]. L’avant-dernière page liste d’ailleurs des raccourcis clavier pour Word peu connus mais extrêmement utiles : tiret cadratin (tiret long), cédille, apostrophe courbe, guillemets anglais ...

Emmanuel Barthe


Le Web est vide

L’internet gratuit manque à la fois d’exhaustivité, de fond et de sens critique

Jeudi 28 juillet 2016

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Presque chaque fois que je cherche du contenu de qualité sur le Web gratuit je bute sur une limite : celle qui sépare le payant du gratuit, l’exhaustivité/qualité/argumentation détaillée du bavardage et du marketing.

Le café du commerce et les communicants ont gagné. Le Web — qui est devenu l’essentiel de L’internet — est devenu leur domaine.

Tant de documents, tant de données ... Et si peu de sens. Notamment de sens critique. Même chez Wikipedia ... [6]

Le Web répète jusqu’à plus soif les mêmes informations, qui recopient le plus souvent elles-mêmes les mêmes dépêches [7] et les mêmes communiqués de presse.

Et par certains côtés, tant mieux. Parce que la qualité, ça demande tellement de travail, que ce n’est que justice que ça se paye. Seules de très grosses organisations (gouvernements, fondations) ont les moyens — et parfois l’obligation — publier du contenu de qualité gratuit.

Vous pensez que j’exagère ?

Prenez une question simple et ras-de-terre : en matière de garde des enfants après un divorce, que signifie exactement "semaine paire" (ou impaire) ? La difficulté est la suivante : la première semaine de l’année (autrement dit la semaine de référence, celle à partir de laquelle on compte les autres comme paires ou impaires) est-elle celle comprenant le 1er janvier (même si cette semaine est incomplète) ou bien la première semaine complète appartenant entièrement à la nouvelle année ?

C’est une question vitale pour des millions de personnes en France mais elle n’a aucune réponse gratuite sur Internet. Vérifiez. Vous trouverez des réponses. Mais fausses, non fiables, ou insuffisamment claires. Les forums de discussion sont ainsi très bien indexés par Google et pourtant ... Même les sites d’avocats, sans écrire des erreurs, ne définissent pas clairement les semaines paires et impaires.

Vous voyez ? Une question aussi basique et intéressant des millions de personnes reste sans réponse valable sur le Web gratuit. Alors, si vous espérez y trouver des articles fiables sur des questions d’actualité comme le réchauffement climatique ou la croissance économique, accrochez-vous !

Ils peuvent exister. Parfois. Mais enfouis trop profondément dans les résultats des moteurs de recherche pour qu’ils aient la moindre chance d’informer le débat. Le débat sera essentiellement informé par deux dizaines de pseudo-articles de presse en ligne [8], des tweets retweetés 500 fois et plus, des milliers de posts sur Facebook et des vidéos virales postées sur Youtube. Voilà.

Bienvenue dans l’"infotainment" en ligne. La nouvelle version du « temps de cerveau disponible » [9].


Les motivations des participants à un projet collaboratif

Des motivations souvent non explicites

Lundi 25 juillet 2016

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Jean-Luc Abelin, consultant KM et collaboration, expose sur ses pages Pulse LinkedIn les motivations (souvent non explicites) des participants à un projet collaboratif intra-groupe [10] [11].

La question des motivations des participants à un projet collaboratif hors d’une entreprise/groupe, cas devenu fréquent en France ces dernières années, notamment avec les hackathons, est tout aussi intéressante. A noter que dans ce cas, les membres du projet n’ont pas d’emploi au sein de la structure de référence.

Dans le cas du hackathon, on retrouve les ressorts de type psychologique évoqués par J.L. Abelin (atteindre ses objectifs, reconnaissance professionnelle, individuelle, altruisme, besoin d’apprendre, fierté ...).

Mais aux motivations citées par J.L. Abelin s’en ajoutent d’autres — très importantes :

  • le désir d’entrer dans une communauté, parfois simplement pour échanger sur ses opinions et ses choix techniques/technologiques
  • la veille technologique : voir où en sont les collègues, les concurrents et les start-ups, qui plus est à la source
  • et l’espoir de décrocher in fine une prestation rémunérée en démontrant ses capacités et en liant connaissance avec des donneurs d’ordre potentiels.

Ces motivations, très rarement explicitées, sont à prendre en compte dans l’organisation réussie d’un projet collaboratif dans le cadre associatif ou hackathon.

Emmanuel Barthe
documentaliste, veilleur, webmestre

NB : ce billlet résulte de mon expérience au forum Open Law en 2014-2015, dans le premier programme/la première série de défis. J’ai initié et participé au projet de sommaire interactif du JORF Lois et décrets et de veille sur ce JO. Ce projet a obtenu le 3e prix OpenLaw décerné par la DILA en décembre 2014 [12] et début 2015 le site jo.toutelaloi.fr.]]


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