Logiciels, Internet, moteurs de recherche

Dernier ajout : 5 mai.

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Un cadeau gratuit en bonus

Des appli texte pratiques pour Samsung Galaxy ?

Les fichiers Samsung Notes ne sont pas lisibles par Word !

Mardi 5 mai 2015

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Les Samsung Galaxy sont la famille de smartphones la plus répandue juste derrière les iPhone d’Apple [1].

Le Samsung Galaxy S6 est sorti. Mais il n’y a toujours pas d’application texte digne de ce nom installée par défaut sur les Galaxy.

Le seul moyen standard d’écrire du texte sur un Galaxy est de prendre de (courtes) notes sur l’application Android Samsung Notes (S Notes).

S Notes ne produit pas du véritable texte mais en fait des images sous un format propriétaire Samsung [2]. On ne peut pas ouvrir ses fichiers Notes dans Word, Open Office ou Libre Office. Pas même dans le Bloc-Notes de Windows. Cerise sur le gâteau, les fichiers texte S Notes ne peuvent pas dépasser l’équivalent de 2 pages A4.

Et Google Docs direz vous ? Il n’est disponible qu’avec une connexion Internet. Donc impossible sans abonnement 3G ou 4G et même avec impossible dans les transports et de nombreux bâtiments — comme nombre de tribunaux ... Quant aux applications de type traitement de texte fonctionnant hors ligne (Docs to Go, Kingsoft Office ...), elles ne sont pas assez dépouillées vu la taille de l’écran d’un téléphone portable. Or les juristes rédigent beaucoup. Beaucoup.

Des solutions ? Tout écrire dans un e-mail, comme on fait [3] avec un BlackBerry ? Revenir à l’ordi portable ou passer à la tablette ? Frustrant et peu pratique car souvent on ne les a pas sous la main. Alors que le smartphone, lui, on l’a en permanence avec soi. Un téléphone portable est un véritable mini-ordinateur, limité par la taille de son écran et le type de logiciels qu’il accepte [4]. Il pourrait, il devrait permettre de prendre plus que de courtes notes et de les reprendre ensuite dans Word et autres traitements de texte pour les mettre en forme.

Des appli iPhone et Android adaptées existent. Ainsi que quelques logiciels pouvant lire et modifier les fichiers Samsung Notes. Pour les connaître, envoyez moi un mail avec vos coordonnées professionnelles : ebarthe [chez] gmail [point] com. C’est le cadeau de precisement.org :-)

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique free lance, geek
06 19 99 58 69


Wikipedia : l’encyclopédie qui s’est rangée

De la contre-culture au politiquement correct

Dimanche 26 avril 2015

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J’ai contribué à quelques articles (juridiques surtout) dans Wikipedia. Et cela fait longtemps que je voulais écrire non plus dans mais *sur* cette encyclopédie libre en ligne passée en 20 ans de la contre-culture au politiquement correct.

Car c’est vrai : je ne trouve plus que partiellement mon compte dans Wikipedia (WP pour celles et ceux qui y écrivent souvent).

Des règles très contraignantes partout : l’exemple de la création de nouveaux articles devenue quasi-impossible

Je regrette que Wikipedia soit devenue à mon avis si pleine de procédures [5], de règles quasi-juridiques et d’administrateurs (dits "admins") arbitres (au sens arbitres dans l’arbitrage commercial, donc quasi-juges). Pour moi — c’est mon impression et je peux me tromper — écrire plus de quelques lignes dans Wikipedia est de facto devenu aussi difficile que d’être membre d’un club à l’anglaise.

A part pour faire quelques corrections, j’ai l’impression que l’orientation "encyclopédie neutre" interdit désormais de créer [6] ou modifier substantiellement tout article. Le moindre manquement aux règles [7] est sanctionné par une suppression de plusieurs heures de travail. Or il est difficile aux non admins de connaître ces règles dans le détail [8] et ces suppressions se font généralement sans grande diplomatie. Ca m’est arrivé. C’est arrivé aussi à d’autres : je l’ai deviné à plusieurs reprises à travers des discussions en ligne sur WP.

Ayant modéré une liste de discussion [9] pendant quatre ans, je ne peux pas nier la nécessité d’empêcher les très nombreux vandales et contributeurs de mauvaise foi de défigurer Wikipedia. Je peux à la limite comprendre que les admins soient fatigués et "tirent sur tout ce qui bouge sans poser de question". Mais malheureusement ce comportement même, par son manque de respect pour les contributeurs de bonne foi qui se voient supprimer leur travail bénévole sans avertissement ni explication, fait des dégâts.

Des articles devenus très lisses

Mais dans le même temps, tout article sur une société où une personnalité est trop souvent "lissé", réécrit habilement (ça se voit quand même) par ses communicants. Certes, un bandeau souvent signale cela mais à part sur les articles concernant les sociétés et personnalités controversées ou à la mode, ces "edits" ne sont pas "revertés" ni réécrits. Peu de gens s’en soucient et ils manquent de temps et de force de frappe face aux communicants.

Le corollaire, de mon point de vue : je ne trouve plus dans Wikipedia ces infos croustillantes, ces interprétations divergentes qui en faisaient le sel (allez, si ! parfois dans les versions archivées on tombe sur une info non politiquement correcte mais en fait il faut savoir ce qu’ on cherche ... et le chercher longuement puisque les archives ne semblent pas indexées par le moteur de WP ni par Google). On dispose désormais d’une encyclopédie neutre [10] très riche et qui rend service. Certes. Mais on a beaucoup perdu pour ce gain. Désolé d’être aussi cru, mais c’est un fait : Wikipedia ne pense plus, elle résume ou cite des gens qui pensent — et encore, pas des sites personnels, mais des sources très "consacrées". Eliminant ainsi plein d’informations qu’on ne trouvait guère ailleurs.

Les arguments sur cette évolution

On peut penser que c’est un choix qui a été fait pour la crédibiliser, pour faire sérieux, comme une "vraie" encyclopédie. Voir aussi ce que le fondateur Jimmy Wales (en 2003-2004) et le premier organisateur de WP Larry Sangler ont écrit. Et c’est d’ailleurs ce qui a été souvent avancé dans les articles de presse que j’ai pu lire à ce sujet.

Toutefois, je me demande parfois si en réalité ce n’est pas aussi pour éviter les pressions et procès en diffamation sur un site devenu incontournable et donc trop gênant. Wikipedia à tant crû qu’elle a dépassé — et de très loin — la diffusion de toutes les encyclopédies ayant existé avant elle. Sans utiliser de théorie du complot, je pense que WP est devenue "mainstream" et que de fait, elle a dû assumer un (gros) inconvénient de tout média trop dominant aujourd’hui : le "politiquement correct".

Pourtant, pour ne prendre qu’un exemple, l’Encyclopaedia Universalis (EU) elle-même n’était guère neutre — disons au minimum ses articles en sciences humaines et sociales (SHS) [11] et une partie de ceux en sciences exactes [12]. Oh que non ! Pour avoir pas mal travaillé dessus dans ma jeunesse (fin années 70 + les années 80 : pas d’Internet à cette époque), je peux vous garantir que l’Encyclopaedia n’était pas neutre. Chaque article était rédigé par un seul auteur — c’est toujours le cas — et il en profitait évidemment pour défendre ses thèses. Evidemment, l’EU avait un conseil scientifique, que WP n’a pas.

Ça avait aussi des inconvénients, les articles pouvaient être très difficiles à comprendre. Mais au moins ça pensait — et ça pensait avec des arguments. Comme WP à ses débuts. A mon avis, Wikipedia est devenu un super [Quid]. Sans la fiabilité à 100% du Quid [13].

Mais trêve de tirades, je vais vous lasser avec mes rengaines à la "C’était mieux avant". Tant pis ou tant mieux (c’est selon) pour Internet si Wikipedia est devenue "mainstream" [14].

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, consultant
spécialiste des données publiques juridiques et de l’open data


Facilité d’utilisation, sécurité, cryptage des données, suite complète ...

Mettre ses fichiers ou ceux d’un groupe dans le cloud : quelle application choisir ?

Google Drive, OneDrive, Dropbox. Mais aussi les outsiders : Box, Mega, SpiderOak, TeamDrive, Tresorit ...

Samedi 7 février 2015

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Cet article est le premier d’une série de trois sur les solutions de Cloud. Les deux suivants :

J’ai dû récemment choisir la solution de cloud et de travail en ligne à retenir pour un groupe de 15 personnes devant travailler activement ensemble. Il ne s’agissait donc pas seulement de passer en revue les solutions de stockage en ligne mais aussi celles de partage de fichiers et de communication.

La sélection

Ne vous faisons pas languir. Voici les solutions que l’on peut recommander quand on privilégie l’aspect travail en groupe, la gratuité, la richesse des fonctionnalités et le côté pratique — pour les arguments détaillés, voir infra :

  • Google Drive pour la richesse des outils associés (GMail, Google Groups et la suite bureautique de Google) et pour le prix si on passe en version payante. C’a été notre choix
  • Dropbox pour la facilité d’utilisation
  • SpiderOak, Wuala, TeamDrive et tresorit pour la sécurité des données
  • Box pour les fonctions dédiées aux professionnels
  • OneDrive de Microsoft (ex-SkyDrive), uniquement si on possède déjà la suite Office sur son PC et qu’on est un aficionado MS
  • Mega principalement sur le critère du volume de stockage gratuit.

Les arguments

Pour m’aider, j’ai commencé par lire la presse et autres ressources Internet, plus ou moins bien référencées par ... Google (voir la webliographie en fin d’article).

Puis avec l’aide d’un informaticien de SSII — pas plus spécialiste du sujet au départ que votre serviteur — je me suis lancé dans des tests. Nous sommes ainsi devenus des (presque) spécialistes du sujet !

Pour résumer ces articles et leurs commentaires y compris :

  • Dropbox est le plus facile à installer et à utiliser, le plus intuitif. De plus, il garde les anciennes versions de vos documents et permet aussi de récupérer ceux supprimés (comme la Corbeille de Windows).
    Mais il est moins adapté à un fonctionnement collaboratif
  • Google et OneDrive (Microsoft) sont bien plus complets que Dropbox (et autres concurrents). Pour reprendre la formule de l’article du JDN : « Google et Microsoft ont placé la bureautique et le collaboratif autour du document au centre de leur stratégie, ce n’est pas le cas de Dropbox, un pure player du stockage cloud »
  • A cet égard, la solution de Google offre une suite longue comme le bras de produits, qui plus est gratuits tant qu’on reste en dessous de 15 Go de stockage : messagerie (GMail), liste de diffusion/groupe de discussion (Google Groups), stockage de fichiers en ligne avec possibilité de partage (Google Drive), suite bureautique — avec Google Docs (traitement de texte), Google Sheets (tableur) et Google Slides (présentations, compatibles avec Powerpoint) — mais aussi Agenda, blog (Blogger), photos (Picasa), cartes (Google Maps), réseau social (G+, justement) ...
    Sans oublier que que Drive est en général considéré comme « médaille d’or de la vitesse de transfert [upload] de fichier ».
    Et que l’on peut modifier un document à plusieurs en même temps dans la suite bureautique de Google, mais pas dans Dropbox par exemple
  • OneDrive est recommandé pour les aficionados de Microsoft et ceux qui possèdent déjà la suite bureautique Office sur leur ordinateur. Toutefois, les commentaires mettent en cause sa vitesse de synchronisation sur les divers appareils et sa gestion des noms de fichiers longs ou comportant des espaces. Sur certains aspects fonctionnels et si on considère les offres payantes, l’offre OneDrive Pro de Microsoft est plus évoluée que celle de Google
  • Les outsiders vraiment intéressants :
    • non sécurisés de bout en bout :
      • Box : 10 Go gratuits, très orienté besoins professionnels et travail collaboratif (possibilité de publier des commentaires et attribuer des tâches sur les fichiers). Appli mobiles iOS et Android disponibles
      • Copy : aussi simple que Dropbox, en légèrement mieux mais quelques bugs [15]. Appli Android et iOS
      • Bitcasa : 20 Go gratuits, très cité et apprécié par les particuliers outre Manche même si les journalistes et évaluateurs professionnels ne l’apprécient pas autant. Apps iPhone ou iPad et Android
    • sécurisés de bout en bout :

Tresorit : bientôt une interface pur web selon le service support

Sécurité : chiffrement, mot de passe ... Déterminante ?

Comme l’explique le site de l’éditeur Techniques de l’Ingénieur, « les données stockées sur Google Drive et OneDrive sont chiffrées lors de leur transfert vers les serveurs. Mais une fois dans le Cloud, ces données sont stockées en clair — sauf pour la version professionnelle de OneDrive. Dropbox, Box [et Mega] chiffrent les données stockées, mais détiennent les clés de chiffrement, ce qui leur permet d’accéder aux données des utilisateurs, même chiffrées. » [19]

Seuls SpiderOak, TeamDrive, Wuala et Tresorit, donc, pratiquent le "zero-knowledge data storage" : la clé de chiffrement, le mot de passe n’est pas stocké sur leurs serveurs, ils ne le connaissent pas, celui-ci ne peut donc a priori pas être compromis par des pressions des services des Etats [20] ou par une faille de sécurité de leur côté. La seule chose qui peut empêcher de leur faire confiance les yeux fermés est que le code de leur application n’est pas open source, donc non vérifiable.

Bon, une fois cela dit, le problème de la sécurité, pour diminué qu’il est, demeure : quid de l’ordinateur mal sécurisé et donc hacké ou de l’utilisateur qui utilise un mot de passe faible [21] ?

Et la valeur d’une solution de cloud aux yeux du grand public et des utilisateurs professionnels ne dépend pas que de son degré de sécurité. Loin de là : le critère de choix principal semble être l’ergonomie — on l’a bien vu plus haut — et son écosystème (applications, communauté, développeurs) [22]. C’est dans ce dernier domaine
plus qu’ailleurs, que Google et Microsoft marquent des points.

Les raisons du choix de Google Drive

Pour ce groupe de travail, nous avons donc choisi Google Drive + GMail + Google Groups + sa suite bureautique (Docs, Sheets).

Malgré certaines limites ergonomiques — décrites dans le deuxième article de la série [23] — et son manque relatif de confidentialité, la solution Google a été retenue parce que :

  • "mainstream". Donc une solution établie, ne risquant pas de capoter en cours d’utilisation, et comportant une très importante communauté d’utilisateurs, donc de personnes susceptibles de nous dépanner dans les forums
  • complète  : tout en un ou presque
  • Drive permet le partage de dossiers
  • et mon "collègue" m’a fait remarquer les nombreux problèmes de sécurité de Dropbox (voir Clouds : le diable est dans les détails).

Mais la difficulté au début de nos utilisateurs non informaticiens ni "geeks" à se débrouiller seuls a bien failli nous ramener à Dropbox ... Il leur a fallu 20 mn de formation, un bon mois de pratique et pas mal de conseils par oral pour être tous rodés.

Enfin, si nous avions eu de gros risques de sécurité, nous aurions envisagé Box (version payante), SpiderOak ou Wuala. Cela dit, le code de Wuala, SpiderOak ou TeamDrive n’est pas open source et ne peut donc pas être vérifié. Idem pour Box.

Après les tests et le choix de notre solution, il s’est avéré que parmi les ressources consultées (voir webliographie infra), le tutoriel de Sciences Po a été réellement le plus pragmatique (mais pas tout à fait à jour). En effet, il est le seul à aborder concrètement les possibilités de partage des dossiers entre plusieurs utilisateurs. Le "truc" le plus important qu’il explique est l’utilisation de l’adresse mail d’un Google Group pour partager d’un coup un dossier avec un (gros) ensemble d’utilisateurs Google. L’avantage de partager avec un Google Group est qu’il suffit à l’administrateur du Google Group d’ajouter ou supprimer une adresse GMail pour donner ou interrompre l’accès aux dossiers partagés.

Quelques conseils

- Ne pensez pas que "gratuit", pensez aussi "besoins". Listez vos besoins, notamment sur le partage des fichiers et les solutions de communication au sein du groupe.

- Renseignez vous sur les solutions envisagées. La littérature Internet peut s’avérer suffisante, à condition de mener une recherche approfondie et de beaucoup lire. Quelques discussions en ligne (par mail ou sur un forum) ou IRL [24] vous aideront souvent à trancher à condition de détailler votre question.

- Testez la solution que vous pensez retenir *avant* de travailler dessus. Au moins pendant deux semaines et sur toutes ses fonctionnalités. Surtout si c’est pour un travail en groupe, car dans ce cas vous aurez énormément de mal à revenir en arrière.

- Quelque soit la solution choisie, formez-vous et formez vos utilisateurs. Ce qui peut vous sembler évident semblera invisible ou très compliqué à quelqu’un d’autre. Exemple avec les applications de Google : Drive, GMail ... [25]

Solutions non prises en compte

Note importante : j’ai choisi de ne pas prendre en compte les services suivants :

  • iCloud (ex-mobile.me), exclu tout simplement parce qu’il n’est accessible qu’aux détenteurs d’un matériel Apple (iPhone, iPad, Mac) et que c’est une application de cloud incomplète. Comme le dit un commentaire : « Le but d’Apple est de permettre l’échange de fichiers entre applications iOS ou ordinateurs, pas de vraiment de remplacer ou concurrencer Dropbox » [30]. Pour finir, comme Dropbox hélas, il est la cible d’attaques répétées [31]
  • Amazon Cloud Drive, exclu car incomplet lui aussi. Il ne propose que deux solutions de cloud : une pour les documents et photos et une réservée aux fichiers MP3 des clients d’Amazon. Mais dans le stockage pur, c’est un acteur à considérer. Ceci dit, au vu de certains signes [32], cette situation pourrait bien évoluer à l’avenir.

Webliographie

Pour d’autres solutions de stockage dans le cloud, voyez :


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