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Dernier ajout : 10 juillet.

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Géoblocage RGPD : accédez aux sites américains inaccessibles

Comment contourner le contournement

Jeudi 12 juillet 2018

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J’adore lire les articles en ligne de la presse américaine. Leur rigueur dans la dissociation entre faits et commentaires, la richesse de leurs enquêtes de terrain, leur capacité à traiter des sujets sur lesquels la presse française est d’un frileux ...

Malheureusement, depuis l’entrée en application du règlement européen de protection des données personnelles (RGPD) le 25 mai [1], des dizaines de sites américains interdisent aux ordinateurs et appareils basés en Europe de consulter leur contenu.

Cela concerne des journaux prestigieux comme le Los Angeles Times ou le Saint-Louis Post Dispatch [2] (essentiellement des titres du groupe de presse américain Tronc) mais aussi le site Instapaper — rival de Pocket, il permet de sauvegarder des pages web.

Les éditeurs (américains) de ces sites, confrontés aux risques de condamnation créés par le RGPD, ont choisi de les esquiver en refusant toute connexion depuis l’Europe, plutôt que de se mettre en conformité.

Voici trois solutions, deux trucs pour contourner ce "géoblocage" :

Emmanuel Barthe
documentaliste, formateur


Achat en ligne de produits d’occasion : évitez les petits sites (hélas)

Lundi 9 juillet 2018

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Acheter des produits reconditionnés ? Non merci !

Je voudrais partager ici une mésaventure coûteuse. L’an dernier, j’ai perdu 130 euros par une quasi-escroquerie tout ce qu’il y a de plus légal.

En août 2016, j’achète un smartphone d’occasion "reconditionné" à un "reconditionneur" sur une plateforme de commerce en ligne spécialisée dans les portables et tablettes. Le reconditionneur a une note moyenne de 6 sur 7 et de bons commentaires.

Je teste le portable reconditionné avec ma carte SIM. Il marche. Je le garde en réserve dans son emballage, pour me servir de portable de secours si je venais à perdre le mien.

En mai 2017, je veux prêter ce portable reconditionné à un proche pour le dépanner. Et là, d’un seul coup, le portable ne reconnaît plus aucune carte SIM. Ni celle de la personne ni même la mienne !

Le reconditionneur du smartphone comme la plateforme sur laquelle je l’ai acheté se réfugient derrière leurs conditions générales de vente : 6 mois de garantie, pas plus.

Juridiquement, ils ont ont raison.

En pratique, je me suis fait avoir de 130 euros.

Ce n’est pas la première fois que je le constate : les petites et moyennes plateformes de commerce électronique (PMP), qui cherchent à concurrencer les Amazon, C-Discount, Fnac.com, Darty.com et autres Priceminister, ont du mal à "faire la police" chez leurs vendeurs et à leur imposer de respecter réellement leurs clients.

C’est d’abord l’effet d’une situation caractéristique du commerce électronique : à part les marques du luxe [4], du haut de gamme [5] et les grandes chaînes de l’habillement [6], plus personne ne vend ses propres produits. Chaque "marketplace" [7], ainsi que la plupart des vendeurs qu’elle abrite, n’est qu’un intermédiaire, un morceau d’une chaîne de revendeurs [8]. Quand il s’agit d’occasion, soit c’est un particulier qui vend sur la plateforme et on sait les risques que l’on prend — produit en l’état, zéro garantie sur les défauts cachés —, soit on a à faire à un reconditionneur, qui est censé offrir une certaine garantie, en tout cas un produit vérifié et en meilleur état.

Billets en euros usagés

C’est là que les apparences sont à mon avis trompeuses : c’est difficile à prouver, mais j’ai la nette impression que la très grande majorité des reconditionneurs présents sur les plateformes de e-commerce sont des TPE [9], et même la plupart du temps des entreprises individuelles [10]. Ce qui veut dire que le travail de vérification de l’état du produit et de remise en état ne fait l’objet d’aucun contrôle — ils n’en ont ni les moyens humains ni les moyens financiers [11]. Dit autrement : tantôt (souvent) leur travail sera nickel et vous ferez plutôt une bonne affaire, tantôt vous vous ferez avoir.

Ce n’est pas parce que le reconditionneur a une bonne note qu’il fait systématiquement du bon travail. Une note de 6 sur 7 est une moyenne : elle ne signifie jamais que tout le monde a noté 6/7. On constate en pratique chez un reconditionneur bien noté certaines très mauvaises notes, correspondant à des produits ne fonctionnant pas. Et là, pas de garantie 1 an, contrairement au neuf. Même si ce type de problème intervient, mettons, 1 fois sur 15 chez un reconditionneur de téléphones portables, cela représente une probabilité de perdre 130 euros de 6,7%.

C’est aussi, hélas, une question de puissance économique. Amazon et les autres, non contents de prélever une commission de 20%, imposent des obligations d’échange ou de remboursement à leurs "partenaires" qui équivalent dans les faits à une clause de "satisfait ou remboursé". De plus, sur Amazon, le retour est pré-payé la plupart du temps (attention, pas toujours, mais dans ce cas, protestez et Amazon vous remboursera ... avant, je suppose, de se retourner vers le fournisseur). En pratique, le plus souvent, Amazon impose au vendeur de prendre une assurance retour très coûteuse et à ses frais [12]. Les plus petites plateformes sont moins exigeantes.

Un autre facteur de sécurité pour le consommateur sur les grosses plateformes de e-commerce est la menace de la mauvaise note et du commentaire négatif. Le vendeur a beaucoup à perdre en terme de chiffre d’affaires si sa note baisse et que des commentaires négatifs apparaissent. Il va donc faire des efforts réels pour vous donner satisfaction.

Sur les petites et moyennes plateformes de e-commerce, hélas, même si le vendeur d’occasion/reconditionneur est bien noté, cela ne vous protège pas, comme on vient de le voir.

Moralité (je déteste écrire ça) : restez sur les grosses plateformes. Tenez vous à l’écart des petites.

NB : méfiez vous aussi sur Le Bon Coin : une catégorie bien pire s’y rencontre fréquemment : les escrocs purs et simples. LBC vous met en garde contre eux à plusieurs endroits, certes. Mais de facto, le site ne fait pas assez le ménage et tolère des annonces extrêmement bizarres [13]. Le conseil le plus important : ne jamais envoyer d’argent. Surtout si le vendeur est situé à l’étranger.

Emmanuel Barthe
e-consommateur

Un portable iPhone 5 S d'occasion


Socle Logiciels Libres : quand l’Etat promeut l’open source par un référentiel

Mardi 26 juin 2018

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SILL en-ête

Vous travaillez comme documentaliste, veilleur, webmestre pour une administration publique ? Le Socle Interministériel de Logiciels Libres (SILL) est pour vous. Un tableau de logiciels open source à consulter et garder sous le coude, car il contient tous les softs recommandés par l’Etat.

La modernisation des systèmes d’information de l’Etat passe notamment par le développement des usages et technologies innovantes et créatrices de valeur pour les utilisateurs, et par la maîtrise des coûts, ce qui pousse depuis longtemps les logiciels open source en avant dans les administrations.

D’où le SILL, qui n’est en fait qu’une liste de référence des logiciels à privilégier dans le développement des systèmes d’information de l’Etat, défini en 2012, est maintenu en concertation interministérielle. Ce référentiel ne fait pas obstacle à l’innovation par essai de nouvelles souches, qui pourront aider à l’évolution du cadre. Le SILL n’est pas obligatoire. Juste recommandé. Mais par contre, il définit des versions de référence à privilégier et indique les solutions à abandonner.

La version en lien ici est à jour à mi-février 2018. Le SILL est mis à jour chaque année.

Emmanuel Barthe
documentaliste geek

Extrait du tableau des logiciels libres du SILL
Ci-dessus un tout petit bout du gigantesque tableau des logiciels libres recommandés par le SILL


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