Logiciels, Internet, moteurs de recherche

Dernier ajout : 29 août.

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Utiliser Google pour des recherches juridiques

Une méthode de recherche fiable sur le Web

Samedi 17 septembre 2016

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Sommaire
I. Principes de fonctionnement de Google
II. Comment interroger Google
III. Recherche avancée : exemple d’utilisation
IV. Pour aller plus loin

I. Comment fonctionne Google : quelques principes à retenir

Le contenu et la recherche :

- Google est un moteur de recherche sur le Web = la plus grande base de données de pages web [1].

- Mais tout n’est pas dans Google et tout n’est pas forcément bien référencé dans Google :

  • Google n’indexe généralement pas les bases de données payantes. Il peut toutefois indexer les titres d’articles payants, car ceux-ci sont affichés sur des pages gratuites (voir par exemple les titres des articles des revues de Lextenso) ou bien ont des fils RSS. Il peut même indexer non seulement le titre mais aussi les auteurs et les mots-clés (pas le texte intégral) lorsque l’éditeur laisse ses métadonnées disponibles librement et gratuitement pour le moissonnage OAI (exemple des articles de revues de LexisNexis, voir infra)
  • il ne couvre pas tout le Web : ni le Web payant, ni le contenu de nombreuses bases de données gratuites qui lui interdisent l’accès au-delà de leur page d’accueil. Au total, Google n’indexe même pas un tiers des pages web gratuites existantes
  • du fait du poids des liens hypertextes dans *ses* algorithmes de classement, une page web ou un fichier PDF vers la/lequel aucun lien ne pointe est quasiment introuvable par Google [2]
  • à noter que le machine learning [3] (apprentissage statistique automatique [4]) est utilisé pour toutes les requêtes Google depuis juin 2016. Comme l’explique Olivier Duffez de WebRankInfo, « RankBrain est un système basé sur le machine learning permettant à Google de mieux comprendre les requêtes des internautes. Il peut s’agir de requêtes très longues et précises (très longue traîne) ou de requêtes n’ayant jamais été faites et peu similaires à d’autres plus connues. Grâce aux nouvelles méthodes d’intelligence artificielle dont Google est devenu un des plus grands spécialistes mondiaux, RankBrain parviendrait à mieux comprendre ces requêtes difficiles » [5]. Pour autant, le type de requête que décrit O. Duffez (longues, beaucoup de mots peu ou moyennement utilisés) — et qui est le propre des recherches juridiques pointues — ne réussit pas toujours dans Google. C’est probablement autant une limite du Web gratuit [6] que celle du moteur américain
  • à noter également que, comme l’explique Sylvain Peyronnet, chief scientist du moteur Qwant et co-fondateur du laboratoire de recherche privé ix-labs [7], dans une interview au Journal du Net [8], il n’y a depuis longtemps plus un (le PageRank d’origine), ni deux, ni trois algorithmes qui font fonctionner le moteur de recherche de Google mais un grand nombre (peut-être 200 !) d’algorithmes et ils s’influencent les uns les autres tout en étant pondérés par des critères ... et fréquemment modifiés pour améliorer les résultats ou lutter contre les spécialistes du SEO trop habiles [9]
  • Google peut aussi avoir des difficultés à faire remonter en haut du classement de ses résultats des documents très longs où l’information pertinente est noyée dans la masse. Ainsi, sur les PDF très longs (à partir de 30 à 40 pages environ), il indexera tout le document mais privilégiera très nettement dans son classement les mots-clés placés dans le titre, la balise title ou les premières pages écran du document. C’est particulièrement net si on ne restreint pas la recherche avec site: ou filetype:pdf Exemple : les références bibliographiques dans les fichiers PDF que constituent les trois parties des Notes de doctrine relatives aux arrêts de la CJUE et du TPI sur Curia. Contre-exemple : les références bibliographiques des revues de LexisNexis sur http://www.lexisnexis.fr/droit-document car chaque référence a sa propre page web
  • il connaît 30 trillions d’URLs début juin 2015 (sur les environ 60 trillions du Web librement accessible) mais n’indexe (i.e. ne reproduit le contenu et ne le place dans son index) pas toutes ces pages : plus précisément il n’indexe pas celles que l’algorithme juge inintéressantes/très peu populaires
  • Google peut être en retard sur les mises à jour des sites web et mettre jusqu’à plusieurs semaines à indexer correctement un nouveau site web (voir infra). Mais il ne sera pas du tout en retard sur les mises à jour des sites de presse et des blogs populaires
  • parce qu’il dépend du contenu d’Internet, il ne couvre ni le papier ni la littérature grise. Quoique ... Avec Google Books et surtout le partenariat de très grandes bibliothèques [10], Google indexe énormément d’ouvrages en anglais. Mais du fait de l’opposition des éditeurs français, le contenu en droit français est pour l’instant négligeable — pas en droit belge
  • un exemple important de ces sites-bases de données plus ou moins difficiles à indexer pour Google sont les bases de données de Legifrance, à l’exception notable (et bien pratique ...) des textes consolidés (LEGI) et du JORF [11]. Il faut donc selon les cas interroger Legifrance par les interfaces de recherche de chacune de ses bases de données (en savoir plus). C’est particulièrement vrai pour la jurisprudence.

- Laisser un espace revient à utiliser l’opérateur logique ET implicite.

- Le premier mot de votre question sera considéré par Google comme le plus important, il aura donc un poids plus important que les autres dans les résultats, en faisant par exemple remonter dans les premières réponses les pages web où ce mot est dans le titre de la page.
Ce point — non précisé dans l’aide officielle de Google et la plupart des guides de recherche en ligne — peut avoir un effet très important sur le tri des résultats par Google, en amenant dans les dix premières réponses une page web jusque là "perdue" au delà des trente premières réponses.

- Cherchez à utiliser des expressions plutôt que des suites de mots. Google "accroche" mieux là dessus (voir explication détaillée infra).

Les résultats :

- Les résultats sont classés par pertinence. La "pertinence selon Google" tient compte :

  • d’abord des liens pointant vers les pages web et de la qualité de ceux-ci (Google les considère comme autant de recommandations)
  • et ensuite des mots contenus dans la page web, ceux du titre informatique de la page (balise title), du titre réel de celle-ci (balise H1 ou h2 sinon) et du nom du fichier HTML étant les plus importants
  • de la "qualité" (selon Google) de la page. Le nom de domaine est important ici : les sites universitaires (avec "univ" dans leur nom de domaine en France ou .edu aux USA) et gouvernementaux (.gouf.fr en France, .gov aux Etats-Unis) sont favorisés ; les sites personnels sont défavorisés, sauf s’ils ont leur propre nom de domaine, une forte réputation au sein de leur communauté
  • de la fraîcheur/fréquence de mise à jour de la page. Par exemple, un site personnel réputé dans une communauté, sur des requêtes Google sur lesquelles il possède des pages très pertinentes, va pourtant reculer en bas de la première page des résultats de Google s’il n’est pas mis à jour chaque semaine.

- Cette pertinence est réelle : en règle générale, il suffit de consulter les 30, voire les 50, premiers résultats pour trouver sa réponse et avoir balayé l’essentiel des sites. En général ... Ce qui veut dire que parfois il faut aller jusqu’au 100e résultat (exemple vécu).

- Cependant les résultats de Google sont de temps à autre — ça vient par vagues — pollués par les résultats de sites publicitaires quasiment vides de contenu juridique, comme les sites faisant de la publicité pour des livre de droit du licenciement destinés aux particuliers [12]. Une fois ceux-ci identifiés, Google les "bannit" de son index, mais le problème revient de temps à autre.

- Les résultats sont en général très "frais" :

  • Google indexe très régulièrement les sites importants (exemples : Assemblée nationale, Sénat, etc.)
  • Google privilégie les sites à mise à jour très fréquente, tels les sites de presse (lemonde.fr, liberation.fr, etc.) et les blogs, en les réindexant de une à plusieurs fois par jour
  • néanmoins et de manière logique vu sa préférence pour les liens hypertextes et pour les sites à mise à jour fréquente, Google peut avoir quelques jours de retard sur certaines rubriques peu consultées de sites très vastes et jusqu’à une semaine de retard — en général, plutôt quelques jours — sur l’actualité des sites web les moins importants, qui eux-mêmes sont rarement mis à jour. De même, Google peut mettre jusqu’à plusieurs semaines pour indexer correctement un nouveau site web, c’est-à-dire indexer la totalité de ses pages et les faire monter en tête des résultats sur les questions pertinentes [13].

II. Comment interroger Google

- 1. Prenez deux secondes pour réfléchir aux mots-clés que vous allez utiliser. Car, même avec Google, cela peut faire la différence entre trouver et ne pas trouver :

  • pensez aux synonymes et quasi-synonymes. Voir aussi infra l’opérateur (tilde).
    Exemple : bail, baux, loyer, loyers
  • si vous cherchez la version officielle d’un texte, d’un arrêt ou d’un rapport, utilisez :
    • les termes juridiques officiels, c’est-à-dire ceux utilisés dans les codes et les lois (notamment dans les titres des lois).
      Exemple : redressement et liquidation judiciaires
    • la date complète.
      Exemple : 25 janvier 1985
    • ou éventuellement le numéro.
      Exemple : 85-98 (ce qui évite de trouver aussi la loi n° 85-99 sur les administrateurs judiciaires)
  • si en revanche vous cherchez des commentaires ou de la doctrine :
    • utilisez les noms usuels.
      Exemples : procédures collectives ou redressement judiciaire ou liquidation judiciaire ou difficultés des entreprises en difficulté ou défaillances d’entreprises
    • si vous cherchez des commentaires sur une réforme ancienne, précisez l’année.
      Exemple : 1985 (réforme des procédures collectives)
  • si vous cherchez de l’actualité non juridique ou des articles de presse, utilisez les termes économiques et/ou les expressions du langage courant.
    Exemple : faillite, faillites, fermetures d’entreprises, plans sociaux
  • plus généralement, si vous êtes compétent sur le domaine juridique concerné par votre recherche, tapez les mots et expressions qui devraient se trouver dans les documents que vous recherchez, et surtout dans leur titre et leurs premiers paragraphes. En revanche, si vous n’êtes pas spécialiste de ce domaine et a fortiori si vous n’êtes juriste ou étudiant en droit, évitez d’utiliser cette dernière technique.

- 2. Utilisez le mode recherche avancée pour mieux contrôler votre recherche. Vous pouvez accéder aux options avancées soit sur la page Recherche avancée de Google — et alors pas besoin de savoir comment les écrire [14], soit sur la page d’accueil de Google mais il faut alors connaître les noms des champs et leur syntaxe.
Vous pourrez alors :

  • utiliser les opérateurs logiques ET (AND ou espace), OU (OR), SAUF (-), expression (" ") et de proximité (AROUND()). Rappel : en allant sur la page Recherche avancée, vous n’aurez pas à mémoriser leur syntaxe. Toutefois, sur cette page, les opérateurs de proximité comme AROUND() ne sont pas proposés. Les opérateurs de recherche permettent de "pousser le moteur dans ses retranchements". Exemples : on veut des documents relativement simples et à jour pour créer une EURL : créer OR création eurl OR "entreprise unipersonnelle" (on peut aussi ajouter : filetype:pdf) :
    • rappel : tout espace non placé entre des guillemets est pour Google un ET logique. Mais parfois aussi une incitation à interpréter la requête comme une expression : dans ce cas, utiliser la fonction avancée "Mot à mot" sous "Tous les résultats" ou écrire en majuscules le AND [15]
    • attention : Google ne "comprend" pas les parenthèses [16] et le OR ne joue que sur les mots immédiatement adjacents à lui. Ce qui implique de mettre les mots d’une expression entre guillemets (contrairement à ce qui est recommandé plus haut pour les cas "normaux") si la notion faut partie d’une suite de synonymes. De plus, le premier mot qui commence une suite de OR est le plus important pour l’algorithme [17]. Exemple : résultats OR "chiffres d’affaires" OR bénéfices
    • il faut toutefois bien comprendre que multiplier les synonymes n’apporte pas grand’ chose en terme de pertinence des résultats. Un synonyme voire deux (pas plus, soit trois mots ou expressions maximum) aide mais le plus efficace en général reste le choix de la bonne expression (sans guillemets sauf si ça "part dans tous les sens") [18]
    • utiliser l’opérateur - (SAUF) pour exclure des termes qui faussent les résultats/les "polluent" : le -, qui n’est pas chez Google l’inverse du + (mais celui du AND), fonctionne. La règle générale d’utilisation de l’opérateur SAUF s’applique : n’utiliser le - qu’en dernier recours
    • opérateurs de proximité :
      • signalé en 2011, probablement apparu avant, et non documenté par Google, l’opérateur de proximité AROUND(n) (où n est un nombre de mots qu’on fixera en pratique à 2 ou 5) est efficace en anglais mais le semble moins en français
      • l’opérateur * ("wildcard") est censé remplacer un (au moins) ou plusieurs mots, je constate son efficacité dans une certaine mesure mais je n’arrive pas à la prouver par A + B
      • de toute façon, la bonne expression (sans guillemets en général) pourra être tout aussi efficace, voire plus. Disons qu’au minimum, elle obtiendra des résultats différents (donc complémentaires) [19]
    • chercher par expression rend les résultats plus précis/moins nombreux et dans certains cas, évite les résultats hors sujet. Hors de l’interface Recherche avancée, utilisez les classiques guillemets (" "). La recherche par expression est devenue plus souvent nécessaire, face à l’élargissement des recherches pratiqué par Google [20]. Toutefois, ne l’utilisez qu’après avoir testé l’expression sans guillemets, pour les raisons exposées ci-après.
      N’abusez pas des guillemets. On dit souvent dans les cours de recherche sur bases de données ou sur le web qu’encadrer une expression avec des guillemets garantit des résultats moins nombreux et pertinents. Mon expérience, c’est qu’en réalité, les guillemets sur Google n’améliorent souvent pas grand’ chose voire parfois empêchent de trouver les principaux sites web sur un sujet. D’ailleurs Google ne les recommande pas trop fort. Cela dit, c’est vrai que si on veut vraiment *tous* les sites sur une expression, alors il faut utiliser le moteur à la fois *avec* les guillemets mais *aussi sans*, car, du moins si l’on s’en tient aux 30 premiers résultats, certains sites pertinents apparaissent uniquement avec les guillemets et d’autres uniquement sans [21]. En effet, l’algorithme de Google détecte souvent tout seul l’expression et la privilégie dans le classement des résultats. De surcroît, mettre les guillemets, en pratique, réduit souvent — mais pas toujours — un peu la pertinence par rapport à sans les guillemets car ceux-ci éliminent des résultats où l’expression n’est pas totalement identique, voire certaines pages où pourtant celle-ci apparaît clairement ...
  • choisir la langue des résultats. Peu intéressant : la langue des mots-clés utilisés conditionne celle des résultats
  • limiter les résultats à la France (sites français et non francophones) permet d’éviter à 90% les résultats provenant de sites québécois, belges et d’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie) et donc de se restreindre au droit français. Voilà une fonctionnalité très intéressante, à utiliser sans modération
  • choisir le format de fichier : Rich Text Format .rtf, Word .doc, Acrobat .pdf, Excel .xls, .PowerPoint .ppt, Access .mdb. Restreindre la recherche aux fichiers PDF permet de ne trouver que des documents sérieux et fiables (mais pas forcément pertinents, car ce n’est pas le but direct de cette fonctionnalité). En effet, très souvent, les documents officiels (textes juridiques, rapports) et les articles sont au format PDF tandis que les sites perso, ceux tournés vers le marketing, et les forums utilisent uniquement le HTML. Hors de l’interface Recherche avancée, écrivez filetype:[type_de_fichier] à la fin de votre requête
  • restreindre la recherche à un site (nom de domaine uniquement). Ainsi utilisé, Google est presque toujours plus efficace que le moteur interne du site, sauf sur des documents extrêmement récents, peu connus ou "enfouis" dans le site. Ce mode de recherche est particulièrement utile sur les plus vastes sites juridiques : le site du Premier ministre, les deux sites parlementaires (Assemblée nationale, Sénat), Europa, EUR-Lex. Hors de l’interface Recherche avancée, écrivez site:[domaine]
  • restreindre la recherche au "titre" (la balise HTML title, plus précisément) des pages web avec le champ intitle:[un_seul_mot] ou — plus efficace —allintitle :[tous_les_mots_qui_suivent] [9]
  • régler le nombre de résultats par page à 30 voire 50 (au-delà, en général, très peu de résultats sont pertinents). Ca permet de consulter plus facilement et plus rapidement les résultats pertinents
  • empêcher Google d’interpréter votre requête (sauf par la langue du système d’exploitation de votre ordinateur) en choisissant (dans la colonne de gauche) "Mot à mot" dans "Plus d’outils", sous oublier de vous déconnecter de votre compte Google, voire de lancer dans un navigateur web une session de navigation privée [22].

- 3. Restreignez si nécessaire les résultats à une période de temps. Pour utiliser à fond cette fonctionnalité, il faut passer par l’interface simple de Google (la recherche avancée n’offre pas la possibilité de spécifier l’intervalle de temps exact que l’on désire), cliquer sur Afficher les options puis sur Choisir une période. [23].

- 4. Ouvrez les résultats dans une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet, de manière à garder sous la main la liste des résultats. Pour cela : faites un clic droit sur le lien qui vous intéresse, puis un clic gauche sur "Ouvrir dans une nouvelle fenêtre/onglet".

- 5. S’il n’y a pas de résultat intéressant dans l’onglet Web de Google, regardez :

    • dans l’onglet Actualités
    • dans Google Books
    • dans Google Scholar
    • s’il n’y a pas une piste dans les groupes de discussion (cliquez sur l’onglet Groupes)
  • et si, dans l’annuaire, il n’y aurait pas de catégorie(s) correspondant à votre recherche (onglet Répertoire, puis regardez la catégorie citée sous le nom de la plupart des pages données en résultats).

- 6. Toujours rien ? Voyez Pour aller plus loin à la fin de cet article.

III. Exemple d’utilisation de la Recherche avancée de Google

Ici, nous cherchons des articles en matière de contrats informatiques parus dans la revue Expertises. Voici comment interroger rapidement les sommaires de la revue Expertises sur le site de la revue :
- 1. allez sur la page d’accueil de Google en français
- 2. cliquez sur la roue dentée/molette en haut à droite puis sur "Recherche avancée", ce qui vous emmène sur l’interface de Recherche avancée de Google
- 3. si vous avez un votre compte Google (désactivez alors l’historique dans votre Dashbord Google) :
* connectez vous à votre compte
* cliquez en bas de la page "Recherche avancée" sur "Personnaliser les paramètres de recherche", ce qui vous amène à la page Paramètres de recherche. Choisissez "Ne jamais afficher les résultats de la recherche instantanée" puis en dessous de "Résultats par page", choisissez d’afficher 30 résultats
* cochez la case "Ouvrir chaque résultat sélectionné dans une nouvelle fenêtre du navigateur"
- 4. limitez la recherche au site legalis.net (NB : Google ne prend en compte que des noms de domaine, pas des pages profondes) en cherchant, par exemple, par "cookies"
- 5. lancez la recherche en cliquant sur le bouton "Recherche Google"
- 6. lisez les résultats et ouvrez ceux qui vous intéressent dans une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet.

IV. Pour aller plus loin

- Utilisez d’autres moteurs, principalement Bing (le concurrent de chez Microsoft [24]) et Exalead (pour les sites français et francophones) [25], voire Ixquick et AlltheWeb [26] et les métamoteurs de recherche de personnes.

- Voyez nos articles Utiliser Google à 100%, surtout la bibliographie à la fin parce qu’il commence à dater (2006), et Recherche sur Internet : une méthode (un peu) simplifiée et quelques "philosophies", notamment la méthode des "autorités". Allez (entre autres) voir ailleurs sur le Web (annuaires thématiques de sites, Legifrance, Service-public.fr, bases de données payantes, Isidore, Theses.fr, Revues.org etc.), réfléchissez une deuxième fois à vos mots-clés ou passez à un autre media (prenez votre téléphone ou votre logiciel de messagerie, par exemple, pour appeler un collègue ou demander conseil à un expert) ...

- 25 astuces pour la recherche sur Google / Thomas Coëffé, Le Blog du Modérateur 23 juillet 2013. A mettre à jour par une excellente "cheat sheet" encore plus opérationnelle : 30 opérateurs Google pour affiner ses recherches / Thomas Coëffé, Le Blog du Modérateur 23 juillet 2013.

- More awesome search tips from Google expert Daniel Russell, with real-world examples / John Tedesco (reporter américain), 1er juillet 2013.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, veilleur, webmestre, formateur à la recherche en ligne


Nouvelle charte typographique du Journal officiel Lois et décret

Deuxième échelon ou 2e échelon ?

Lundi 29 août 2016

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La DILA [27] a mis en ligne cet été sur Legifrance la nouvelle charte typographique du Journal officiel Lois et décret (PDF, 26 pages). Cette version de juin 2016 tient compte du passage au JO purement en ligne (suppression de la version papier au 1er janvier 2016) [28].

Cette charte typographique constitue le document de référence dans le cadre de la production du JO Lois et décrets ; ce document se substitue aux règles typographiques générales, précédemment en usage.

Dans le cadre — certes rare — de requêtes extrêmement fines sur le texte intégral de la base JORF, ce type d’information peut se révéler crucial. Ainsi, on apprend comment le JO écrit :

  • les sigles, abréviations, acronymes et développés, les titres de civilité (Pr, Dr etc.) [29]. A savoir : les développés des acronymes prennent toujours des minuscules aux mots suivant le premier mot (on retrouve cette règle dans les arrêts de la Cour de cassation et de manière générale dans les décisions de justice). Exemple : Agence française de normalisation (AFNOR)
  • les heures, durées, anciennetés et les catégories, classes, échelons, groupes, grades… [30] Ils s’écrivent en chiffres. Exemples : 12 h 30, 13 h, etc. (Notez l’espace entre les chiffres et le h.) Le poste est à pourvoir pour une durée de 5 ans. M. Dupont sera nommé pour 2 ans 3 mois 5 jours. M. Dupont sera nommé à la 2e catégorie, 2e échelon, 3e classe.
  • les âges. Eux s’écrivent en lettres. Exemple : Les candidats devront être âgés de trente ans au plus.

Au passage, le document indique que le logiciel de traitement de texte utilisé pour produire les textes du JO est Word [31]. L’avant-dernière page liste d’ailleurs des raccourcis clavier pour Word peu connus mais extrêmement utiles : tiret cadratin (tiret long), cédille, apostrophe courbe, guillemets anglais ...

Emmanuel Barthe


Le Web est vide

L’internet gratuit manque à la fois d’exhaustivité, de fond et de sens critique

Jeudi 28 juillet 2016

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Presque chaque fois que je cherche du contenu de qualité sur le Web gratuit je bute sur une limite : celle qui sépare le payant du gratuit, l’exhaustivité/qualité/argumentation détaillée du bavardage et du marketing.

Le café du commerce et les communicants ont gagné. Le Web — qui est devenu l’essentiel de L’internet — est devenu leur domaine.

Tant de documents, tant de données ... Et si peu de sens. Notamment de sens critique. Même chez Wikipedia ... [32]

Le Web répète jusqu’à plus soif les mêmes informations, qui recopient le plus souvent elles-mêmes les mêmes dépêches [33] et les mêmes communiqués de presse.

Et par certains côtés, tant mieux. Parce que la qualité, ça demande tellement de travail, que ce n’est que justice que ça se paye. Seules de très grosses organisations (gouvernements, fondations) ont les moyens — et parfois l’obligation — publier du contenu de qualité gratuit.

Vous pensez que j’exagère ?

Prenez une question simple et ras-de-terre : en matière de garde des enfants après un divorce, que signifie exactement "semaine paire" (ou impaire) ? La difficulté est la suivante : la première semaine de l’année (autrement dit la semaine de référence, celle à partir de laquelle on compte les autres comme paires ou impaires) est-elle celle comprenant le 1er janvier (même si cette semaine est incomplète) ou bien la première semaine complète appartenant entièrement à la nouvelle année ?

C’est une question vitale pour des millions de personnes en France mais elle n’a aucune réponse gratuite sur Internet. Vérifiez. Vous trouverez des réponses. Mais fausses, non fiables, ou insuffisamment claires. Les forums de discussion sont ainsi très bien indexés par Google et pourtant ... Même les sites d’avocats, sans écrire des erreurs, ne définissent pas clairement les semaines paires et impaires.

Vous voyez ? Une question aussi basique et intéressant des millions de personnes reste sans réponse valable sur le Web gratuit. Alors, si vous espérez y trouver des articles fiables sur des questions d’actualité comme le réchauffement climatique ou la croissance économique, accrochez-vous !

Ils peuvent exister. Parfois. Mais enfouis trop profondément dans les résultats des moteurs de recherche pour qu’ils aient la moindre chance d’informer le débat. Le débat sera essentiellement informé par deux dizaines de pseudo-articles de presse en ligne [34], des tweets retweetés 500 fois et plus, des milliers de posts sur Facebook et des vidéos virales postées sur Youtube. Voilà.

Bienvenue dans l’"infotainment" en ligne. La nouvelle version du « temps de cerveau disponible » [35].


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