La documentation juridique

Dernier ajout : 12 juin.

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"Revues de presse" électroniques : une amorce de solution

Une plateforme de veille signe un accord pour reverser des droits au CFC

Vendredi 1er juin 2018

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La situation (financière) pourrait s’éclaircir un peu pour la presse française.

Et par ricochet, la situation juridique des documentalistes et veilleurs pratiquant le panorama de presse pourrait elle se simplifier.

Un communiqué daté du 31 mais 2018 de la plateforme de veille Sindup annonce qu’elle a conclu un « accord inédit avec la presse [française] » : pour 45 euros par mois, le crawler de Sindup ne sera plus bloqué par les sites de presse du CFC (Centre Francais du droit de Copie) [1]. Qui regroupent la majeure partie de la presse, du moins celle qui compte pour les veilleurs.

Voici les premières lignes du communiqué :

« Sindup conclut un accord inédit avec la Presse
Sindup vient de signer un contrat avec le Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC), représentant plus de 3500 titres de presse, pour encadrer les pratiques de veille sur les sites internet. Une première étape qui promet de révolutionner en profondeur le monde de la veille en entreprise. [...] »

Quelques remarques :

Reste aux utilisateurs de Sindup à passer la barre de l’abonnement, la plupart des sites de presse n’étant plus du tout entièrement gratuits (on est généralement sur du 5 articles gratuits par semaine, le tout contrôlé par les cookies voire l’adresse IP) ... et aux autres plateformes (Meltwater, Mention, Moreover, Talkwater, KBCrawl, Knowings, Digimind ... mais aussi Flipboard ou Scoopit, et bien sûr Google et Apple) à signer ce type d’accord [2]. Ce n’est pas encore fait ... [3]

Mais pour autant, la situation est mûre :

Le problème — et là je suis un peu moins sur la même ligne que Mickaël Réault, le dirigeant fondateur de Sindup —, c’est qu’un organe de presse, La Tribune elle-même, écrit que les kiosques de presse en ligne rémunèrent peu (on est sur du 9,90 euros par mois pour un particulier) et que ce modèle à la Netflix/Spotify/Deezer, en plein boom, risque fort de brider de facto encore un peu plus la liberté d’expression de la presse.

Le début du communiqué de Sindup (« Depuis l’apparition des médias en ligne, la question de la lecture et de l’exploitation des contenus reste floue et n’est pas clairement encadrée. ») est quelque peu hypocrite puisque la situation est au contraire très encadrée et qu’elle met la presse en position de force. Sauf sur le plan commercialo-financier (là, Google et al. font la "loi").

Extrait du fichier robots.txt du site lemonde.fr

En effet, face à la collecte de données et de texte intégral des plateformes de veille sur leurs sites, les éditeurs de presse ont parfaitement le droit de les bloquer :

  • le droit voisin sur les bases de données (directive européenne transposée par une loi de 1998, tout de même, ce n’est pas nouveau) permet de s’opposer aux extractions qualitativement ou quantitativement substantielles. Si la collecte quotidienne d’articles de presse n’est pas de l’extraction quantitativement substantielle, alors plus personne ne sait parler français
  • les éditeurs de presse sont détenteurs des droits de propriété intellectuelle, notamment le droit de reproduction, sur les articles écrits par leurs journalistes (ça fait longtemps qu’ils ont signé des contrats avec leurs journalistes incluant la version numérique, et pas seulement celle papier). Donc ils ont le droit non pas d’interdire de lire en ligne les articles, ni même d’en imprimer une copie personnelle pour son usage privé, mais d’en faire une copie numérique — ce que font les plateformes de veille
  • ce sont *leurs* sites web. Ils ont donc le droit d’y faire ce qu’ils veulent. Notamment de bloquer les robots d’indexation. De plus les usages/bonnes pratiques reconnues d’Internet comprennent celui-ci : les robots doivent respecter les instructions du fichier robots.txt. Donc si le fichier robots.txt d’un site de presse en partie gratuit exclut le robot indexeur d’une plateforme de veille, celle-ci, sauf si elle aime la mauvaise réputation et les procès perdus d’avance, n’a plus qu’à s’exécuter.

A propos du fichier robots.txt des sites de presse : ce qui est remarquable, c’est qu’il n’interdit jamais l’accès au crawler de Google ou Bing ... [6]

Emmanuel Barthe
documentaliste, veilleur


Rayonnages et meubles de bibliothèque : une liste de ressources

Lundi 21 mai 2018

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Ils sont souvent oubliés au profit de meubles low cost de chez Bruneau et al. ou remplacés par des meubles ad hoc.

Qui ? Les meubles de bibliothèque, ou pour parler technique, les rayonnages et tablettes.

Voici une liste de ressources, un compendium, une confiture de liens sur le sujet des meubles de bibliothèque, un sujet très peu traité, et sur le Web, et par les ouvrages papier.

Sommaire
Les meubles de bibliothèque professionnels
Des meubles de bureau
De la littérature sur le sujet
Des principes d'aménagement et d'architecture intérieure pour guider le choix des meubles de bibliothèque

Les meubles de bibliothèque professionnels

Voici la liste des grands du marché des meubles (rayonnages et tablettes) de bibliothèque professionnels, solides et résistants face à un usage intensif :

On en trouvera d’autres dans :

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Rayonnages de bibliothèque, métal noir et tablettes blanches

Des meubles de bureau

Des sociétés de fournitures de bureau, voire de mobilier pour les particuliers (Habitat), vendent aussi un nombre important de meubles de bibliothèque basiques, moins élégants, moins modulables et moins solides mais peu chers [7] et rapidement disponibles [8] (chercher dans Mobilier > Meubles de rangement ou Bibliothèques) :

Un exemple : chez Habitat, la bibliothèque Kuda en bois aggloméré 88 X 224 cm avec ses cinq étagères coûte 350 euros TTC. Un équipement professionnel de métrage linéaire et taille similaires se chiffre de 500 à 1000 euros TTC environ.

Warning :

  • n’utilisez pas ce type de meubles pour des collections très lourdes, leurs tablettes en aggloméré ne sont pas conçues pour ça : au-delà d’une trentaine de kilos, une tablette de 80 cm de large s’effondre
  • ils ne sont pas non plus adaptés à des bibliothèques à public nombreux et fort passage :
    • ils ne peuvent pas porter de la signalétique
    • leur durée de vie est inférieure à leurs "collègues professionnel"
    • ils peuvent s’effondrer si des lecteurs s’appuient lourdement contre eux
    • ils ne laissent pas passer la lumière
    • enfin ils ne facilitent pas le ménage.
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Meuble de bibliothèque Kuda (c)Habitat

De la littérature sur le sujet

J’ai cherché des livres récents et centrés sur le sujet des rayonnages et meubles de bibliothèque et je n’en ai pas trouvé [10] — c’est un comble ! En revanche, un certain nombre de mémoire, articles et présentations gratuites sur le Web sont disponibles.

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Table et sièges de bibliothèque sous des lampes de plafond

Des principes d’aménagement et d’architecture intérieure pour guider le choix des meubles de bibliothèque

Comme l’explique Carole Gasnier dans son mémoire précité (le gras est de nous) :
« Meubler une bibliothèque, c’est aussi meubler son imaginaire d’expériences différentes et/ou innovantes. [...]
Il y a nécessité à réfléchir très en amont à sa proposition de mobilier pour ne pas tomber dans des phénomènes de mode ou d’expression de goûts personnels, manquer de moyens financiers ou, pire encore, oublier les usages et les besoins réels des utilisateurs. »

Les choses changent en la matière, rappelle-t-elle :
« Le mobilier et l’aménagement des espaces obéissent de plus en plus aux dix commandements formulés d’abord par l’architecte Harry Faulkner-Brown et revus depuis par Andrew McDonald : l’aménagement d’une bibliothèque devrait être :

  • fonctionnel
  • adaptable
  • accessible
  • varié
  • interactif
  • motivant
  • écologiquement approprié
  • sans danger et sécurisé
  • efficace
  • adapté aux technologies de l’information
  • et "avoir du peps". »
    A la lecture de ce mémoire et de par mon expérience personnelle, j’ajouterai :
  • conçu avec et pour les utilisateurs [11]. A cet égard, la magnifique médiathèque intercommunale Entre Dore et Allier, à Lezoux a été conçue ainsi dès le départ [12]. Et c’est une réussite reconnue.

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste

Plan d'usage de la médiathèque intercommunale de Lezoux et de son écosystème (2012). Ce plan d'usage établi par Territoires en résidence avec les futurs utilisateurs, traduit bien le passage d'une vision classique des politiques de lecture publique incarnées par la médiathèque "gestionnaire de stocks d'ouvrages", à une fonction de médiation territoriale et d'animation numérique et "pair à pair" (P2P).


Chercher des candidats ou des avocats dans LinkedIn sans abonnement payant

Les trucs d’Irina Shamaeva (Boolean Strings)

Mardi 15 mai 2018

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Parfois, le documentaliste ou le paralegal doit se comporter comme un "searcher" en cabinet de chasseurs de tête [13]. Mais *sans* la base interne du cabinet de chasse de tête et sans ses outils payants.

Certes, vous avez Google et LinkedIn à votre disposition. Mais sans compte payant — et même avec, car le compte Premium ne vous donne que peu de choses en plus en termes de fonctionnalités et options de recherche. Et puis, le moteur de recherche interne de LinkedIn, certes puissant, n’est pas pour autant parfait, loin de là. Et Google, même en utilisant le filtre site:linkedin.com est peu précis.

Alors ?

Alors améliorez ce filtre avec les conseils d’Irina Shamaeva. Irina est consultante en "executive search" et formatrice (Brain Gain Recruiting, USA), et accessoirement, une vieille dame extrêmement jeune et dynamique qui selon ses pairs a révolutionné la chasse de têtes aux Etats-Unis. Elle en offre une partie gratuitement sur son blog professionnel Boolean Strings.

Voici la base : site:linkedin.com/in OR site:linkedin.com/pub -pub.dir [vos mots-clés] Cette requête cible les répertoires (directories) du site contenant les profils.

Plus facile : utilisez le Google CSE élaboré par ... Irina booleanstrings.com/x-ray-linkedin/ [14] qui fait la même chose sans avoir à taper les répertoires de LinkedIn.

Allez plus loin, en lisant les billets d’Irina sur la façon de googler LinkedIn :

Ces posts donnent des conseils très utiles, comme par exemple comment chercher quelqu’un basé dans telle ville : taper “location * Paris” dans son CSE.

Ce qui n’est pas si facile :

Les autres ressources gratuites offertes par Irina :

Ressources payantes :

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, employé quelque temps par un cabinet français de recrutement de dirigeants


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