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Dernier ajout : 8 décembre.

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Vous êtes abonné à des bases de données juridiques ?

Les limites des statistiques d’utilisation des bases de données juridiques

Exigez vos statistiques. Exigez mieux. Maîtrisez vos budgets

Jeudi 19 juillet 2012

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Vous êtes abonné à des bases de données juridiques ? [1] Exigez vos statistiques. Exigez mieux et allez plus loin pour maîtriser vos budgets.

Exigez vous les statistiques mensuelles d’utilisation ?

Remarquez : on a beau les demander, on ne les obtient pas toujours, ou pas systématiquement. Se mettre un rappel dans son agenda et un mail modèle dans sa messagerie peuvent aider.

Vous ne les demandez pas ou bien vous avez renoncé à les exiger ? Dommage. Si vous avez moins d’une utilisation par jour ouvrable dans votre structure (ça arrive), vous ne le saurez pas. Et vous n’envisagerez pas de résilier l’abonnement. Qui peut coûter quelques milliers d’euros par an. Qui seraient peut-être mieux investis ailleurs.

Les statistiques permettent, à condition d’être établies par l’éditeur avec rigueur (cf infra), de déterminer :

  • un coût par requête/question
  • et surtout un coût par document téléchargé. On estime alors que si ce coût baisse, la base est mieux rentabilisée.

Ces indicateurs ne sont hélas pas totalement fiables

Si vous exigez les statistiques, et que vous vous contentez du nombre de sessions (i.e. nombre de connexions) ou du nombre de visualisations, téléchargements et impressions (autrement dit le nombre de clics sur un lien vers un document), savez vous vraiment si votre abonnement est rentabilisé ?

- Le nombre de sessions n’a pas grand intérêt :

  • quelqu’un peut rester connecté longtemps [2] en ne posant que une ou deux questions
  • un autre utilisateur peut faire de nombreuses recherches sans ouvrir aucun document, leurs titres ne lui disant rien. Quoique, ça peut aussi indiquer un problème de formation du public (qui ne sait pas bien comment poser ses questions) ou encore d’ergonomie de la base.

- On ne sait pas quelles zones, disciplines ou titres sont très peu ou pas utilisés. Cela peut représenter de l’ordre de 95% du nombre de documents ou 50% des publications [3] contenus dans la plateforme en ligne ou les 3/4 des onglets/sous-bases. Or retirer (ou, dans le cas d’offres globales du type take-it-or-leave-it, renégocier en refusant la prise en compte de ces contenus pour évaluer le prix demandé) les titres inutilisés peut s’avérer financièrement gagnant.

Mais cela dépend largement de ce que les éditeurs fournissent : s’ils respectent la norme COUNTER (définition), on sait où on va et on peut faire des comparaisons entre bases.

Hélas, aucun éditeur juridique français ne s’en approche, même de loin. Selon les éditeurs juridiques français, seront fournis : des sessions, des connexions, des documents vus, des documents téléchargés, des documents imprimés ... Dans quelques rares cas, on va avoir les informations par "sous-base" (chez les Editions Francis Lefebvre/Navis ou les Editions Législatives/Elnet par exemple), ou le détail par type de base (législation, jurisprudence, articles de revue ... chez LexisNexis c’est très détaillé).

- Enfin, on confond nombre de téléchargements avec nombre de documents téléchargés (sans même parler du fait que visualiser et imprimer ne sont pas considérés ici comme un téléchargement [4]). Car les statistiques des éditeurs comptabilisent tous les documents téléchargés, donnent un total, et dans ce chiffre il y en a forcément certains qui ont été téléchargés plusieurs fois et/ou par des personnes différentes ou pas [5]. Idéalement pour le bibliothécaire de BU Dominique Rouger (SCD Saint-Etienne), il faudrait parvenir à mesurer l’interaction entre utilisateur, article et titre pour avoir une idée plus juste en terme d’usages.

- J’irai plus loin : un utilisateur peut très bien télécharger de nombreux documents ... qui ne l’intéresseront pas, parce qu’ils ne sont pas du tout pertinents (effet du contenu ou du moteur [6]) ou de piètre qualité (effet du seul contenu).

Mes préférences personnelles [7] :

- Le coût par utilisateur réel (on élimine les utilisateurs très occasionnels) divisé par le nombre de téléchargements (ou idéalement le vrai nombre de documents uniques téléchargés, cf supra) et le taux de consultation par titre. On peut aller plus loin, vers un indice composite, comme le préconise D. Rouger. Il serait sans doute intéressant de descendre à un niveau de granularité plus fin (coût d’une jurisprudence, d’un article de code, d’un chapitre d’ouvrage ...). Encore faudrait-il avoir une plus grande transparence sur les prix ...

- Surtout, le dialogue avec les utilisateurs. Il permet notamment de savoir où vont leurs préférences en terme de qualité du contenu et de pertinence du moteur.

Pour autant, sans statistiques précises, sans chiffres froids et (plus ou moins) objectifs (cf supra), il sera beaucoup plus difficile de corriger de fausses impressions et aussi de négocier, que ce soit avec sa hiérarchie ou avec les éditeurs.

Donc, concrètement :

  1. exigez vos statistiques. Tous les mois. Il est recommandé d’insister auprès des commerciaux. L’idéal : faire ajouter aux conditions particulières de vente l’obligation de fourniture menusuelle par mail des statistiques
  2. exigez plus de détails
  3. mettez les en tableaux Excel et comparez les, de mois à mois, d’année à année et entre bases de données/éditeurs.

C’est ainsi qu’elles prendront tout leur sens et vous rendront service.

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique


Mais qu’est ce qu’il fichent à Juriformation ? ;-)

Nous travaillons. Discrètement. Nous publions des synthèses publiques.

Mercredi 18 juillet 2012

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Que faisons nous à Juriformation ?

Ce groupe de travail de l’association Juriconnexion, créé il y a 5 ans, évalue les bases de données juridiques publiques et privées.

Il suffit de lire nos actualités sur le site de Juriconnexion et notre dernier rapport d’activité. Et pour un exemple très détaillé, regardez l’évaluation de la nouvelle version de Lamyline que nous avions réalisée et publiée en octobre 2010 sur la liste Juriconnexion.

Nous travaillons. Le plus souvent discrètement. Nous rédigeons des évaluations détaillées. Nous échangeons avec les éditeurs. Nous vérifions les contenus, les performances des moteurs de recherche. Nous pointons les lacunes des produits en ligne. Nous suggérons des améliorations. Nous saluons les progrès. Nous publions des synthèses publiques.

Voici la liste des informations publiées sur le site de Juriconnexion concernant l’activité du groupe Juriformation :

  • 10 juil 2012 : Retour sur l’atelier fiscal du 5 juin 2012 (impots.gouv.fr / future base BOFiP)
  • 14 juin 2012 : Evaluation Lexbase : synthèse
  • 26 mars 2012 : Evaluation Elnet : synthèse
  • 8 juillet 2011 : Rencontre Francis Lefebvre (Navis) de juin 2011
  • 15 septembre 2010 : Compte-rendu de la réunion EFL/Juriformation (Navis) du 3 septembre 2010
  • 31 mars 2010 : Evaluation Doctrinal + : synthèse
  • 9 décembre 2009 : Evaluation Lextenso : synthèse
  • 16 mars 2009 : Evaluation Lamyline Reflex (2LR) : synthèse
  • 20 février 2009 : Evaluation de la nouvelle plate-forme Navis : synthèse
  • 10 février 2008 : Réunion au siège de LexisNexis (LNJC) du 12 décembre 2007
  • 4 avril 2007 : Evaluation Dalloz.fr : synthèse
  • 3 avril 2007 :
    • Evaluation LexisNexis-JurisClasseur : synthèse
    • Evaluation Lamyline Reflex : synthèse.

Confiture de liens sur/pour la veille et la recherche : dé-tronquer un flux RSS, Yahoo Pipes, M. Battisti sur le droit de la veille/panorama de presse, Matt Cutts sur le contenu idéal d’un site web, Dave Winer sur Twitter

Mercredi 11 juillet 2012

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Transformer un flux RSS coupé en flux RSS complet, 2 janvier 2012 : Korben recommande deux outils :

Filtrer votre veille par mots clés avec Yahoo Pipes / Vincent, blog Veille & Recherche 11 juin 2012 : clair et pédagogique. A essayer.

Twitter is a Corporate API / Dave Winer [8], Scripting News 7 juillet 2012. Le sens final de ce billet : ne vous reposez pas trop sur des outils "partenaires" quand ils ont atteint une certaine taille. Ils peuvent changer les règles et ne dépendent pas de vous. Vous dépendez d’eux. Autant que possible, développez vos propres outils de recherche et de veille ou bien utilisez des outils standards et/ou open source.

Matt Cutts and Eric Talk About What Makes a Quality Site / Eric Enge, Stone Temple Consulting (STC) 7 juillet 2012. Eric Enge est le fondateur de STC, une société de conseil en référencement et marketing en ligne. Il interviewe un des grands "communicants" de Google, Matt Cutts, responsable anti-webspam chez GG. Les propos de M. Cutts et les commentaires (de qualité) des SEO sous son interview laissent clairement entendre l’influence énorme qu’a Google aujourd’hui sur ce que doit contenir un site et même une simple page web. La conception qu’a cette société de la recherche en ligne, de l’information contient inévitablement des biais, des présupposés. A lire, commentaires compris, en cherchant ces biais.

La veille. De quelques aspects juridiques, une remarquable présentation par Michèle Battisti, (intervention lors des journées académiques de Haute-Normandie, 7 décembre 2011). Qui concerne beaucoup les panoramas de presse, notamment par copie d’articles envoyés par e-mail et par liens hypertextes [9]


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