La documentation juridique

Dernier ajout : 26 novembre 2018.

Derniers articles

Zotero, Endnote, Mendeley

Les logiciels de gestion de références bibliographiques recommandés pour les sciences juridiques

Payants, gratuits, styles bibliographiques adaptés au droit français, comparatifs ...

Vendredi 28 septembre 2018

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Vous avez un mémoire ou une thèse à faire ? Vous écrivez souvent des articles pour des revues juridiques ? Vous avez du mal à gérer vos références bibliographiques dans Word ou Libre Office ? Vous voudriez pouvoir faire facilement une recherche dans les articles que vous avez repérés ?

Les logiciels de gestion de références bibliographiques ("reference managers" en anglais) sont faits pour vous.

En droit français, on peut en recommander trois [1], solidement établis.

Payants

- Endnote (ex-groupe Thomson Reuters, désormais groupe Clarivate Analytics) :

- Mendeley (groupe Elsevier, entité membre du groupe qui possède LexisNexis) :

Gratuit

- Zotero (open source) :

Existe t-il des styles bibliographiques pour le droit français (doctrine) pour ces logiciels ?

- Zotero : non, stricto sensu. Deux styles adaptés au droit français ont (enfin !) vu le jour en 2018. Vous avez donc désormais le choix entre trois solutions :

  • le style ISO 690 French en format Note [de bas de page] (disponible dans le « repository » de Zotero) s’avère le plus souvent suffisant en pratique d’après Rémy Lérignier, documentaliste juridique et formateur rattaché à la faculté de droit de Poitiers (où il forme et assiste les thésards) et connaisseur du sujet. A propos de ce style, en cas de difficulté, lire cette discussion le forum de Zotero.org.
    D’après R. Lérignier, également, s’il y a peu de scories dans le résultat final, les styles de Zotero peuvent se corriger en suivant des tutoriels disponibles sur Internet
  • le style CSL élaboré par l’Université de Bordeaux (avec documentation associée) fait encore mieux. Ce style CSL (donc compatible Zotero, mais aussi Mendeley) [2], qui sera finalisé à 100% en janvier 2019, correspond aux consignes de l’Ecole doctorale de droit de l’Université de Bordeaux et est proche de l’ISO 690, le format préféré de Stéphane Cottin. Un travail intéressant selon Rémy Lérignier, car il s’appuie sur un guide de rédaction des citations (format DOCX) [3]
  • enfin, le style Zotero proposé par Alphonse Bernard, thésard en droit [4]. Ce style est basé sur le guide Ref-Lex du SNE.

Pour la citation de jurisprudences françaises avec Zotero, voir la discussion sur le forum de Zotero.org.

- Endnote : a priori non. Mais voir si le style GuideLluellesUdeM (basé sur le Guide des références pour la rédaction juridique, 7e édition donc un ouvrage québécois …) que des Québécois de l’Université de Montréal ont développé pour le droit canadien peut convenir. Pour se faire une idée, voir ce PDF.

- Mendeley : a priori non. Depuis 2018, oui :

  • d’après R. Lérignier, les styles Mendeley et Zotero sont très proches
  • et l’Ecole doctorale et l’URFIST de Bordeaux, comme mentionné supra, ont publié le 26 septembre 2018 un style CSL (donc compatible Mendeley — et Zotero) adapté au droit français.

Pour aller plus loin

Deux guides pour choisir son "reference manager" :

Pour plus d’information, interrogez les supports/assistances des divers logiciels (voir sur leur site web) ou, par Google, utiliser la requête suivante : [nom du logiciel] style bibliographique droit

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique


FRBR/RDA : logique mais manque de sens ...

... sauf pour le Web sémantique

Mardi 3 juillet 2018

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Le Centre international de l’ISSN annonce sur son compte Twitter : « On fait évoluer le vocabulaire du catalogage sous l’influence de RDA (Resource description & access) [6] : on ne parle plus de vedette et forme rejetée, mais de points d’accès et de variantes de points d’accès. »

« Novlangue ou réelles diiférences de sens ? », leur demandé-je.

Le Centre répond qu’il y a « deux avantages (au minimum) :
- c’est plus clair (en tout cas que le terme "vedette")
- variante de point d"accès = c’est aussi un point d’accès légitime, alors que "forme rejetée" a une orientation plus négative. »

OK. Il y a là une logique.

Mais le milieu des bibliothécaires documentalistes est plutôt conservateur en matière de techniques documentaires. Et nous avions appris ces termes à la dure [7]. Donc en changer va être ... dur. Parce qu’en réalité, les mots changent mais pas ce qu’ils désignent. Et puis, pour le grand public, un "point d’accès", ce n’est pas vraiment ça [8] ...

Très honnêtement, pour avoir travaillé un an en BU à la banque d’accueil et de prêt et au catalogage, et pour avoir reçu une formation catalogueur Sudoc [9], le RDA me semble toujours aussi logique et ... toujours aussi artificiel.

Les relations FRBR
Le schéma des relations FRBR

A mon humble avis, la notion d’oeuvre selon FRBR/RDA (par delà les supports et les traductions, donc) et les relations que cette nouvelle norme permet de décrire ne sont pas aussi cruciales pour la recherche documentaire que les classifications, les index, les URL pérennes/URI, la structuration des documents par XML et les algorithmes des moteurs de recherche.

J’avais d’ailleurs, très tôt après l’apparition du Web [10], commencé à participer au "catalogage" du Web juridique français par le biais de la mise en ligne de mon annuaire/répertoire de liens juridiques sélectionnés, commentés et classés. J’ai continué avec mon blog, parce que chaque post permet aux moteurs de repérer les nouveaux sites juridiques et de les indexer avec les bons mots-clés. Je suis même descendu récemment à la granularité maximale en listant (titre, auteur, université, année, directeur) et classant par domaine du droit plus de 200 thèses de droit récentes en accès libre et gratuit [11].

Bien sûr, mon métier de documentaliste recherchiste et veilleur influence ce jugement.

Mais il me semble aussi qu’il faut garder en tête pour qui nous travaillons in fine. Pour moi, les priorités viennent de là. Pour notre public et nos utilisateurs, les relations de sens entre les documents sont plus importants que la notion d’oeuvre.

Toutefois, FRBR/RDA apporte quelque chose de très utile à mon sens : les métadonnées des catalogues deviennent récupérables par les moteurs de recherche de tout poil et facilitent grandement le passage au Web sémantique et au Web de données. Qui eux-mêmes à leur tour faciliteront la recherche et l’accès aux œuvres. Et là, bingo et bien joué le RDA.

Pour autant, même avec d’excellentes métadonnées, la focalisation des moteurs de recherche sur le texte intégral et les rubriques matière (classement thématique) reste primordiale. La preuve selon moi : mon expérience avec le portail et métamoteur en SHS Isidore [12].

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, veilleur, formateur

Extrait de la slide Evolution des catalogues et formats de catalogage 4 : RDA
Slide tirée de la présentation Evolution des catalogues et formats de catalogage 4 : RDA, par Emilie Liard, SCD de l’Université de Poitiers, 24 avril 2014


La documentation juridique en ligne : un stage pour s’y initier

Mardi 12 juin 2018

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Vous venez d’être nommé dans un centre de documentation juridique, vous devez assister une direction juridique et vous n’avez jamais fait de droit ? Et le droit n’est pas votre tasse de thé ou vous semble compliqué. Pas d’inquiétude. Le stage Adbs Initiation à l’information juridique a été conçu pour vous. Il se tient les 28 et 29 juin.

Il fournit les bases indispensables pour :

  • comprendre les grands concepts du droit
  • isoler les grandes sources du droit en ligne
  • décrypter une référence bibliographique en droit
  • savoir chercher du droit.

Le stage a lieu à la Bibliothèque Cujas, proche du centre de Paris, juste à côté du grand jardin du Luxembourg.

On y apprend :

  • ce qu’est, concrètement, le droit : pour vous dans la vie quotidienne, pour les juges et les avocats, pour les entreprises
  • les principaux sites et bases de données juridiques qu’on utilise dans les bibliothèques et centres de documentation
  • comment vous y retrouver dans la littérature juridique en ligne
  • avec plein d’exemples.

Il dure deux fois sept heures, avec une heure et demie de pause déjeuner.

Ambiance presque familiale et détendue, mais studieuse en même temps. Vous pouvez poser toutes les questions qui vous démangent.

Ce stage s’adresse à celles et ceux :

  • qui arrivent en BU de droit sans jamais en avoir tenu ce poste
  • qui, anciennes assistantes, se sont reconverties en documentalistes en centre de documentation juridique
  • qui, bien que documentalistes depuis longtemps, ont récemment été nommés à un poste où les ressources juridiques sont importantes.

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, formateur Adbs

La salle de lecture de la Bibliothèque Inter-Universitaire Cujas


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