L’édition juridique

Dernier ajout : 5 janvier.

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Le Groupe Moniteur repris par le fonds Bridgepoint

Les fonds d’investissement sont de plus en plus présents chez les éditeurs

Et la concentration continue dans les publications pour le BTP et les collectivités

Mercredi 31 mai 2006

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Le Groupe Moniteur, éditeur notamment du Moniteur des travaux publics et de la Gazette des communes, vient d’être racheté par Bridgepoint, un fonds d’investissement [1].

Deux auparavant, déjà, par une opération de LBO, le Groupe Moniteur avait été acheté par un autre fonds, Sagard, allié pour l’occasion à la banque Dexia (ex-Crédit Local de France) et au groupe Arnault (via ICG).

De manière générale, les éditeurs — et notamment ceux juridiques — font maintenant partie des cibles des fonds d’investissement. Souvent, il s’ensuit un important endettement du groupe reprise mais aussi un virage stratégique, plus offensif, et une dynamisation de ses affaires.

C’est ainsi, d’après les Echos du 31 mai 2006, que le groupe Le Moniteur a fait progresser son chiffre d’affaires et son excédent brut d’exploitation, en deux ans, de 33% et 30% respectivement. Dans cette même période, le fonds Sagard, propriétaire du Groupe Moniteur, a racheté un de ses rares concurrents sur le marché de la presse destinée aux collectivités locales, le Groupe Territorial, éditeur notamment de la Lettre du cadre territorial [2].

L’autre face d’une reprise par un fonds, c’est le cas du grand groupe d’édition néerlandais VNU (presse informatique, ...), dont la direction a été ballotée par ses actionnaires, parmi lesquels les fonds Knight Vinke, Fidelity et Templeton [3], et hésitait sur sa stratégie depuis des mois. La direction de VNU proposait, pour sortir de la crise et se dégager notamment de l’emprise du fonds Knight Vinke [4], que le groupe se fasse racheté par un consortium de six ... fonds d’investissement, dénommé Valcon [5]. C’est la solution qui l’a finalement emporté ce printemps 2006.

D’après la Dépêche du GFII du 31 mai 2006, dans cet exemple, on voit aussi qu’il y a deux types de fonds : ceux de "private equity", qui font la majorité des opérations de reprise d’éditeurs, et ceux spéculatifs, qui cherchent uniquement des sociétés sous évaluées en bourse.

Ce même numéro de la Dépêche du GFII précise que « sous l’égide de Reed Elsevier et de United Business Media, concurrents dans ce domaine, on assiste à une lente concentration à l’échelle européenne des producteurs d’information pour le BTP. La position de leader absolu et incontesté du Groupe Moniteur sur le marché français en fait un actif facilement valorisable à terme dans le cadre d’une nouvelle phase de consolidation européenne. » En clair : le but des fonds étant la revente avec plus-value en quelques années, et le Groupe Moniteur détenant des titres incontournables et faisant face à peu de concurrence, on peut penser qu’à moyen terme, le Groupe Moniteur pourrait rejoindre un de ces grands groupes.

Mais un numéro précédent de cette Dépêche estimait aussi que les grands groupes de l’édition juridique mondiale, si leur capital n’est pas verrouillé par un bloc de contrôle/noyau dur, pourraient eux aussi devenir des cibles des fonds d’investissement.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique


Plateforme en ligne Dalloz : le contenu

Contenu : top. Ergonomie : des améliorations possibles

Jeudi 11 mai 2006

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La plateforme en ligne Dalloz déjà annoncée ici vient d’ouvrir, avec ses quatre accès matières et surtout ses quatre rubriques Actualité, Codes, Revues et Encyclopédies [6].

Je la passe ici rapidement en revue [7].

Un contenu beaucoup plus riche, sans commune mesure avec ce qu’il y avait avant (c’est-à-dire le Recueil Dalloz depuis 1990 et l’AJDA, chacun avec leur newsletter) :

  • Codes : civil, NCPC, pénal, procédure pénale, commerce, sociétés, administratif, électoral, fonction publique, collectivités territoriales, urbanisme
  • revues (depuis 1990 [8]) : AJ Famille, RTDCiv., Recueil Dalloz, AJ Pénale, Revue de sciences criminelles, Revue des sociétés, RTDCom., AJDA, AJFP, RFDA, Recueil Lebon
  • encyclopédies (Répertoires) : droit civil, procédure civile, droit pénal, droit commercial, droit des sociétés, contentieux administratif, collectivités locales, responsabilité de la puissance publique.

Bref, côté contenu et présentation, on pense vite au produit du rival LexisNexis.

Toutefois, les problèmes d’ergonomie (notamment ces fenêtres pop-up), de conception du moteur de recherche et de time-out de la version précédente demeurent. Or, ce qui fait la force de la plateforme LexisNexis-Jurisclasseur, ce n’est pas son seul contenu, c’est aussi son ergonomie, autrement dit sa *facilité* d’utilisation [9]. Dalloz présente le multifenêtrage comme la possibilité d’afficher plusieurs documents en même temps à l’écran, et l’intention est bonne, mais en pratique, les écrans d’aujourd’hui n’offrent pas la place de le faire et cette technique peut au final désorienter l’internaute [10].

Côté prix, enfin, on note pour un accès simultané à tout la base (i.e. les quatre matières) le prix de 2000 euros. Ce montant rappelle fortement celui de LexisNexis-Jurisclasseur pour un juriste exerçant en solo. La où est la différence, c’est qu’ici, d’une part, on parle d’accès *simultané* et d’autre part, on peut se limiter à un morceau de la plateforme (entre 950 et 1250 euros HT pour une seule matière, et entre 1200 et 1500 euros HT pour deux). Les pénalistes et les publicistes apprécieront, les spécialistes du droit des affaires un peu moins, car pour eux les obligations et les sûretés sont autant du droit civil que du droit des affaires.

Dalloz ne propose pas une offre globale unique et fait preuve d’une certaine souplesse commerciale.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique
responsable du groupe de travail Test et formation sur les produits électroniques juridiques (groupe dit "Juriformation") (pour rejoindre le groupe, envoyez une demande à l’adresse e-mail en bas de cette page ou faites une demande de rejoindre sa la liste de discussion)


Trouver et acheter en ligne les nouveaux ouvrages juridiques

Catalogues d’ouvrages, librairies en ligne, newsletters des nouveautés : peut mieux faire ?

Des outils pour les professionnels devenus très pratiques mais qui pourraient être encore améliorés

Mardi 25 avril 2006

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Quand on est un documentaliste aussi partisan du papier que du numérique [11], on apprécie une certaine combinaison du meilleur des deux mondes — le papier *et* le numérique. En clair : les catalogues en ligne, ceux des bibliothèques et centres de documentation et ceux des éditeurs.

Les catalogues papier, autrefois si précieusement conservés

La plupart des catalogues français sont maintenant en ligne sur le Web, c’est un progrès fantastique par rapport au temps pas si lointain (il n’y a que quelques années de ça) où il fallait attendre la rentrée de septembre ou janvier pour recevoir le catalogue papier de l’éditeur, catalogue soigneusement conservé dans une boîte ou un placard, à portée de main du bibliothécaire-documentaliste. Le seul autre outil pour chercher un ouvrage, surtout un ouvrage paru en cours d’année, était le téléphone, pour joindre le service Commandes de l’éditeur ou mieux, le libraire de référence. Certes, on lisait avidement les publicités dans les revues, la liste hebdomadaire de Livres Hebdo ou les mailings des éditeurs. Mais il n’y avait pas de ressource globale et à jour pour une tâche cruciale du bibliothécaire-documentaliste : la sélection des suggestions d’acquisitions, et ces mêmes acquisitions/abonnements/commandes.

Nous continuons en partie ce travail papier, mais on n’y croit plus guère. Ce que nous lisons et utilisons quotidiennement, ce sont :

  • les newsletters des librairies et éventuellement celles — au champ forcément moins large, donc moins intéressantes — des éditeurs
  • et les catalogues en ligne des mêmes, ainsi que des bibliothèques publiques.

Vu donc l’importance pratique dans notre métier de ces deux outils, les newsletters de nouveautés, et les catalogues en ligne, je voudrais dresser un inventaire du paysage, et souligner ce qui va et ce qui pourrait raisonnablement être amélioré.

Les catalogues et librairies en ligne sont devenus des outils professionnels pratiques et fiables

- tous les libraires et éditeurs juridiques ont maintenant leur catalogue en ligne, même les librairies de livres juridiques anciens (La Mémoire du droit) ou d’occasion et anciens (Librairie Duchemin (cliquez sur Nouveautés)). [12] Tous sauf un : Economica. Le site de cet éditeur est en construction depuis trop longtemps.

- certains rares catalogues n’étaient pas à jour. Il semble que ce défaut ait disparu, depuis fin 2004 ou début 2005, des sites des éditeurs. J’avais plusieurs fois constaté le cas sur celui de LexisNexis France (ex-Editions du JurisClasseur) : un ouvrage récemment paru n’y était pas.
Un problème persiste toutefois sur la boutique en ligne de LexisNexis : les ouvrages récents sont présentés uniquement sur la page d’accueil, pas dans les rubriques thématiques. Ce qui fait qu’un lecteur trop pressé et n’utilisant que le moteur de recherche interne ou la liste des matières manque l’ouvrage recherché !

- la plupart des catalogues des éditeurs et des libraires permettent maintenant l’achat en ligne, avec un système de panier virtuel

- les traités et mémentos des grands éditeurs (les autres, beaucoup moins) sont également disponibles sur les librairies virtuelles (autrement dit : les librairies "pur Internet") : Fnac.com, Amazon.fr, Alapage, Yahoo Shopping (en France, cette rubrique de Yahoo renvoie vers le comparateur de prix Kelkoo). Gros avantage de ces sites : ils sont très bien indexés par les moteurs de recherche, notamment Google

- les catalogues permettent aujourd’hui sans problème l’identification des ouvrages et revues. Les plus efficaces en matière juridique restent le catalogue des bibliothèques universitaires SUDOC et le catalogue de la BIU Cujas

- de plus en plus de libraires et éditeurs offrent des newsletters qui informent régulièrement sur les nouveautés : Vigilibris (un service de Decitre), LGDJ, LexisNexis (ex-Litec) [13]. Mais pas Dalloz ni Le Moniteur, hélas.

Les meilleurs catalogues en ligne d’ouvrages juridiques

Le plus utile et le plus utilisé est le catalogue des bibliothèques universitaires SUDOC, nettement plus facile à interroger et ergonomique que BN-OPALE PLUS. Son contenu est également plus resserré sur les matières universitaires que ce dernier, forcément trop large puisque recensant l’exhaustivité de la production française. Enfin, BN OPALE ne recense pas les thèses. Juste derrière, le catalogue de la BIU Cujas.

On peut aussi citer le catalogue du Centre de documentation du Barreau de Paris.

Les meilleures librairies juridiques en ligne

Côté éditeurs et libraires, où la plupart permettent l’achat en ligne, nos préférences vont aux catalogues des EJA (Editions juridiques associés : LGDJ-Monchrestien, Defrénois, Gualino, Joly), de la librairie en ligne LGDJ (située à Paris et propriété des EJA), de Decitre (un gros libraire lyonnais, qui livre néanmoins partout en France) et d’Eyrolles (éditeur et libraire parisien), mais aussi d’Amazon.fr, notamment avec sa fonction vente d’occasion.

Voici quelques réflexions tirées d’une rapide comparaison des quatre sites réalisée le 28 juin 2005.

A cette date, Amazon.fr ne proposait que la 2e édition du cours "Droit international privé" de Françoise Monéger publié chez Litec, alors que LGDJ.fr proposait sa 3e édition. Probablement un effet de l’absence de spécialisation d’Amazon. En sens inverse, lorsqu’on clique sur la matière Droit international privé chez Amazon, il propose dans les premières réponses d’excellentes thèses de l’éditeur ... LGDJ lui-même, que la librairie en ligne lgdj.fr ne propose, elle, qu’après plusieurs écrans, autrement dit "enfouies" trop loin dans les résultats. D’un autre côté, on trouve en DIP chez Amazon plusieurs ouvrages juridiques étrangers à cette matière comme "Linguistique juridique" de Cornu ...
Chez Decitre, pas de rubrique DIP, juste Droit international, ce qui est nettement moins pratique. Decitre, moins grand public qu’Amazon mais néanmoins nettement spécialisé que la LGDJ, gagnerait à affiner cette sous-matière de sa classification en droit, par ailleurs parfaitement opérationnelle. Eyrolles, lui, propose bien une catégorie DIP, mais hélas pas à partir de la catégorie Droit : il faut d’abord deviner que c’est dans la sous-rubrique "Facs de droit" qu’on trouvera Droit international. Et là, pas de sous-rubrique DIP. En revanche, Eyrolles est magnifiquement indexé par les moteurs de recherche puisque de nombreuses recherches d’ouvrages récents par titre et auteur aboutissent sur une page du site eyrolles.com.

Côté services, ceux de la LGDJ dépassent en partie ceux proposés jusqu’ici sur les sites des concurrents, puisqu’on peut :

  • créer une alerte si l’ouvrage est indisponible, réserver, souscrire, conseiller à un ami (voir dans la page Aide les "services")
  • sans oublier la déjà traditionnelle newsletter des nouveautés (en droit, économie, comptabilité, ...) diffusée par e-mail, également proposée sur le site.

Certes, Decitre — mais pas Amazon ou Alapage — propose aussi une fonction alerte sur les nouveautés avec Vigilibris. Mais réserver et souscrire sont deux fonctions que nous n’avons pas vues chez Amazon ou Decitre.

Quelques critiques générales et suggestions d’améliorations

- les catalogues en ligne, que ce soient ceux des éditeurs, des libraires ou des bibliothèques, n’offrent jamais la totalité des cinq aides essentielles au choix : la production *systématique* du sommaire *détaillé* (et non des grandes parties), de la 4e de couverture (présentation rapide et assez avantageuse de l’ouvrage, rédigée par l’éditeur), de la couverture (pour faciliter le repérage visuel de l’ouvrage), d’un extrait (un système en plein développement sur Amazon.com, sous le nom de Look Inside the Book et Search Inside the Book) et d’une biographie sommaire de l’auteur.
Idéalement, le sommaire, la couverture et l’extrait devraient être au format PDF, afin de reproduire exactement leur apparence et d’imprimer sans problème pour les présenter aux lecteurs qui feront le choix final. On peut voir ce que donne cette solution idéale sur le site des Cambridge University Press avec la fiche de l’ouvrage de Pascal Kamina "Film Copyright in the European Union".
Le catalogue des EJA fait exception, mais seulement en partie : il comporte encore beaucoup de fiches d’ouvrages sans autre renseignement que leurs références bibliographiques et leur prix, et il n’offre pas d’extrait. Il renseigne toutefois de façon bien plus complète sur les ouvrages des éditeurs regroupés au sein des EJA que la librairie en ligne de LexisNexis France-Litec. Celle-ci n’offre en effet que des présentations d’ouvrages bien maigres : à part la 4e de couverture, elle ne donne qu’une fiche bibliographique avec l’indication des publics concernés (qui n’avance à rien dans 90% des cas)

- certains catalogues d’éditeurs sont difficiles à interroger. Trois raisons à cela :

  • d’abord une remarque de base : trouver, sur la page d’accueil du site web de l’éditeur, le lien vers son catalogue relève encore souvent du jeu de piste. C’est écrit en petit caractères (exemple : Dalloz) ou en couleur sur fond de couleur (exemples : "Notre catalogue" écrit en vert sur fond bleu chez Francis Lefebvre : ça ne se voit que si on cherche bien ; Dalloz encore : "La boutique Dalloz" en brun foncé sur fond brun moyen) et c’est parfois, de surcroît, appelé "Boutique" sur la page d’accueil (exemples passés — ça a été corrigé, remplacé par "Catalogue" : LexisNexis.fr et Francis Lefebvre), ce qui ne veut rien dire. Il est pourtant tellement plus simple d’appeler cela Librairie et/ou Catalogue et d’utiliser des contrastes de couleur bien connus pour leur force et leur lisibilité (noir sur fond blanc, etc. [14])
  • les catalogues des éditeurs poussent plus ou moins le prospect/client à choisir d’abord une matière ou un support. Exemple le plus net : Dalloz : certes, une zone de saisie libre est disponible, mais elle est très peu mise en avant ; Lamy, LexisNexis France ou Francis Lefebvre mettent eux en valeur de manière égale les trois types d’accès (libre, matière, support), mais la zone de recherche libre n’est pas toujours clairement explicitée ni présentée comme telle (on parle seulement de "mots-clés"). C’est une démarche qui, sur un plan logique, pédagogique ou théorique, a sa valeur. Mais la tendance dominante des lecteurs juridiques va vers la rapidité la plus grande et privilégie nettement le nom de l’auteur comme critère de recherche ... Dès lors, pourquoi pas laisser la liberté de choix, quitte à mettre en avant le choix de l’auteur et de la matière ou bien à offrir une interface expert en option ?
  • enfin, et ce n’est pas du tout anodin pour les lecteurs comme pour les éditeurs, les sites web des éditeurs juridiques français sont encore mal indexés par les moteurs de recherche — un peu moins mal, ça s’est amélioré —, à commencer par Google. Nous ne voulons pas dire ici qu’il est difficile de trouver ces sites, mais que leur contenu, leurs pages web, sont mal indexées par les moteurs. Conséquence : quand on tape un titre dans un moteur de recherche, même en précisant l’éditeur, on ne trouve pas la page correspondante du site de l’éditeur. La faute aux moteurs ? Plus probablement à la conception de leurs sites : utilisation très fréquente des "frames" et d’adresses web (URL) qui ne veulent rien dire au lieu de mettre le titre du livre ans l’URL, pages peu optimisées pour plaire aux moteurs de recherche. Parmi les exceptions, Decitre (voir supra) offre un site web mieux construit et mieux indexé

- beaucoup de catalogues, éditeurs comme bibliothèques, ne permettent pas, techniquement, d’établir un lien hypertexte facile et stable directement vers la liste des résultats d’une recherche ou surtout vers une fiche d’ouvrage. Là aussi, les frames sont à proscrire : cf le cas de la librairie en ligne de LexisNexis France, ou les frames rendent en pratique très difficile les liens directs vers la présentation d’un ouvrage Litec. Egalement, éviter les adresses web dynamiques trop longues et changeantes. Ce dernier point, par exemple, est un des travers d’Amazon.
Des adresses relativement simples, ne changeant pas et des pages web sans frames sont pourtant extrêmement pratiques pour les éditeurs eux-mêmes, afin de publier une newsletter pointant vers chaque titre, et pour les bibliothécaires et documentalistes qui peuvent ainsi facilement désigner un ouvrage à leurs lecteurs éloignés, sans avoir à tout imprimer puis envoyer par courrier. Un simple e-mail au lecteur avec le titre, l’auteur, l’éditeur et la date et pour le reste on renvoie à la fiche en ligne par le lien hypertexte !

- les libraires en ligne pourraient offrir non seulement une newsletter (devenue un quasi-standard) mais aussi un fil RSS, taillé par public ou par mot-clé. C’est ce que fait la librairie en ligne de LexisNexis depuis 2006, en offrant un fil par profession (avocats, notaires, ...) (on aimerait mieux des fils par mots-clés et un fil général, voir notre brève Librairies juridiques en ligne : les fils RSS arrivent). On attend impatiemment pour les autres, car techniquement, à partir du moment où la librairie en ligne est alimentée par une base de données (cas général), la mise en place d’un fil RSS ne devrait pas être trop compliqué informatiquement parlant

- pour les rares ne possédant pas de newsletter par e-mail — dont Dalloz —, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre

- les newsletters et sites des éditeurs pourraient annoncer les parutions prochaines et non pas uniquement les dernières parutions. Ce que fait déjà la remarquable newsletter des EJA, en annonçant également les parutions du mois à venir.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique


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