Omnidroit : retour d’un fantôme ou annonce d’une plateforme commune Dalloz-Francis Lefebvre-Editions Législatives ?

Vendredi 28 avril 2006

[mise à jour au 26 juin 2011 : je n’avais pas tort, mais il a fallu attendre près de deux ans : les trois éditeurs du groupe Lefebvre-Sarrut ont lancé à l’été 2008 une nouvelle newsletter nommée Omnidroit.
Cette 2e version d’Omnidroit a été arrêtée le 15 juin 2011]

Je reçois aujourd’hui une publicité pour les "Ateliers Omnidroit", quatre demi-journées de formation organisées par Dalloz Formation — l’autre nom des Journées d’étude Dalloz —, Elégia (le service formation des Editions Législatives) et Francis Lefebvre Formation en Avignon les 16 et 17 novembre 2006.

Omnidroit : le nom avait disparu avec le site web du même nom. Il s’agissait d’une plateforme en ligne commune d’actualité juridique des trois éditeurs susnommés. Essentiellement — d’après les "on dit" — par un manque d’enthousiasme de Dalloz et un certain échec commercial (trop tôt, pas assez de contenu, pas assez ergonomique ? probablement un peu de tout cela).

Mais depuis le rachat de Dalloz par le groupe Lefebvre-Sarrut à l’été 2005, et l’apparition de plateformes en ligne [1] payantes efficaces, l’idée de plateforme commune aux trois éditeurs revient en force. Elle n’a en tout cas pas été écartée par la direction du groupe Lefebvre-Sarrut dans l’entretien donné à Livres Hebdo l’été dernier.

Et aujourd’hui, on voit réapparaître le nom "Omnidroit" pour désigner un service de formation commun aux trois éditeurs ! Certes, regrouper — au moins sur les noms — les efforts de formation des trois entités, cela va dans le sens de la stratégie de diversification pratiquée par les groupes concurrents [2]. Certes, en bonne gestion de propriété intellectuelle, il ne faut pas laisser une marque rester inutilisée. Mais voilà tout de même qui intrigue ...

Notes de bas de page

[1En français, le mot "service", "service en ligne" ou encore "service internet", souvent mis en avant par les communications commerciales de certains éditeurs, est un anglicisme qui ne me semble pas approprié. En effet, un service suppose d’être servi ... par un humain. Un service, chez un éditeur, c’est par exemple le service d’assistance. Lamyline Reflex, Navis, Lexbase ou LexisNexis-Jurisclasseur sont des sites web payants à contenu éditorial, des banques de données ou encore des plateformes en ligne, ce qui évoque à la fois l’idée de site web et de globalité des collections. Les définitions et citations données par le Trésor de la languie française informatisé (TLFi) pour "service" ne semblent pas correspondre à la notion anglosaxonne. Et encore, en anglais, on pourrait discuter, au vu des définitions données par le Merriam-Webster.

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