Japon : la médiathèque de Sendai et le tremblement de terre

Jeudi 17 mars 2011

C’est le Moniteur.fr qui signale cette vidéo prise par un utilisateur de la médiathèque de Sendaï au Japon : le séisme vécu de l’intérieur du bâtiment — qui résiste magnifiquement :

La structure ondule mais ne cède pas. Bravo au cabinet d’architectes Toyo Ito.

La vue est prise du ras du plancher, conformément aux consignes de sécurité en cas de tremblement de terre : s’allonger sous les tables.

Pour celles et ceux qui auraient des amis, des proches au Japon, voici les conclusions de ma veille sur le sujet : la question n’est plus de savoir s’il va y avoir ou non scénario à la Tchernobyl [1] mais plutôt quelle sera l’importance des rejets radioactifs et l’étendue de la zone contaminée et donc interdite à toute présence humaine et activité économique [2] : faible, moyenne, étendue ? Un rayon de quelques kilomètres, une dizaine, plus ? Les travailleurs de la compagnie Tepco ne peuvent plus s’approcher durablement ni les hélicoptères ou avions survoler plus qu’en passant la centrale à sa verticale : la radioactivité est devenue trop élevée. Les déversements d’eau par camions de pompiers ou hélicoptères ne représentent réellement qu’une goutte d’eau [3].

Notes de bas de page

[1Plus précisément ici : fusion incontrôlée des coeurs des réacteurs, réchauffement des combustibles usagés en piscine où l’eau baisse et chauffe — là, pas d’enceinte de confinement — et rejets massifs.

[2Dans un pays où la montagne domine et où la place habitable (plaine) manque donc cruellement.

[3Capacité d’emport en eau d’un hélicoptère : 7 m3. Contenu d’une des piscines : 1000 m3. Source : Le Moniteur.fr 17 mars 2011.

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