"Hello new world" — Le numérique est devenu la référence dans l’édition juridique

Jeudi 15 janvier 2009

C’est drôle comme les choses changent. Au point de s’inverser.

Il y a encore peu, c’était le papier la référence, le papier qui seul était authentique, qui seul faisait foi. Maintenant, on imprime du PDF : autrement dit, une sortie papier du numérique. Ce n’est plus le journal télévisé, mais telle édition en ligne d’un quotidien ou tel forum qui fait l’actu. Les gens ne se photocopient plus les articles intéressants, ils se les forwardent par e-mail [1].

Quelques exemples dans l’édition juridique :

  • nous avons maintenant le JORF électronique authentique — un peu lourd et complexe à télécharger, certes, mais c’est un autre débat ...
  • et là, je viens de commander la dernière version du Code des marchés publics. La plus à jour des dernières réformes. Celle des Journaux officiels. Qu’est ce que j’ai dit ? Celle des JOs ? Non, non, pas du tout. Celle de Legifrance, en réalité. C’est ce que l’avis aux lecteurs en début d’ouvrage dit lui-même : « La présente publication, dont le texte consolidé est identique à celui diffusé sur le site Legifrance [...]. »
  • à vue de nez, les grands groupes d’édition juridique font sur la France 40% de leur chiffre d’affaires avec le numérique. La bascule, le passage au delà de 50% n’est pas loin.

Voilà, la boucle est bouclée, le numérique, le en ligne devrais je dire, à pris la place du papier. Ce n’est pas pour dire que le papier a perdu tous ses avantages — il reste hélas souvent plus intéressant question prix et prêt [2].

"Hello new world."

Notes de bas de page

[1Ce qui pose des problèmes en termes de droits de reproduction. Bon, là aussi, autre débat.

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