Elaborer une proposition de loi, version Web 2.0

Mardi 5 avril 2011

« Une tendance clé dans l’administration en ligne aujourd’hui est de permettre une plus grande participation des citoyens à l’élaboration des politiques et des lois. Une façon très significative d’augmenter l’implication de la population dans le processus législatif est de "crowdsourcer" la rédaction des lois,
comme la Chambre des députés brésilienne Deputados l’a fait à travers sa plate-forme en ligne e-Democracia.

Maintenant, le crowdsourcing [1] de la législation est arrivé aux Etats-Unis, par le biais de LexPop, une nouvelle application du type wiki créée ce mois-ci par Matt Baca et Olin Parker, deux étudiants à la Kennedy School of Government de Harvard [2].

Pour son première tentative, LexPop accueille la rédaction d’une proposition de loi sur la neutralité de l’Internet, qui sera présentée à la Chambre des représentants du Massachusetts [3]. Le représentant Tom Sannicandro s’est publiquement engagé à présenter la proposition de loi lorsque sa rédaction sera terminée. »

Extrait et traduit de [4] : Crowdsourcing Lawmaking With LexPop / Robert Richards, Slaw 4 avril 2011.

C’est expliqué encore plus simplement en six courts paragraphes et deux dessins sur le site de LexPop.

Voir aussi l’annonce sur le blog LexPopulii, vendredi. Dans le billet de VoxPopulii, contrairement à l’article de Slaw, il y a un très intéressant plaidoyer pour le crowdsourcing et le wiki en particulier, même si, en commentaire, une bonne âme rappelle heureusement les errements de la démagogie.

Sur le fond, une dizaine de "bills" se courrent après, et le projet de Policy évoqué supra n’a pas dépassé la "phase 2" depuis le 20 mars et son historique de la phase I est désespérément vide à part peut être la page de discussion.

Notes de bas de page

[1Selon l’article idoine de Wikipedia (librement reproductible selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-SA) : Le crowdsourcing (terme devenu très à la mode sur le web) désigne une tendance émergente à utiliser une certaine collaboration de masse permise par les technologies dites Web 2.0, pour atteindre des objectifs économiques, culturels, sociaux ou scientifiques. C’est le fait d’utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre de personnes (des internautes en général), en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur. Ceci se fait par un appel ciblé (quand un niveau minimal d’expertise est nécessaire) ou par un appel ouvert à d’autres acteurs. Le travail est éventuellement rémunéré. Il peut s’agir de simplement externaliser des tâches ne relevant pas du métier fondamental de l’entreprise, ou de démarches plus innovantes. La validité d’un travail basé sur le crowdsourcing nécessite un protocole scientifique et technique clair, transparent, rigoureux et crédible, et parfois des outils et moyens humains de validation statistiques et techniques.

[2M. Baca est également étudiant en droit à Université de New York.

[3Note pour nos lecteurs français : ne pas perdre de vue, chaque fois qu’on parle des Etats-Unis, qu’il s’agit d’un Etat fédéral, doté en conséquence d’autant de Parlements que d’Etats fédérés. On apprécie mieux ainsi la portée d’un tel outil pour ce pays.

[4Traduction par nos soins. GG Translate produisant une traduction de mauvais niveau nécessitant une re-traduction quasi-complète. Par exemple : "bill" est traduit par "projet de loi" alors qu’ici le texte sera présenté par un parlementaire.

Répondre à cette brève