Documentaliste juridiques free-lance et in-house

Jeudi 8 février 2007

Le Village de la Justice (Legiteam) organise le 22 février 2007, de 19h15 à 22hà l’Hôtel de Castiglione (Paris) une soirée "Documentation pour les cabinets d’avocats".

Au programme :

« des interventions de :

  • Didier Frochot, consultant et documentaliste indépendant (Défidoc) animera la conférence et fera part de son expérience en tant que formateur et consultant indépendant en gestion de la documentation notamment
  • Guillaume Montégudet, directeur des éditions et du développement Lamy, sur le thème "L’information au coeur de la chaîne de valeur des cabinets d’avocats - Les apports du numérique"
  • Jean-Nicolas Girard, gérant fondateur de Net-Iris, sur "l’importance du pré-traitement de l’information par des spécialistes et retour d’expérience"
  • Dominic Jensen, gérant de Legal News.

Cette soirée s’adresse avant tout aux avocats n’ayant pas de documentaliste en interne. [1]
Entrée gratuite sur pré-inscription et en fonction des places disponibles. »

Je ne nie pas l’intérêt et la valeur des services que peuvent fournir les documentalistes free-lance (un seul ici, en fait, Défidoc [2]) et des informations et fonctionnalités présentes sur les plateformes en ligne d’éditeurs juridiques, qui se présenteront ce soir là.

Il y a un vrai marché de services chez des structures qui ne peuvent pas embaucher, en tout cas à plein temps, un documentaliste.

Je ne pense pas, en revanche, que beaucoup de free-lance [3] et a fortiori des bases de données en ligne produisent une veille, ni des recherches ni une gestion de l’information du niveau de celles assurées par les professionnels en poste dans les structures. Plus précisément, d’une part, des professionnels (*des femmes et des hommes* et non des bases de données) et d’autre part, des professionnels en poste *à l’intérieur* des structures (cabinets d’avocats, études de notaires, juridictions, directions juridiques d’entreprise).

C’est me semble t’il "in house" qu’on peut assurer disponibilité immédiate, souci du détail, compréhension fine des besoins, us et coutumes de la structure et personnalisation forte des prestations [4].

C’est bien pour cela que ces structures emploient des documentalistes juridiques "in-house" [5].

Et c’est pour cela que d’autres structures gagneraient à embaucher des documentalistes juridiques, même des structures de taille intermédiaire. A titre d’exemple, l’auteur de ces lignes, licence en droit, a travaillé plus de trois ans pour une structure d’une vingtaine d’avocats seulement. A son départ, il était impensable que le poste de bibliothécaire qu’il avait transformé en documentaliste-veilleur-acheteur de documentation ne continue pas à être pourvu. Et sa successeur comme lui est bien occupée ...

Mais on peut aussi se demander dans quelle mesure les free-lances ne seraient pas les mieux placés pour proposer la création d’un poste de documentaliste lorsqu’il s’avère nécessaire ...

Notes de bas de page

[1Le gras est de nous.

[2Chez les documentalistes juridiques indépendants, il existe aussi Juris Doc et Bibliolex.

[3Pour être précis : un, peut-être deux free-lances, notamment une ancienne responsable de documentation en cabinets d’avocats, arrivent à assurer ce niveau. Pas plus.

[4A moins, bien sûr, de ne travailler que pour un ou deux clients seulement.

[5On ne peut d’ailleurs pas dire que la profession soit à plaindre question débouchés.

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