Actualités : derniers articles

Emmanuel Barthe documentaliste juridique indépendant : prestations et conseil

Jeudi 25 juin 2015

Pour les cabinets d’avocats et de notaires, les directions juridiques, je simplifie la gestion des abonnements et des achats de documentation juridique. Je développe l’utilisation des bases de données internes et des intranets. Je maîtrise les coûts.

Pour les entreprises du droit, j’assure les recherches difficiles avec ma formation de juriste et je forme leurs collaborateurs à une méthode de recherche qui allie rapidité et fiabilité. J’assure la veille sur les projets de réforme et les secteurs des clients.

Dans le cas où une structure juridique est confrontée à une recherche non juridique, j’offre une expertise dans des domaines plus divers : économie, finance, statistiques, sociologie, histoire, sciences "dures", médecine, presse, bibliothèques ...

Pour les start-ups et éditeurs juridiques : expert en données juridiques libres, je rend les bases de données plus ergonomiques et plus efficaces et j’intègre la doctrine juridique libre aux données Legifrance.

Publications  :
- 3e prix Open Law de la DILA, décembre 2014 pour l’application jo.toutelaloi.fr
- compte Twitter @precisement sur l’actualité de la documentation juridique et des outils de veille et de recherche. Plus de 1000 abonnés
- precisement.org : blog référencé par la Bibliothèque nationale de France (n° ISSN 2263-9292). Plus de 400 visiteurs par jour. Ce blog cherche à distinguer les mouvements de fond dans la documentation juridique et les outils de veille et de recherche.

CV et compétences recommandées sur profil LinkedIn.

Emmanuel Barthe
06 19 99 58 69
ebarthe [CHEZ] gmail [POINT] com


Any Yahoo Pipes true substitute out there ?

Focusing on RSS feed merging and filtering

Mercredi 24 juin 2015

Pipe dreams by darwin Bell

The future loss of Yahoo Pipes in August this year [1] will be a major blow to the monitoring/research community and also web site authors looking for selected content. Its ability to combine and filter multiple RSS feeds into one feed remains unique among free hosted services. This post will focus on how we could replace Yahoo Pipes for these functions [2]. We will not deal here with the web page scraping Pipes was able to do too [3].

So I went looking for substitutes which could merge and filter feeds. I mean, real ones : as simple as Pipes. For instance, they shall have a graphic user interface (GUI) ; coding shouldn’t be necessary. The only difficulty allowed should be the use of regular expressions (Regex).

Free hosted substitutes

  • FeedCombine, RSSMix, FeedRinse or ChimpFeedr (to merge feeds into one feed) then FeedSifter or FeedRinse (to filter the mega-feed) can answer simple needs.
    FeedRinse can do more, as it accepts Regex but it can’t merge more than 5 feeds, is slow and bugs according to La Bibliothèque du CHUM’s test.
    FeedCombine cannot combine more than 5 feeds, say Anik Dumont-Bissonnette.
    ChimpFeedr is very simple at "chomping" (as their web site says) feeds.
    RSSMix, according to the same test, works perfectly, merging up to 100 feeds
  • IF (ex-IFTTT) doesn’t seem to do exactly that : merging and filtering RSS feeds into one feed. Which is not to say it does not have its (numerous) advantages in the field of monitoring services.

Paid hosted substitutes

  • FeedsAPI does not seem to merge RSS feeds but can filter them. Afterwards you can use an IFTTT recipe such as Feedly Category to Twitter. FeedsAPI and Inoreader seem the easiest to use solutions among the paid ones
  • Tadaweb from Luxembourg, according to some blog posts, is able to create from web pages, filter and organize RSS feeds. The ouput is in RSS format only if the input is RSS too
  • We Wired Web offers an IFTTT-like interface, RSS in and out and is able to filter it. But it does not merge different RSS feeds
  • the VIP and Premium versions of the Netvibes RSS portal are able to merge and filter RSS feeds by keywords, using Universal Search (which allows to query only certain groups of feeds — they’re called "tabs") and then Tracked Topics with RSS export
  • the Plus and Pro version of the RSS reader Inoreader allow merging and filter features : create a folder of feeds then an "active search" (an automated keyword search) on it and finally right click on the active search and click "Get RSS feed" [4]. It’s a pity Inoreader filter rules does not seem to have feeds as an outcome ; it would be interesting because they are much more precise than searches since they accept complex boolean queries and Regex [5] [6].

Self-hosted solutions (need coding skills)

In the sources listed below, I found other free or paid total or partial replacements — but you have to host them on your own server and/or they’re far too complicated for the average information professional :

  • Tiny Tiny RSS (TT-RSS) is an RSS reader with very interesting RSS feeds filtering features (open source)
  • Huginn by cantino (open source on GitHub). According to a MakeUseOf article, « this is the most popular of all the GitHub solutions mentioned, and has a huge, active support community behind it. It’s well documented and easy to use »
  • RssPercolator (open source on GitHub). Downloads, aggregates and filters RSS feeds
  • Bipio (open source). See the Getting started page (developer documentation) for a quick presentation. Bipio is a graph pipelining API talking RESTful JSON
  • Neddick (open source on GitHub).
  • Pypes (open source on GitHub)
  • pipe2py (open source on GitHub). You need to backup your YP pipes before. It uses JSON and the Google App Engine
  • Pipes2js (open source on GitHub)
  • Superpipes (open source)
  • WebHookIt Editor (paid for)
  • open source edition of MuleSoft’s Anypoint Studio
  • Quadrigram seems too graphics-oriented to me (apparently free).

Walled gardens

It has to be noted that the RSS implementation will once gain recede with this. If you look into the list of applications which can be connected by CloudWork or IFTTT, you will find that RSS is just one among more than a hundred of mostly proprietary ones ... Walled gardens again.

Did I miss something ? Do you know about any simple tool that could replace the "RSS mashup" function of Yahoo Pipes ? I’m interested in free as well as paid for services.

Emmanuel Barthe
independant law librarian researcher
open law specialist
monitoring solutions specialist


Sources for this article

Here are the links I found to some articles/blog posts and a number of forum discussions about Yahoo Pipes substitutes :

This article was written with the the help of Serge Courrier, a French consultant specialising in RSS readers and the use of RSS feeds for monitoring web sites [7].


Un exemple de l’utilisation marketing d’une production interne

Les 2300 brèves de jurisprudence du cabinet Racine en une page web

Des arrêts de la Cass’ et de la CJUE résumés chacun en une phrase

Dimanche 21 juin 2015

Le cabinet d’avocats d’affaires Racine a lancé fin mai le site Les brèves en lignes pour publier toutes ses brèves de jurisprudence, classées par thème et avec le texte intégral [8].

Voilà un bel exemple de l’utilisation en marketing d’une production de veille interne. Le site a été développé par un groupe de travail comprenant Antoine Hontebeyrie, associé en charge du KM chez Racine et directeur de la publication des brèves d’actualités mensuelles, Laetitia Ferrer, knowledge manager, le développeur informatique et le responsable marketing & communication du cabinet.

Le contenu :

  • un plan de classement redoutablement efficace comme outil de recherche : très détaillé (4 niveaux hiérarchiques) et parfaitement adapté au droit des affaires
  • 2300 arrêts de la Cour de cassation et de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en droit des affaires — incluant le droit des obligations et le droit public. Chaque arrêt est résumé en une ligne (une phrase voire une simple proposition) et un lien derrière cette "ligne" pointe vers le texte intégral sur Legifrance. Les décisions les plus anciennes listées remontent à décembre 2009.

La forme :

  • une charte graphique sobre et élégante en orange, blanc et gris
  • une présentation très originale : sur une seule page web, faisant de ce site une sorte de "base de données de poche".

Les fonctionnalités :

  • le plan de classement peut s’effacer pour faire toute la place aux brèves (petite flèche bleue vers la gauche) et une autre petite flèche bleue (vers le haut) permet de remonter en haut
  • un moteur de recherche en deux versions : simple et avancée
  • on peut s’abonner aux nouvelles brèves de Racine (un PDF mensuel) et consulter le résumé de chaque arrêt sur leur site.

Cette publication périodique (11 numéros par an) porte le nom de Brèves d’actualité. Elle en est à son 60ème numéro (avril 2015, PDF, 18 pages). Sa stabilité se manifeste aussi par le fait qu’elle s’est vu affecter un n° ISSN (2105-0414) [9].

Quelques suggestions éventuelles :

  • inclure dans le titre la notion de jurisprudence ? (il est certes dans le sous-titre)
  • ajouter le résumé publié dans le mensuel (accessible sur une page à part par un lien [10]) et le faire indexer par le moteur de recherche du site
  • augmenter peut-être la taille des caractères des phrases pour améliorer la lisibilité. Ce serait contraire au principe énoncé par le sous-titre du site : 1 arrêt = 1 ligne. Mais la lisibilité sur ordinateur s’améliorerait nettement et sur mobile, cela éviterait d’avoir à passer en mode paysage puis à grossir. On passerait donc à : 1 arrêt = 1 [courte] phrase
  • il est non nécessaire mais possible de raccourcir et simplifier les URL Legifrance en leur ôtant les expressions oldAction=rechExpJuriJudi, fastReqId=n et fastPos=1. En effet idTexte=JURITEXTn suffit (n étant un numéro)
  • enfin, on peut voir s’il est nécessaire de maintenir dans les conditions générales d’utilisation du site l’alinéa 2 de l’article 7 (« La création de liens hypertexte vers le Site nécessite une autorisation écrite et préalable pouvant être révoquée à tout moment et sans motif. ») En effet, la création de liens hypertexte est libre [11], sauf des cas limités en droit pénal (diffamation [12] ...) ou abus (concurrence déloyale [13]). La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et les tribunaux français l’ont plusieurs fois affirmé, y compris en inscrivant le lien dans le droit d’auteur [14]. Sur un autre plan, conditionner l’établissement de liens peut limiter le référencement du site.

Emmanuel Barthe
documentaliste et veilleur juridique indépendant


Dernières brèves

Facilité d’utilisation, sécurité, cryptage des données, suite complète ...

Mettre ses fichiers ou ceux d’un groupe dans le cloud : quelle application choisir ?

Google Drive, Box, OneDrive, Dropbox. Mais aussi les outsiders : Mega, SpiderOak, TeamDrive, Tresorit ...

Mardi 16 juin 2015

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Cet article est le premier d’une série de trois sur les solutions de Cloud. Les deux suivants :

J’ai dû choisir en 2014-2015 la solution de cloud et de travail en ligne à retenir pour un groupe de 15 personnes devant travailler activement ensemble. Il ne s’agissait donc pas seulement de passer en revue les solutions de stockage en ligne mais aussi celles de partage de fichiers et de communication.

La sélection

Ne vous faisons pas languir. Voici les solutions que l’on peut recommander quand on privilégie l’aspect travail en groupe, la gratuité, la richesse des fonctionnalités et le côté pratique (*pas* la sécurité) — pour les arguments détaillés, voir infra :

  • Dropbox pour la facilité d’utilisation
  • Google Drive pour la richesse des outils associés (GMail, Google Groups et la suite bureautique de Google) et pour le prix si on passe en version payante. C’a été notre choix
  • Box pour les fonctions dédiées aux professionnels et l’intégration de Microsoft Office Online
  • OneDrive de Microsoft (ex-SkyDrive), uniquement si on possède déjà la suite Office sur son PC et qu’on est un aficionado MS
  • SpiderOak, Wuala, TeamDrive et tresorit pour la sécurité des données
  • Mega principalement sur le critère du volume de stockage gratuit.

NB : à l’exception de Mega, les solutions supra ne sont pas sécurisées à 100%, c’est-à-dire de bout en bout — du serveur au terminal en passant par la connexion.

Les arguments

Pour m’aider, j’ai commencé par lire la presse et autres ressources Internet, plus ou moins bien référencées par ... Google (voir la webliographie en fin d’article).

Puis avec l’aide d’un informaticien de SSII — pas plus spécialiste du sujet au départ que votre serviteur — je me suis lancé dans des tests. Nous sommes ainsi devenus des quasi-spécialistes du sujet !

Pour résumer ces articles et leurs commentaires y compris :

  • Dropbox est le plus facile à installer et à utiliser, le plus intuitif. Il garde les anciennes versions de vos documents et permet aussi de récupérer ceux supprimés (comme la Corbeille de Windows). De plus, Dropbox et la suite bureautique (version web) Office Online de Microsoft sont devenus interopérables fin avril 2015 (il faut toutefois avoir un compte Office Online d’un côté et de l’autre un compte Dropbox).
    Mais il est moins adapté à un fonctionnement collaboratif
  • Google, Box et OneDrive (Microsoft) sont bien plus complets que Dropbox (et autres concurrents). Pour reprendre la formule d’un article du JDN de février 2014 : « Google et Microsoft ont placé la bureautique et le collaboratif autour du document au centre de leur stratégie, ce n’est pas le cas de Dropbox, un pure player du stockage cloud »
  • A cet égard, la solution de Google offre une suite longue comme le bras de produits, qui plus est gratuits tant qu’on reste en dessous de 15 Go de stockage : messagerie (GMail), liste de diffusion/groupe de discussion (Google Groups), stockage de fichiers en ligne avec possibilité de partage (Google Drive), suite bureautique — avec Google Docs (traitement de texte), Google Sheets (tableur) et Google Slides (présentations, compatibles avec Powerpoint) — mais aussi Agenda, blog (Blogger), photos (Picasa), cartes (Google Maps), réseau social (G+, justement) ...
    Sans oublier que que Drive est en général considéré comme « médaille d’or de la vitesse de transfert [upload] de fichier ».
    Et que l’on peut modifier un document à plusieurs en même temps dans la suite bureautique de Google, mais pas dans Dropbox par exemple
  • Box : 10 Go gratuits, très orienté besoins professionnels et travail collaboratif (possibilité de publier des commentaires et attribuer des tâches sur les fichiers), il offre appli mobiles iOS et Android disponibles. Box est un outsider si on se réfère au nombre d’utilisateurs mais pas si on se situe dans le milieu des services cloud pour professionnels.
    Le seul grand manque qui existait dans cette offre, selon le JDN, pour une solution qui s’adresse aux professionnels, était l’absence d’outils d’édition des documents en ligne, autrement dit de logiciels bureautiques en ligne accessibles directement dans le navigateur web [1] est comblé mi-juin 2015 grâce à un accord entre Box et Microsoft : Office Online (version Web) est désormais intégré dans Box (Office était déjà intégré dans la version PC)
  • OneDrive est recommandé pour les aficionados de Microsoft et ceux qui possèdent déjà la suite bureautique Office sur leur ordinateur. Toutefois, les commentaires mettent en cause sa vitesse de synchronisation sur les divers appareils et sa gestion des noms de fichiers longs ou comportant des espaces. Sur certains aspects fonctionnels et si on considère les offres payantes, l’offre OneDrive Pro de Microsoft est plus évoluée que celle de Google
  • Les outsiders vraiment intéressants :
    • pas sécurisés de bout en bout :
      • Copy : aussi simple que Dropbox, en légèrement mieux mais quelques bugs [2]. Appli Android et iOS
      • Bitcasa : 20 Go gratuits, très cité et apprécié par les particuliers outre Manche même si les journalistes et évaluateurs professionnels ne l’apprécient pas autant. Apps iPhone ou iPad et Android
    • sécurisés de bout en bout :

Tresorit : bientôt une interface pur web selon le service support

Sécurité : chiffrement, mot de passe ... Déterminante ?

Comme l’explique le site de l’éditeur Techniques de l’Ingénieur, « les données stockées sur Google Drive et OneDrive sont chiffrées lors de leur transfert vers les serveurs. Mais une fois dans le Cloud, ces données sont stockées en clair — sauf pour la version professionnelle de OneDrive. Dropbox, Box [et Mega] chiffrent les données stockées, mais détiennent les clés de chiffrement, ce qui leur permet d’accéder aux données des utilisateurs, même chiffrées. » [6]

Seuls SpiderOak, TeamDrive, Wuala et Tresorit, donc, pratiquent le "zero-knowledge data storage" : la clé de chiffrement, le mot de passe n’est pas stocké sur leurs serveurs, ils ne le connaissent pas, celui-ci ne peut donc a priori pas être compromis par des pressions des services des Etats [7] ou par une faille de sécurité de leur côté. La seule chose qui peut empêcher de leur faire confiance les yeux fermés est que le code de leur application n’est pas open source, donc non vérifiable.

Bon, une fois cela dit, le problème de la sécurité, pour diminué qu’il est, demeure : quid de l’ordinateur mal sécurisé et donc hacké ou de l’utilisateur qui utilise un mot de passe faible [8] ?

Et la valeur d’une solution de cloud aux yeux du grand public et des utilisateurs professionnels ne dépend pas que de son degré de sécurité. Loin de là : le critère de choix principal semble être l’ergonomie — on l’a bien vu plus haut — et son écosystème (applications, communauté, développeurs) [9]. C’est dans ce dernier domaine
plus qu’ailleurs, que Google et Microsoft marquent des points.

Les raisons du choix de Google Drive

Pour ce groupe de travail, nous avons donc choisi Google Drive + GMail + Google Groups + sa suite bureautique (Docs, Sheets).

Malgré certaines limites ergonomiques — décrites dans le deuxième article de la série [10] — et son manque relatif de confidentialité, la solution Google a été retenue parce que :

  • "mainstream". Donc une solution établie, ne risquant pas de capoter en cours d’utilisation, et comportant une très importante communauté d’utilisateurs, donc de personnes susceptibles de nous dépanner dans les forums
  • complète  : tout en un ou presque
  • Drive permet le partage de dossiers
  • et mon "collègue" m’a fait remarquer les nombreux problèmes de sécurité de Dropbox (voir Clouds : le diable est dans les détails).

Mais la difficulté au début de nos utilisateurs non informaticiens ni "geeks" à se débrouiller seuls a bien failli nous ramener à Dropbox ... Il leur a fallu 20 mn de formation, un bon mois de pratique et pas mal de conseils par oral pour être tous rodés. Et encore ...

Enfin, si nous avions eu de gros risques de sécurité, nous aurions envisagé Box (version payante), SpiderOak ou Wuala. Cela dit, le code de Wuala, SpiderOak ou TeamDrive n’est pas open source et ne peut donc pas être vérifié. Idem pour Box.

Après les tests et le choix de notre solution, il s’est avéré que parmi les ressources consultées (voir webliographie infra), le tutoriel de Sciences Po a été réellement le plus pragmatique (mais pas tout à fait à jour). En effet, il est le seul à aborder concrètement les possibilités de partage des dossiers entre plusieurs utilisateurs. Le "truc" le plus important qu’il explique est l’utilisation de l’adresse mail d’un Google Group pour partager d’un coup un dossier avec un (gros) ensemble d’utilisateurs Google. L’avantage de partager avec un Google Group est qu’il suffit à l’administrateur du Google Group d’ajouter ou supprimer une adresse GMail pour donner ou interrompre l’accès aux dossiers partagés.

Quelques conseils

- Ne pensez pas que "gratuit", pensez aussi "besoins". Listez vos besoins, notamment sur le partage des fichiers et les solutions de communication au sein du groupe.

- Renseignez vous sur les solutions envisagées. La littérature Internet peut s’avérer suffisante, à condition de mener une recherche approfondie et de beaucoup lire. Quelques discussions en ligne (par mail ou sur un forum) ou IRL [11] vous aideront souvent à trancher à condition de détailler votre question.

- Testez la solution que vous pensez retenir *avant* de travailler dessus. Au moins pendant deux semaines et sur toutes ses fonctionnalités. Surtout si c’est pour un travail en groupe, car dans ce cas vous aurez énormément de mal à revenir en arrière.

- Quelque soit la solution choisie, formez-vous et formez vos utilisateurs. Ce qui peut vous sembler évident semblera invisible ou très compliqué à quelqu’un d’autre. Exemple avec les applications de Google : Drive, GMail ... [12]

Solutions non prises en compte

Note importante : j’ai choisi de ne pas prendre en compte les services suivants :

  • iCloud (ex-mobile.me), exclu tout simplement parce qu’il n’est accessible qu’aux détenteurs d’un matériel Apple (iPhone, iPad, Mac) et que c’est une application de cloud incomplète. Comme le dit un commentaire : « Le but d’Apple est de permettre l’échange de fichiers entre applications iOS ou ordinateurs, pas de vraiment de remplacer ou concurrencer Dropbox » [17]. Pour finir, comme Dropbox hélas, il est la cible d’attaques répétées [18]
  • Amazon Cloud Drive, exclu car incomplet lui aussi. Il ne propose que deux solutions de cloud : une pour les documents et photos et une réservée aux fichiers MP3 des clients d’Amazon. Mais dans le stockage pur, c’est un acteur à considérer. Ceci dit, au vu de certains signes [19], cette situation pourrait bien évoluer à l’avenir.

Webliographie

Pour d’autres solutions de stockage dans le cloud, voyez :


Et si l’Open Archive était plus utile aux lecteurs que l’Open Access (en tout cas le Gold OA) ...

A qui l’Open Access rend-il service ?

Aux universitaires ? Aux professionnels ? Aux éditeurs ?

Lundi 15 juin 2015

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Un tweet à la formulation très directe de Juriconnexion [21] signale un article lumineux et très bien informé publié en février 2015 par la Direction de l’Information Scientifique et Technique (DIST) du CNRS :
Les éditeurs scientifiques "for profit" accélèrent leur conversion à l’Open Access Gold : quelles visées stratégiques sous-jacentes ? (PDF, 5 pages) [22].

Quelques extraits clés pour bien comprendre le propos de cet article :

« Après une période d’hésitations stratégiques, tous les grands éditeurs ont maintenant défini une stratégie de basculement de leur modèle économique dans le Gold Open Access. »

« La conversion des éditeurs au Gold OA se double d’une stratégie pour retrouver les niveaux de chiffre d’affaires et de marge du modèle économique de l’abonnement. »

« Dans le cadre du modèle économique de l’abonnement, on constate dans l’édition
scientifique une situation de "concurrence imparfaite" : aucune revue influente ne peut réellement être supplantée par une autre de façon à faire jouer entre elles une dynamique de concurrence par les prix. Si dans une discipline donnée une revue A et une revue B affichent une notoriété et un facteur d’impact suffisants, le chercheur et /ou la bibliothèque de recherche sur laquelle il s’appuie s’abonne tout simplement aux deux. Cette insubstituabilité d’une revue à une autre [23] est l’une des raisons majeures qui ont permis aux grands éditeurs "for profit" de jouer à la hausse pendant plus de vingt ans la variable tarifaire pour augmenter leurs revenus et leurs marges jusqu’à des niveaux inédits de l’ordre de 35% sur CA. De ce point de vue la montée en puissance du Gold OA modifie profondément la donne. Si un grand éditeur n’est que marginalement présent dans une spécialité scientifique, entre autres parce qu’une ou plusieurs revues sur abonnement occupent déjà le terrain, il lui sera loisible de créer de toute pièce, sans consentir d’investissement lourd, une revue en Gold OA sur ce même créneau. Dans le modèle économique du Gold OA, la concurrence entre éditeurs se déplace sur un nouveau terrain : celui de la captation des meilleurs chercheurs publiant et des meilleurs peer-reviewers. »

« Dans les deux dernières années, la plupart des éditeurs scientifiques ont créé une offre de type "mégajournal" qui se voulait une réponse au succès de PLoS One. »

« Le Gold OA est intrinsèquement porteur d’une exigence de transparence sur la structure des coûts de l’édition scientifique. Cette transparence devrait pouvoir profiter aux communautés de chercheurs publiant. »

« Le passage au "tout OA" n’est pas une utopie, même si l’échéance n’est pas de court terme. »

Pour rappel :

  • le Gold OA est le tout OA : liberté et gratuité totales d’accès
  • le Green OA est l’OA partiel : avec "moving wall" (en général les 12 à 24 derniers mois sont payants).

Je dirais qu’il eut été surprenant, car dangereux à long terme pour eux, que les éditeurs :

  • ne fassent pas de veille sur le phénomène OA et son développement. Après tout, ils ont des équipes de veille et de marketing pour ça
  • et n’en tirent donc pas les conséquences en profitant du mouvement.

De toute manière, vu le prix à payer pour publier dans une revue pure OA, je ne pense pas que l’OA Gold aide à régler LE problème croissant des utilisateurs d’information scientifique et technique (IST) aujourd’hui [24] : les coûts et leur inflation. Car si c’est le chercheur qui paye, c’est aussi lui qui a besoin de publier pour vivre. Et vu les difficultés des Universités à boucler leurs budgets ...

Donc les seuls utilisateurs gagnants seraient les professionnels consommateurs d’IST. Mais comme les professionnels apprécient moyennement les revues "pur universitaires" et leur préfèrent les revues écrites par des éditeurs pour des professionnels ... [25]

Personnellement, en tant que professionnel de la gestion de budgets d’abonnements, le seul mais important gain concret que je vois au mouvement OA est la possibilité pour plus de jeunes chercheurs d’être publiés.

Pour les professionnels du droit, je vois beaucoup plus d’intérêt, dans le développement très lent mais réel, de la publication en ligne et gratuite et "open archive" (archives ouvertes) [26] :

  • de leurs newsletters et articles d’actualité, tant sur les sites de leurs structures que sur des portails (d’éditeurs : oui, souvent, il faut payer ...) qui les regroupent et leur donnent plus de visibilité [27]
  • des thèses [28]. Notamment sur theses.fr (voir aussi notre article sur le site theses.fr), TEL, et certains sites d’universités (la base Pepites pour Lille II Droit et santé par exemple) [29]
  • et d’articles. Si, si ... Sur HAL et les portails de revues d’éditeurs indépendants : Cairn, Persée et Revues.org/OpenEdition.

Emmanuel Barthe
Documentaliste juridique free lance


Les modes de règlement alternatif des contentieux (MARC) en plein développement

Le Centre national d’arbitrage du travail bientôt opérationnel

Hubert Flichy prend position sur un marché que la future loi Macron va ouvrir

Dimanche 31 mai 2015

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Annoncée en juin 2014 [30], la création par Hubert Flichy, avocat en droit social et associé fondateur du cabinet Flichy Grangé [31], d’un centre d’arbitrage des litiges du travail approche de son terme.

Le site du magazine Décideurs précise : « Une assemblée générale et un conseil d’administration auront lieu le 18 juin prochain afin de déterminer certaines modalités de fonctionnement : rédaction du règlement d’arbitrage, constitution du barème des frais d’arbitrage et fixation des honoraires des arbitres. Sur cette question, Hubert Flichy avait déclaré qu’ "un coût horaire de 300 euros [n’était] pas prohibitif" » [32].

Une innovation favorisée par la future loi Macron

L’initiative de Me Flichy arrive au bon moment : le projet de loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques [33] cherche à alléger la procédure prud’homale. Comme l’explique La Tribune [34] : « Le règlement des conflits du travail, à l’amiable, via la médiation et l’arbitrage, va être facilité [35]. En effet jusqu’ici, en droit du travail, un salarié même ayant accepté un arbitrage, gardait toujours le droit de saisir le conseil des prud’hommes. Le projet de la loi Macron consiste modifie ce point. La sentence arbitrale, ou tout autre mode de règlement des conflits à l’amiable, mettrait fin, à l’avenir, au différend. Aucune des deux parties n’aurait alors plus le droit de saisir les prud’hommes. »

Pour ou contre l’arbitrage en droit du travail

Le centre n’en était qu’à l’état de projet qu’il faisait déjà débat — et le fait encore :

- Me Flichy met en avant la rapidité de la procédure d’arbitrage : en moyenne 6 mois contre 15 devant le Conseil des prud’hommes de Paris. L’appel d’une sentence arbitrale n’est de surcroît ouvert que par exception, alors qu’un appel d’un jugement de CPH emmène dans les 3 ans de procédure. Il ajoute que « l’arbitrage est un bon moyen de régler les différents de façon totalement confidentielle ». Pour lui, ce dispositif ne concurrencera pas les CPH, il va en effet concerner au premier chef les dirigeants. Sans être dans un logique de coûts faramineux, au contraire [36]. Enfin, Me Flichy met en avant que « deux cents experts du droit sont prêts à participer au Centre d’arbitrage du travail » [37].

- Le Syndicat des avocats de France (SAF) s’opposait au projet dès juillet 2014 en demandant plutôt d’augmenter les moyens des CPH [38]. Membre du Syndicat de la magistrature, Patrick Henriot estime quant à lui que le risque est de créer une « justice à deux vitesses ». Par ailleurs, comme le recours à l’arbitrage « restera très marginal en volume », souligne t-il, « il ne permettra pas de désengorger les conseils de prud’hommes ». Et selon Maude Beckers, avocate en droit du travail et coprésidente de la commission sociale du SAF, dans certains métiers en tension ou postes d’encadrement, « des salariés n’auront pas le choix de refuser l’arbitrage, sous peine de se faire mal percevoir des employeurs » [39].

Une tendance réaliste

Il est difficile malgré les inévitables critiques de ne pas voir une forme de réalisme [40] dans cette nouvelle possibilité d’arbitrage. A l’appui des arguments d’Hubert Flichy, on peut citer l’avis sur la médiation exprimé par des médiateurs aux chambres sociales de la Cour d’appel de Paris : « Délai d’audience beaucoup plus court (quelques mois au lieu d’un renvoi à dans un an) [...]. La mise en place des médiations a un effet positif sur la surcharge de travail des magistrats. » Médiation n’est pas arbitrage, certes, mais toous deux appartiennent à la famille des modes de règlement alternatif des contentieux (MARC).

Les modes de règlement alternatif des contentieux sont par ailleurs partout en progression. Voir par exemple la tendance récente à promouvoir la médiation justement en droit du travail et ce, y compris en appel [41]). C’est une tendance de fond en droit français [42] et ce, depuis au moins les années 90 [43].

On peut donc penser que, loin de se limiter aux dirigeants, l’arbitrage en droit du travail s’appliquera de facto à d’autres types de fonctions et de situations que les dirigeants, comme celle où le salarié et employeur sont liés par des rapports de parenté ou celle du salarié ayant une grande ancienneté [44].

Emmanuel Barthe
Documentaliste juridique
Licence en droit (faculté de droit de Sceaux)