Actualités : derniers articles

Bottin administratif : the end

Jeudi 14 février 2019

Le Bottin administratif était un gros annuaire papier en un volume de l’Administration française centrale et des administrations régionales et départementales. Il fait ses débuts en 1939, publié par Didot-Bottin. Il passera sous format cédérom puis Internet, tenant bon aussi sous format papier. Il fut complété par le Bottin des communes.

Publié ensuite par la Société du bottin administratif, puis repris en 2002 par les Editions du JurisClasseur (devenues LexisNexis SA), il a vécu sa dernière édition avec le millésime 2015 (sa 71e édition [1]), publié par les éditions Katalys.

Il n’y eut jamais de Bottin 2016 et il n’y en aura pas. La société Katalys à Villeneuve d’Asq [2] a été liquidée selon le registre du commerce et des sociétés (RCS) (voir sur Infogreffe, societe.com, Verif.com). Et la gratuité du concurrent de facto — l’annuaire de ServicePublic.fr — clôt la question de l’intérêt d’une éventuelle reprise.

Cette disparition, au-delà de l’aspect commercial et humain, est une très grosse gêne pour les chercheurs d’information juridique et les spécialistes de l’Administration et des pouvoirs. Car aucune base de données, aucune publication ne renseignait aussi bien, aussi à fond, de manière aussi exhaustive et avec une telle régularité dans la mise à jour sur le labyrinthe administratif.

Il permettait — je cite la présentation par le dernier éditeur — « d’entrer en contact avec plus de 100 000 responsables de l’Administration grâce à leurs coordonnées, le descriptif de leurs attributions et tous les organigrammes des assemblées, des ministères, des institutions, des établissements publics nationaux, des administrations d’État décentralisées ».

L’intérêt n’était pas mince : par exemple, quel est le bon bureau au sein de la DGFiP pour une question sur la date future d’entrée en vigueur d’une convention fiscale bilatérale ? L’annuaire de ServicePublic.fr ne répond pas à la question et la page Les conventions internationales du site impots.gouv.fr non plus. Il faut penser à regarder le 5e résultat de Google, interrogé avec la requête bureau DGFiP conventions fiscales, un fichier PDF intitulé de manière cryptique Organigramme des services centraux [du ministère de l’Economie et des finances] pour trouver la réponse.

Certes, le Bottin administratif n’inventait rien, prenant vraisemblablement ses informations dans les organigrammes des administrations, dans l’annuaire de ServicePublic.fr, dans les décrets parus au Journal officiel (pour les compétences des services et leur structuration par directions et bureaux) et enfin par enquêtes (emails ou coups de fil de vérification).

Mais ce travail de collecte, de compilation, de vérification, de mise à jour et de mise en page (petits caractères et fines colonnes) faisait gagner un temps précieux. Ce service, l’annuaire de ServicePublic.fr ne saurait l’assurer.

De plus, le Bottin administratif descendait à un niveau de granularité dans les services (les bureaux) auquel l’annuaire de ServicePublic.fr s’abstient soigneusement de descendre. Histoire de protéger les fonctionnaires des dérangements intempestifs ou par manque de moyens ? Dommage en tout cas. Une fois de plus, on constate que pour les professionnels (pour les particuliers, c’est différent), la gratuité n’assure que rarement un service supérieur au payant et que le Web est en réalité largement vide.

RIP Bottin administratif.

Emmanuel Barthe
juriste documentaliste, veilleur


BJDA : la revue en ligne de droit des assurances repasse en open access

Lundi 11 février 2019

Nous publions infra le communiqué très légèrement modifié du (nouveau) BJDA.

Sabine Abravanel-Jolly et Axelle Astegiano-La Rizza vous informent que le Bulletin juridique des assurances (BJDA) est à nouveau en open access depuis le 1er janvier 2019.

Seul l’accès aux PDF et archives sont demeurés payants.

Pour accéder gratuitement à chaque nouveau numéro de la Revue ou du Dossier, il suffit de créer un compte en vous rendant sur https://bjda.fr

Cette décision résulte de notre souhait de participer à la Science ouverte, et ainsi permettre à tout professionnel du droit des assurances d’accéder librement à une revue de qualité.

Pour y parvenir, nous avons maintenant recours à des partenariats / sponsors de la part d’entreprises concernées par le secteur de l’assurance. Leurs logos et présentations sont diffusés sur notre site internet et sur la page Linkedin du BJDA. En contrepartie, les entreprises ont accès gratuitement aux PDF ainsi qu’aux archives de la Revue.

Le BJDA est même en licence Creative Commons BY-NC-SA. Ce qui ne dispense donc pas de le citer.

Rappelons que le BJDA, bien que pur online, est une véritable revue juridique. Il a succédé à l’ancien site Actuassurance lorsque l’éditeur juridique EBCL, fondé par l’ancien dirigeant de Transactive Bernard Desolneux, a convaincu les fondatrices de passer au payant [3]. Entre Actuassurance et BJDA, ce périodique, comme on dit chez les bibliothécaires, présente tous les deux mois une sélection de jurisprudence commentée en droit des assurances et en est à sa 11e année. Le BJDA — consécration suprême — est même doté d’un numéro ISSN attribué par la Bibliothèque nationale de France. Et nous présentions déjà ici cette revue quand elle n’avait que cinq ans [4].

Il est difficile de ne pas voir dans ce choix des dirigeantes du BJDA une preuve de l’intérêt de la diffusion en open access (OA au sens large [5] pour les revues juridiques, au moins celles spécialisées. Le BJDA se finance différemment de la majorité des revues en OA, mais qu’importe le flacon ... Cette nouvelle ferait presque mentir mon billet Le Web est vide.

Pour une liste et un historique des revues juridiques françaises "libres", voir notre billet Revues juridiques en accès gratuit : une sélection .

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, veilleur


Under water - Walking in the ruins

Mercredi 6 février 2019

Un champion de plongée en apnée part marcher sous l’eau, inspectant des temples mayas abandonnés, gravissant des falaises, varapant, sautant, volant [6].

Unbelievable. Magique.


Dernières brèves

Bottin administratif : the end

Jeudi 14 février 2019

Lire la suite »

Le Bottin administratif était un gros annuaire papier en un volume de l’Administration française centrale et des administrations régionales et départementales. Il fait ses débuts en 1939, publié par Didot-Bottin. Il passera sous format cédérom puis Internet, tenant bon aussi sous format papier. Il fut complété par le Bottin des communes.

Publié ensuite par la Société du bottin administratif, puis repris en 2002 par les Editions du JurisClasseur (devenues LexisNexis SA), il a vécu sa dernière édition avec le millésime 2015 (sa 71e édition [1]), publié par les éditions Katalys.

Il n’y eut jamais de Bottin 2016 et il n’y en aura pas. La société Katalys à Villeneuve d’Asq [2] a été liquidée selon le registre du commerce et des sociétés (RCS) (voir sur Infogreffe, societe.com, Verif.com). Et la gratuité du concurrent de facto — l’annuaire de ServicePublic.fr — clôt la question de l’intérêt d’une éventuelle reprise.

Cette disparition, au-delà de l’aspect commercial et humain, est une très grosse gêne pour les chercheurs d’information juridique et les spécialistes de l’Administration et des pouvoirs. Car aucune base de données, aucune publication ne renseignait aussi bien, aussi à fond, de manière aussi exhaustive et avec une telle régularité dans la mise à jour sur le labyrinthe administratif.

Il permettait — je cite la présentation par le dernier éditeur — « d’entrer en contact avec plus de 100 000 responsables de l’Administration grâce à leurs coordonnées, le descriptif de leurs attributions et tous les organigrammes des assemblées, des ministères, des institutions, des établissements publics nationaux, des administrations d’État décentralisées ».

L’intérêt n’était pas mince : par exemple, quel est le bon bureau au sein de la DGFiP pour une question sur la date future d’entrée en vigueur d’une convention fiscale bilatérale ? L’annuaire de ServicePublic.fr ne répond pas à la question et la page Les conventions internationales du site impots.gouv.fr non plus. Il faut penser à regarder le 5e résultat de Google, interrogé avec la requête bureau DGFiP conventions fiscales, un fichier PDF intitulé de manière cryptique Organigramme des services centraux [du ministère de l’Economie et des finances] pour trouver la réponse.

Certes, le Bottin administratif n’inventait rien, prenant vraisemblablement ses informations dans les organigrammes des administrations, dans l’annuaire de ServicePublic.fr, dans les décrets parus au Journal officiel (pour les compétences des services et leur structuration par directions et bureaux) et enfin par enquêtes (emails ou coups de fil de vérification).

Mais ce travail de collecte, de compilation, de vérification, de mise à jour et de mise en page (petits caractères et fines colonnes) faisait gagner un temps précieux. Ce service, l’annuaire de ServicePublic.fr ne saurait l’assurer.

De plus, le Bottin administratif descendait à un niveau de granularité dans les services (les bureaux) auquel l’annuaire de ServicePublic.fr s’abstient soigneusement de descendre. Histoire de protéger les fonctionnaires des dérangements intempestifs ou par manque de moyens ? Dommage en tout cas. Une fois de plus, on constate que pour les professionnels (pour les particuliers, c’est différent), la gratuité n’assure que rarement un service supérieur au payant et que le Web est en réalité largement vide.

RIP Bottin administratif.

Emmanuel Barthe
juriste documentaliste, veilleur


BJDA : la revue en ligne de droit des assurances repasse en open access

Lundi 11 février 2019

Lire la suite »

Nous publions infra le communiqué très légèrement modifié du (nouveau) BJDA.

Sabine Abravanel-Jolly et Axelle Astegiano-La Rizza vous informent que le Bulletin juridique des assurances (BJDA) est à nouveau en open access depuis le 1er janvier 2019.

Seul l’accès aux PDF et archives sont demeurés payants.

Pour accéder gratuitement à chaque nouveau numéro de la Revue ou du Dossier, il suffit de créer un compte en vous rendant sur https://bjda.fr

Cette décision résulte de notre souhait de participer à la Science ouverte, et ainsi permettre à tout professionnel du droit des assurances d’accéder librement à une revue de qualité.

Pour y parvenir, nous avons maintenant recours à des partenariats / sponsors de la part d’entreprises concernées par le secteur de l’assurance. Leurs logos et présentations sont diffusés sur notre site internet et sur la page Linkedin du BJDA. En contrepartie, les entreprises ont accès gratuitement aux PDF ainsi qu’aux archives de la Revue.

Le BJDA est même en licence Creative Commons BY-NC-SA. Ce qui ne dispense donc pas de le citer.

Rappelons que le BJDA, bien que pur online, est une véritable revue juridique. Il a succédé à l’ancien site Actuassurance lorsque l’éditeur juridique EBCL, fondé par l’ancien dirigeant de Transactive Bernard Desolneux, a convaincu les fondatrices de passer au payant [3]. Entre Actuassurance et BJDA, ce périodique, comme on dit chez les bibliothécaires, présente tous les deux mois une sélection de jurisprudence commentée en droit des assurances et en est à sa 11e année. Le BJDA — consécration suprême — est même doté d’un numéro ISSN attribué par la Bibliothèque nationale de France. Et nous présentions déjà ici cette revue quand elle n’avait que cinq ans [4].

Il est difficile de ne pas voir dans ce choix des dirigeantes du BJDA une preuve de l’intérêt de la diffusion en open access (OA au sens large [5] pour les revues juridiques, au moins celles spécialisées. Le BJDA se finance différemment de la majorité des revues en OA, mais qu’importe le flacon ... Cette nouvelle ferait presque mentir mon billet Le Web est vide.

Pour une liste et un historique des revues juridiques françaises "libres", voir notre billet Revues juridiques en accès gratuit : une sélection .

Emmanuel Barthe
bibliothécaire documentaliste juridique, veilleur


Under water - Walking in the ruins

Mercredi 6 février 2019

Lire la suite »

Un champion de plongée en apnée part marcher sous l’eau, inspectant des temples mayas abandonnés, gravissant des falaises, varapant, sautant, volant [6].

Unbelievable. Magique.


 

Page parrainée par Convention.fr, le spécialiste des conventions collectives et affichages obligatoires.