Actualités : derniers articles

Vive le cloud ?

Pourquoi je préfère (pour l’instant) un bon disque dur externe

Lundi 14 mai 2012

Les jeunes et même moins jeunes avec qui je discute vie en ligne/recherche d’informations/Internet me disent souvent à quel point selon eux on n’aurait plus besoin, avec une connexion Internet et un hébergement cloud [1], de disque dur et de même de PC. Un outil mobile suffirait.

A priori, vite vu et grosso modo, ce propos dans le vent est séduisant. En effet, de nombreuses TPE, communautés, collectivités et individus mettent leurs données sur Google (agendas partagés, messagerie, fichiers ...), Skydrive (Microsoft), Dropbox, Hubic (OVH) etc. [2] et utilisent les applications bureautiques fournies par ces prestataires gratuits ou peu chers.

Maintenant, si on prend le temps de réfléchir aux problèmes éventuels (et non pas exceptionnels), la perspective change quelque peu, surtout si on est une TPE, un professionnel indépendant ou plus simplement qu’on a une forte activité en ligne :

  • il faut une connexion 3G, pas le choix. Compter en pratique une centaine d’euros par mois, puisque par définition on n’a plus aucune donnée sur ses mémoires informatiques personnelles. Sinon, faute de WiFi plus de connexion et plus d’accès à ses données
  • même avec une 3G, en montagne, en mer, ça ne marche plus. Hors des villes, les relais seront souvent loin d’une fibre. Seule une connexion par satellite et avec les outils dédiés (téléphone ou mobile avec antenne spéciale etc.) peut le faire
  • la 3G n’est jamais illimitée dans les faits, donc "throttling" (dégradation de débit) après un niveau "cap" (en général 1 Go dans le mois)
  • l’upload est largement en deçà des vitesses du download
  • l’accès local aux données ainsi que les applications sont souvent (mais pas toujours) plus rapides
  • le hacking d’un gros prestataire n’est pas moins probable que celui d’un PC isolé. Certains geeks disent même que plus le serveur est gros et connu, plus la probabilité qu’il soit hacké un jour est réelle
  • quid de la propriété et de la confidentialité de vos données — notamment pour des juristes ou des auteurs ? Comme l’écrit un article de ZDnet.fr (le lien est de nous), « il peut parfois être utile de parcourir les CGU des services auxquels vous accordez votre confiance. Surtout quand il s’agit d’un service de stockage dans le cloud, qui collectera des données éventuellement personnelles » [3]. Beaucoup de ces conditions générales d’utilisation s’octroient une licence/un droit de reproduction et d’affichage de vos données
  • un outil mobile reste moins productif qu’un bon vieux PC/Mac avec un grand écran, un "vrai" clavier et une "vraie" souris (voir notamment sur ce sujet notre billet L’iPad n’est pas un outil de travail pour les "knowledge workers" ...)
  • en cas de vol de votre outil mobile, comment faites vous ? Vous trouvez un PC chez un ami, vous allez dans un web café, voire vous vous connectez au travail (pas recommandé). Et si les services de cloud personnels sont "blacklistés" dans ces en droits ? Et si vous avez oublié votre ID ou votre mot de passe (tout le monde ou presque les fait mémoriser par le navigateur ...) ?
  • et en cas de panne du service d’hébergement/cloud ? Où est votre sauvegarde personnelle à jour des vos dernières modifications ?
  • même question en cas de fermeture ou modification importante du service. Pour les services gratuits ou à petit prix, ce n’est pas impossible : fermeture pour manque de rentabilité, parce que le prestataire veut faire migrer sa base installée vers une offre plus chère, parce qu’il a fait faillite ou a été racheté.

Dans tous ces cas, le contrat de cloud coûtera beaucoup plus cher parce qu’il devra inclure des garanties renforcées [4], notamment en termes de qualité de service (délai de retour en ligne après un incident, par exemple), de sauvegarde (mise à disposition à la demande et sous bref délai d’un disque dur ou autre solution de stockage haute capacité [5]) et de données nominatives. Et il est possible que le fonctionnement jusqu’au bout (récupération et remise en ligne de la totalité de vos données) de ces garanties s’avère difficile (manque de personnel un jour férié ou incompatibilités logicielles ou matérielles, par exemple).

Il est clair qu’avec le temps, cette situation évoluera. En attendant, un peu de prudence ne fait pas de mal : disons, avoir soit un contrat payant béton et si possible testé, soit un PC de base sécurisé avec routeur/box, pare-feu, logiciel antivirus à jour et un disque dur externe de sauvegarde et régulièrement "réconcilier" le stockage local et celui en ligne. Just my 2 cents.


La meilleure liste de juristes blogueurs

Lundi 23 avril 2012

La meilleure blogroll de juristes. Autrement dit, la meilleure liste de sites/blogs de juristes. Elle est peut-être là, chez Eve Matringe. Elle appelle ça sa "confiture de liens", mais en fait c’est une super blogroll.


Intégration officielle du COEPIA à la direction

Nouveau décret sur la DILA (ex-Direction des Journaux officiels et Documentation française)

Nouvelle sous-direction des publics et des produits

Vendredi 20 avril 2012

Un nouveau texte sur la Direction de l’information légale et administrative (DILA, ex-Direction des Journaux officiels et Documentation française), est paru au JORF : arrêté du 13 avril 2012 portant organisation [6] de la direction de l’information légale et administrative [7]. Il abroge l’arrêté du 11 janvier 2010 portant organisation de la DILA.

Beaucoup de choses étaient déjà dans l’arrêté de 2010. Quelques changements toutefois :

  • création d’une nouvelle sous-direction "des publics et des produits" (les mentions en gras sont nouvelles), qui remplace apparemment la sous-direction de l’édition et de la production :

« Elle informe ou renseigne les usagers et les citoyens sur leurs droits et obligations ainsi que sur les institutions et la vie publique, et facilite leurs démarches administratives. A cet effet, elle met en œuvre des partenariats permettant de renforcer la coopération interministérielle, dans le cadre des orientations proposées par le conseil d’orientation de l’édition publique et de l’information administrative, notamment en matière d’édition publique, de publication et d’information administrative.

Elle conçoit des services, produit des contenus et met à disposition des ressources documentaires par l’internet ou en apportant des renseignements par téléphone, ou tout autre support.

Elle est chargée de la promotion et de la diffusion des fonds documentaires et des contenus éditoriaux ainsi que de la logistique des ventes. »

  • le département de l’accès au droit (c’est le département qui chapeaute Legifrance), qui dépendait de la sous-direction de l’édition et de la production, change de nom et prend de nouvelles compétences : il devient le département de l’information régalienne et économique au sein de la mission Information régalienne, administrative et économique
  • intégration du COEPIA à la direction. En fait, le COEPIA était déjà logé à une place assez élevée dans dans l’organigramme de la DILA (au niveau du directeur adjoint) [8].

Dernières brèves

Offre de responsable éditorial en cabinet d’avocats spécialisé brevets

Mercredi 18 avril 2012

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Il est rare que je fasse de la publicité pour une offre d’emploi, a fortiori sur ce blog.

Pourtant, l’offre qui suit envoyée par le cabinet Véron, spécialisé en contentieux des brevets, est elle aussi rare.

Elle désigne une fonction dont on pense qu’elle existe de facto dans un certain nombre de cabinets et va lentement se développer : celle du juriste rédacteur et webmestre employé par un cabinet de juristes pour éditer et publier leur production, en collaboration et bonne intelligence avec les éditeurs et les blogs de ceux-ci. Et sans négliger pour autant ni les blogs ni la production auto-publiée du cabinet.

C’est un métier différent de celui de responsable marketing et/ou communication. Dans le type de poste que décrit l’offre du cabinet Véron, la personne est plus au four et au moulin, les mains dans le cambouis.

Notez aussi la collaboration avec la Documentation et avec l’Informatique. Un lien très efficace et une façon de travailler que les professionnels de la "doc" et de l’IT apprécient.

Enfin, vous allez voir. Lisez.

« RESPONSABLE EDITORIAL

Le cabinet d’avocat Véron & Associés recrute un responsable éditorial.

Ce cabinet d’avocats, implanté à Paris et à Lyon, pratique exclusivement le contentieux des brevets d’invention ; il compte 12 avocats et son effectif total est de 35 personnes ; généralement considéré comme leader en France dans sa spécialité, il pratique une activité éditoriale soutenue :

  • publication d’articles sur le contentieux des brevets d’invention dans les revues juridiques généralistes ou spécialisées françaises et internationales (Dalloz, Semaine Juridique, Propriété industrielle, Propriétés intellectuelles, IIC, Managing Intellectual Property, Intellectual Property Magazine, etc.) ;
  • maintien de sites Internet à contenu éditorial (sections Publications et Supports de conférences du site www.veron.com, site www.dossiersbrevets.info, site www.frenchpatentcaselaw.info) ;
  • contribution à différents blogs de contentieux des brevets (kluwerpatentblog.com, www.eplawpatentblog.com) ;
  • organisation d’un prix de thèse sur le contentieux des brevets d’invention ;
  • publication d’ouvrages (Dalloz Référence Saisie-contrefaçon ; Dalloz Action Voies d’exécution, chapitre Saisie-contrefaçon ; Kluwer Concise Commentary International and European IP Law).

Véron & Associés cherche une personne susceptible de prendre en charge, progressivement, l’ensemble de cette activité et de développer de nouveaux projets éditoriaux ; cette personne travaillera sous la direction des quatre avocats associés du cabinet, en relation avec la responsable Documentation et recherche.

Elle sera chargée de la rédaction des articles ou contributions à des blogs, par elle-même ou en liaison avec les avocats, de la maintenance éditoriale des sites animés par le cabinet (en relation avec l’équipe informatique, pour les questions techniques) ainsi que de la mise à jour des ouvrages publiés par le cabinet.

Le poste était occupé jusqu’à présent, à temps partiel, par un universitaire qui souhaite se consacrer progressivement davantage à son activité principale.

Le poste, à pourvoir immédiatement, est à plein temps ; le lieu de travail sera principalement le bureau de Lyon du cabinet ; une partie du travail pourra éventuellement être effectuée à domicile ; des déplacements réguliers (1 à 2 par mois) à Paris sont à prévoir.

Il exige une connaissance de haut niveau du droit de la propriété intellectuelle en général et du droit des brevets en particulier, démontrée par des travaux universitaires ou des publications, et une parfaite aisance, à l’écrit et à l’oral, en anglais juridique spécialisé, ainsi qu’une grande complicité avec les outils informatiques, omniprésents dans le cabinet.

Contact : Elyane Arnaud, secrétaire général, Véron & Associés, elyane.arnaud@veron.com, tél. : 04 72 69 39 01. »


Liste de tous les billets publiés sur Precisement.org sur l’Administration et la Justice en ligne

L’e-Administration et l’e-Justice avancent de plus en plus vite

Elles avançaient lentement. Plus maintenant

Mercredi 18 avril 2012

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Cet article vise simplement à rassembler et classer tous les billets (articles (longs billets) et brèves) que j’ai consacrés au thème du passage des procédures administratives et judiciaires vers le en ligne.

Dans chaque thème, les billets sont listés dans leur ordre chronologique.

L’e-Parlement

L’e-Gouvernement

L’e-Administration

L’e-Justice

- Des points synthétiques et comparatifs

- Du côté des juridictions administratives, plus pragmatiques : Sagace et Télérecours :

- Du côté des juridictions civiles : e-Barreau, RPVA et procédure civile en ligne :

- Du côté des juridictions pénales et de la pénitentiaire :

- Les applications internes des juridictions :

- Du côté des huissiers

- Du côté des avoués

- Du côté européen :


Communiqué Projet PERGAM / DGFIP / Service juridique de la fiscalité à l’attention des professionnels de l’information juridique fiscale

Refonte de la Documentation administrative fiscale : le projet Pergam se présente le 15 mai

Lundi 16 avril 2012

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« La Direction générale des finances publiques (DGFiP) mettra prochainement à la disposition du public et de ses agents une base en ligne regroupant l’ensemble des commentaires des dispositions fiscales [1].

Cette base sera dénommée "Bulletin officiel des finances publiques - Impôts" et sera accessible sur le portail internet "impots.gouv.fr".

A compter de son ouverture, les instructions fiscales ne seront plus publiées sous leur forme autonome traditionnelle puisqu’elles seront directement intégrées par modification, ajout ou retrait de documents.

La documentation administrative de base, les instructions et commentaires de jurisprudence publiés au bulletin officiel des impôts, les réponses ministérielles innovantes et les rescrits actuellement publiés seront rapportés.

La DGFiP organise à l’attention des professionnels de l’information juridique fiscale une réunion afin de leur présenter cette base et de définir les modalités selon lesquelles les données qu’elle contient pourront être mises à leur disposition aux fins de réutilisation.

Cette réunion se tiendra le 15 mai à 14h30 : 86-92 allée de Bercy Bâtiment Turgot Paris XII ème salle E 15 au rez-de-chaussée

Compte tenu du nombre limité de places, les personnes intéressées sont invitées à se faire connaître, d’ici le 5 mai prochain, par courriel adressé à l’adresse suivante : bureau[POINT]jf2a[TIRET]pergam[CHEZ]dgfip[POINT]finances[POINT]gouv[POINT]fr

en indiquant la société ou l’organisme représenté et le nombre de personnes souhaitant participer à la réunion. »